Pavillon Rouge du Château Margaux

Produit depuis le XVIIe siècle, le Pavillon Rouge du Château Margaux est le second vin historique du domaine et le plus ancien second vin du Médoc. Il porte le nom de Pavillon Rouge du Château Margaux depuis le millésime 1906.

Issu des parcelles emblématiques du domaine et élaboré avec le même savoir-faire que le Grand Vin, il incarne la rigueur et l’exigence qui caractérisent le Premier Grand Cru Classé.

Histoire et élaboration

Le Pavillon Rouge du Château Margaux est dominé par le cabernet sauvignon. Son assemblage met en avant la finesse, la structure et le potentiel de garde qui expriment avec justesse l’identité de Château Margaux. Il est le fruit d’un même engagement et d’un même savoir-faire que le Grand Vin. Les vignes qui le composent sont, pour la plupart, d’un âge comparable à celles du Grand Vin. À la vigne comme au chai, les mêmes équipes travaillent avec la même rigueur et la même exigence, dans un souci constant de précision et d’excellence. Grâce à cette approche, le Pavillon Rouge atteint aujourd’hui une concentration et une qualité de tanins comparables à celles du Grand Vin, tout en offrant une expression plus accessible du style de Château Margaux.

Histoire et élaboration

Le Pavillon Rouge du Château Margaux est dominé par le cabernet sauvignon. Son assemblage met en avant la finesse, la structure et le potentiel de garde qui expriment avec justesse l’identité de Château Margaux. Il est le fruit d’un même engagement et d’un même savoir-faire que le Grand Vin. Les vignes qui le composent sont, pour la plupart, d’un âge comparable à celles du Grand Vin. À la vigne comme au chai, les mêmes équipes travaillent avec la même rigueur et la même exigence, dans un souci constant de précision et d’excellence. Grâce à cette approche, le Pavillon Rouge atteint aujourd’hui une concentration et une qualité de tanins comparables à celles du Grand Vin, tout en offrant une expression plus accessible du style de Château Margaux.

Histoire et élaboration

Le Pavillon Rouge du Château Margaux est dominé par le cabernet sauvignon. Son assemblage met en avant la finesse, la structure et le potentiel de garde qui expriment avec justesse l’identité de Château Margaux. Il est le fruit d’un même engagement et d’un même savoir-faire que le Grand Vin. Les vignes qui le composent sont, pour la plupart, d’un âge comparable à celles du Grand Vin. À la vigne comme au chai, les mêmes équipes travaillent avec la même rigueur et la même exigence, dans un souci constant de précision et d’excellence. Grâce à cette approche, le Pavillon Rouge atteint aujourd’hui une concentration et une qualité de tanins comparables à celles du Grand Vin, tout en offrant une expression plus accessible du style de Château Margaux.

Caractéristiques et élevage

L’assemblage, dominé par le cabernet sauvignon (environ 75 à 80 %), est complété par 15 à 20 % de merlot, ainsi qu’une touche de cabernet franc et de petit verdot, qui apportent rondeur, profondeur et complexité aromatique. Le vin est élevé pendant environ vingt mois, dont près de 60 % en barriques neuves de chêne français. Cet élevage précis confère au Pavillon Rouge une texture soyeuse, une structure fine et un boisé parfaitement intégré. La production varie selon les millésimes et se situe généralement autour de 100 000 bouteilles, reflet d’un équilibre idéal entre exigence qualitative et expression fidèle du caractère du domaine.

Caractéristiques et élevage

L’assemblage, dominé par le cabernet sauvignon (environ 75 à 80 %), est complété par 15 à 20 % de merlot, ainsi qu’une touche de cabernet franc et de petit verdot, qui apportent rondeur, profondeur et complexité aromatique. Le vin est élevé pendant environ vingt mois, dont près de 60 % en barriques neuves de chêne français. Cet élevage précis confère au Pavillon Rouge une texture soyeuse, une structure fine et un boisé parfaitement intégré. La production varie selon les millésimes et se situe généralement autour de 100 000 bouteilles, reflet d’un équilibre idéal entre exigence qualitative et expression fidèle du caractère du domaine.

Caractéristiques et élevage

L’assemblage, dominé par le cabernet sauvignon (environ 75 à 80 %), est complété par 15 à 20 % de merlot, ainsi qu’une touche de cabernet franc et de petit verdot, qui apportent rondeur, profondeur et complexité aromatique. Le vin est élevé pendant environ vingt mois, dont près de 60 % en barriques neuves de chêne français. Cet élevage précis confère au Pavillon Rouge une texture soyeuse, une structure fine et un boisé parfaitement intégré. La production varie selon les millésimes et se situe généralement autour de 100 000 bouteilles, reflet d’un équilibre idéal entre exigence qualitative et expression fidèle du caractère du domaine.

S’il partage l’élégance et la noblesse du Grand Vin, le Pavillon Rouge en offre une approche plus immédiate. En bouche, il séduit par la pureté de son fruit, la finesse de ses tanins et une fraîcheur qui prolonge la finale avec harmonie. Avec le temps, il se pare de nuances plus complexes, révélant tout son remarquable potentiel de garde, qui peut atteindre 30 à 40 ans selon les millésimes.

S’il partage l’élégance et la noblesse du Grand Vin, le Pavillon Rouge en offre une approche plus immédiate. En bouche, il séduit par la pureté de son fruit, la finesse de ses tanins et une fraîcheur qui prolonge la finale avec harmonie. Avec le temps, il se pare de nuances plus complexes, révélant tout son remarquable potentiel de garde, qui peut atteindre 30 à 40 ans selon les millésimes.

S’il partage l’élégance et la noblesse du Grand Vin, le Pavillon Rouge en offre une approche plus immédiate. En bouche, il séduit par la pureté de son fruit, la finesse de ses tanins et une fraîcheur qui prolonge la finale avec harmonie. Avec le temps, il se pare de nuances plus complexes, révélant tout son remarquable potentiel de garde, qui peut atteindre 30 à 40 ans selon les millésimes.

A travers les millésimes

Redécouvrez le Pavillon Rouge du Château Margaux à travers ses millésimes

Sélectionnez votre année

Pavillon Rouge du Château Margaux

2025

La volonté de poursuivre notre quête d’excellence se traduit par une sélection particulièrement exigeante. Ainsi, seuls 28 % de la récolte ont été retenus pour le Pavillon Rouge 2025, tandis que 35 % ont été consacrés au Margaux du Château Margaux et à la quatrième sélection.

Le Pavillon Rouge 2025 est un vin long et d’une belle fraîcheur, dont l’expression met un peu plus en avant la force des tanins que le Grand Vin.
Assemblage : 70 % de cabernet sauvignon, 16 % de merlot, 10 % de petit verdot et 4 % de cabernet franc.

Climat

Le millésime 2025 est marqué par une saison contrastée, avec un printemps doux et équilibré, sans excès ni déficit, suivi d’un début d’été et d’une période estivale plutôt secs, rappelant le profil de 2022. Le débourrement intervient avec une semaine d’avance, précocité que l’on retrouve également dans la floraison. Celle-ci se déroule de manière rapide et homogène, dans des conditions climatiques particulièrement favorables, sans coulure ni millerandage.


La pluviométrie reste faible au début de l’été, installant progressivement un déficit hydrique. Le mois d’août est dominé par un épisode caniculaire, entraînant une accélération des maturités, notamment sur le sauvignon blanc.
En fin d’été, près de 60 mm de précipitations tombent entre fin août et début septembre. Ces pluies, attendues, apportent un rééquilibrage hydrique et une baisse des températures, permettant une maturation plus régulière et homogène en fin de saison. Malgré quelques épisodes pluvieux ponctuels en septembre, les conditions sanitaires demeurent très bonnes.
Dans ce contexte climatique, le choix a été fait de ne pas avancer les dates de vendanges afin d’atteindre une maturité optimale, en particulier phénolique. Cette décision, assumée mais engageante, a permis d’atteindre un niveau de qualité particulièrement élevé, avec des raisins récoltés à parfaite maturité, exprimant pleinement le potentiel du fruit et du millésime.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2024

Le Pavillon Rouge 2024 est une fois de plus l’expression fidèle de notre terroir et de notre exigence. Il représente 28 % de la récolte, reflétant la sélection rigoureuse que nous opérons chaque année. Les conditions climatiques du millésime ont particulièrement mis en valeur les parcelles dédiées au Grand Vin et au Pavillon Rouge. Situées sur des terroirs plus drainants et moins sujets à l’excès d’humidité, ces vignes ont mieux résisté aux fortes précipitations et aux attaques de mildiou, qui ont principalement touché les sols plus frais et profonds. De plus, le cabernet sauvignon, cépage dominant de notre assemblage, s’est montré plus résilient que le merlot face à ces conditions. L’assemblage du Pavillon Rouge 2024 repose sur 77 % de cabernet sauvignon, qui lui confère structure et longueur, accompagné de 11 % de merlot, 9 % de cabernet franc et 3 % de petit verdot. Ce millésime se distingue par une belle fraîcheur, une harmonie subtile entre vivacité et rondeur, ainsi que des tanins particulièrement soyeux. Son expression aromatique complexe en fait un vin d’une belle précision, à la fois raffiné et intense. (Octobre 2025)

Climat

L’histoire du millésime 2024 commence par une pluviométrie exceptionnelle. Dès l’automne, les précipitations s’accumulent avec une intensité inhabituelle et se prolongent sur de nombreux mois. Entre le 18 octobre et le 28 mars, plus de 1000 mm de précipitations sont tombées sur notre vignoble, un record dépassant de 300 mm le dernier millésime le plus pluvieux. Avec des températures hivernales douces, supérieures de trois degrés aux moyennes historiques en mars, la vigne trouve dans cette abondance d’eau et de chaleur des conditions idéales pour démarrer son cycle avec une avance marquée. Le débourrement survient ainsi entre le 22 et le 25 mars, soit 7 à 10 jours plus tôt que ces dernières années. Mais l’humidité ne se dissipe pas, dictant son rythme tout au long de la saison. Bien que certains grands millésimes du passé, comme l’an 2000, aient connu des précipitations similaires, c’est la fréquence des jours de pluie qui distingue 2024. Accéder aux parcelles devient un défi permanent, et la pression du mildiou, omniprésente, impose à nos équipes une vigilance de chaque instant. Dans ce contexte exigeant, la floraison prend un léger retard et s’étale du 31 mai au 7 juin.

La véraison, survenue entre le 9 et le 23 août, rappelle des millésimes comme 2014 et 2016, confirmant un cycle marqué par l’influence du climat humide. Face à ces conditions, le vignoble a réagi avec contraste. Les parcelles situées sur les sols les plus frais et profonds ont souffert du mildiou, impactant en particulier les volumes destinés à notre troisième vin, le Margaux du Château Margaux. À l’inverse, nos terroirs de graves, plus drainants et précoces, ont su préserver leur potentiel et offrir les plus beaux raisins du millésime.

Bien que le climat ait mis la vigne à l’épreuve, il n’a pas compromis l’exigence et la précision avec lesquelles nos équipes travaillent chaque millésime de Château Margaux. Avec un rendement moyen de 30 hL/ha, le tri effectué par nos vendangeurs dans nos parcelles a été plus rigoureux que jamais, mettant en valeur les terroirs les plus résilients et offrant un équilibre optimal entre concentration et finesse.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2023

Nous continuons de pratiquer une sélection minutieuse pour constituer le Pavillon Rouge 2023, qui représente 30 % de la récolte.

Depuis 2016, nous avons entrepris des efforts plus réguliers de restructuration du vignoble. Sur certains terroirs fabuleux, les vignes sont encore trop jeunes pour prétendre entrer dans l’assemblage du grand vin, mais ces efforts entrepris commencent à être fructueux, puisque certains de ces vins entrent dans l’assemblage du Pavillon Rouge.

À l’image du Château Margaux, le Pavillon Rouge 2023 est très précis du point de vue aromatique et soyeux à la dégustation. Les 79 % de Cabernet Sauvignon qui composent ce vin lui confèrent une fraîcheur et une longueur en bouche remarquables. 14 % de Merlot, 2 % de Cabernet Franc et 5 % de Petit Verdot complètent l’assemblage du Pavillon Rouge 2023. (Octobre 2025)

Climat

L’hiver 2023 fut relativement doux, malgré une dizaine de jours avec de vraies températures hiver¬nales la première quinzaine de février. De plus, les premiers mois de 2023 ne furent pas particulière¬ment arrosés : 196 mm de précipitations tombèrent à Margaux, permettant seulement de remplir les nappes phréatiques les plus superficielles après un millésime 2022 extrêmement chaud et sec. Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 3 et le 10 avril.

Le printemps ne connut aucun épisode de gel, tant redouté par nos vignerons. Sur la période végétative de la vigne, la pluie ne fut pas abondante, mais elle fut fréquente. Seule une quinzaine de jours au mois de juin fut vraiment bien arrosée avec 72 mm. Toutefois, ces conditions rendirent relativement difficile le maintien d’un bon état sanitaire dans le vignoble. L’humidité relative atmosphérique importante créa des conditions très favorables au développement du mildiou. Nos équipes de la culture réussirent à assurer un feuillage sain pour garantir la qualité de la maturation des raisins et une jolie récolte. La vigne fleurit entre le 31 mai et le 5 juin dans de bonnes conditions, ne laissant pas supposer de coulure ou de millerandage.

Le millésime 2023 se différencia vraiment du pré¬cédent par ses températures. 2022 nous avait fait connaître des canicules très précoces. 2023 nous réserva un seul véritable épisode de canicule, entre le 17 et le 24 août, période pendant laquelle les pellicules s’affinent et deviennent plus sensibles à l’action combinée d’une forte chaleur et des rayons du soleil. Les baies les plus exposées au soleil subirent le phénomène d’échaudage, nous imposant ainsi un tri important pendant les vendanges.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2022

Le Pavillon Rouge 2022 représente 32% de la récolte. L’assemblage reste encore marqué par le cabernet sauvignon (64%). Le pourcentage de merlot reste constant avec 24%. Malgré de nombreux essais, les petits verdots n’ont pas pu intégrer le Grand Vin en 2022. De fait, la proportion de petit verdot dans l’assemblage du Pavillon Rouge est plus importante : 7%. Le cabernet franc complète l’assemblage (5%).

Le Pavillon Rouge 2022 s’inscrit dans la lignée du Grand Vin : il est le plus puissant Pavillon Rouge que nous ayons eu la chance de produire au domaine. La fraîcheur et l’acidité ressenties à la dégustation de ce vin lui confèrent tout son équilibre. (Octobre 2025)

Climat

La description des conditions climatiques commence de la même façon quasiment tous les ans depuis une petite dizaine d’années : 2022 a encore été l’année la plus chaude jamais enregistrée… à cela s’est ajouté un autre phénomène climatique : une grande sécheresse. Ces deux composantes ont façonné la récolte pour en faire un millésime extraordinaire !

Outre quelques gelées à la mi-janvier, l’hiver 2022 fut doux avec une pluviométrie relativement faible : seulement 150 mm de pluie. Sur le plan national, le printemps 2022 se classe au 3e rang des années les plus chaudes (13,2 °C) depuis 1900, et derrière 2011 et 2020. À Margaux, il en fut de même avec des épisodes de canicule record pour un mois de juin, durant lequel les 40°C furent dépassés. Au long du printemps, par chance, la pluie tomba de façon classique pour la région bordelaise avec 182 mm à Margaux. L’été arriva avec ses extrêmes : 3 vagues de chaleur longues et intenses ; le thermomètre indiqua là-encore plusieurs fois des températures supérieures à 40°C et qui dépassèrent également les 35°C pendant plus de 14 jours en juillet et en août. De surcroit, plus de 6 longues semaines se sont déroulées sans la moindre goutte de pluie. Les quelques 20 mm qu’il tomba fin août furent les bienvenus, mais ils favorisèrent plutôt le rafraîchissement de l’air qu’une réelle hydratation des couches superficielles du sol.

Dans ces conditions, la vigne débourra de façon relativement étalée selon les cépages et la diversité de nos terroirs : entre le 28 mars et le 13 avril. La floraison se déroula dans des conditions suffisamment bonnes pour n’observer aucune coulure ni millerandage sur nos parcelles. Elle eut lieu la semaine du 24 mai, annonçant déjà un millésime précoce.

Les conditions estivales ne firent que renforcer la précocité du millésime. Les vendanges de blanc eurent lieu extrêmement tôt, le 18 août.

Pour les vendanges de rouge, les températures de septembre furent normales et les conditions de vendange optimales… Elles s’étalèrent du 8 au 27 septembre. Les premières pluies d’automne commencèrent le dernier jour des vendanges…

Pavillon Rouge du Château Margaux

2021

Nous continuons de pratiquer une sélection importante pour constituer le Pavillon Rouge, qui représente seulement 30% de la récolte pour ce millésime 2021. Des efforts importants de restructuration du vignoble sont accomplis depuis de nombreuses années. La bonne surprise des assemblages fut la dégustation d’une très jeune parcelle de cabernet franc sur argile, autrefois plantée en cabernet sauvignon, qui réussit à entrer à hauteur de 4% dans l’assemblage du Pavillon Rouge.

L’assemblage est complété par 73% de cabernet sauvignon, 18 % de merlot et 5% de petit verdot. Ce vin présente au nez des arômes très floraux, typiques de millésimes relativement frais. Puis, en bouche, le vin se caractérise par une structure tannique remarquable de finesse et de soyeux. (Octobre 2025)

Climat

L’hiver 2021 fut relativement doux, bien qu’abondamment arrosé par plus de 230 mm de pluie sur les deux premiers mois de l’année. Un mois de mars plus sec, accompagné par des températures assez douces, permirent à la vigne de débourrer entre le 23 et le 30 mars. Les gelées printanières furent nombreuses et sévères. Nos systèmes d’aspersion antigel installés sur le vignoble de blanc avaient rarement été si éprouvés. Les températures furent même si froides que nous perdîmes une partie de la récolte de blanc sur près d’un hectare. En revanche, nos terroirs de rouge, moins gélifs, ne virent que quelques rares pieds touchés par ces gels matinaux.

Les mois de mai et juin quant à eux furent assez pluvieux. Il nous a fallu lutter contre les maladies cryptogamiques avec beaucoup de vigilance mais, au prix d’efforts importants, notre équipe de vignerons réussit à maintenir un feuillage et des grappes dans un état très sain. La floraison se déroula entre le 1er et le 6 juin dans des conditions moyennes. Néanmoins, la nouaison fut excellente, malgré certaines rares et vieilles parcelles montrant quelques signes de coulure.

Par la suite, le mois de juillet pluvieux contrasta avec un mois d’août et une première quinzaine de septembre très secs. Seulement, les 45 mm de pluie tombés juste après que nous ayons fini de ramasser les raisins blancs, nous firent craindre des vendanges de rouge plutôt pénibles.

Comme pour le millésime 2017, le choix suivant s’offrit à nous : soit ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Nous prîmes encore la même décision : privilégier la qualité des raisins. Les parcelles de merlot les plus précoces furent vendangées le 24 septembre tandis que le ramassage des grands cabernets ne commença que le 4 octobre. Les vendanges se terminèrent le 13 octobre. Certes, la saison avait été éprouvante mais la qualité du travail fourni nous permit de réaliser un millésime élégant et dense.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2020

L’assemblage du Pavillon Rouge 2020 est assez classique et se compose de 75% de cabernet sauvignon, 18% de merlot, 5% de petit verdot et 2% de cabernet franc.

Le Pavillon Rouge correspond à 31% de la récolte. Même si nos critères de sélection restent aussi stricts que dans les millésimes précédents, le pourcentage de Pavillon Rouge est légèrement plus élevé grâce à l’homogénéité de la qualité, caractéristique des plus grands millésimes. Quel chemin parcouru en tout cas depuis 30 ans : le Pavillon Rouge 2020, par sa complexité, sa puissance, sa longueur et sa classe n'a probablement rien à envier à certains millésimes des années 70, 80 et 90 du Grand Vin de Château Margaux. Mieux vaut l'attendre patiemment. (Avril 2025)

Climat

Dans la lignée des millésimes précédents, 2020 à Bordeaux est une année marquée par des températures moyennes parmi les plus élevées jamais enregistrées, consécutives à des vagues de chaleur successives, et par un été exceptionnellement sec, dû à une absence de précipitations en début d’été.

Après une fin d’année 2019 abondante en pluie à Margaux, le premier trimestre 2020 fut peu pluvieux (80 mm de moins en cumuls). Mais l’hiver 2020 fut surtout marqué par sa douceur. Les moyennes des températures étaient 3°C au-dessus des moyennes trentenaires. Les températures dépassèrent parfois les 20°C au mois de février et seules 4 gelées d’une faible intensité vinrent troubler cette douceur hivernale. La vigne débourra alors extrêmement tôt : du 22 au 26 mars selon les cépages, soit environ 10 jours plus tôt que les moyennes. Ce furent les prémices d’un millésime très précoce...

Le printemps fut également très doux. Les températures du mois d’avril furent parmi les plus chaudes depuis 1962. La floraison eut lieu entre le 21 et le 26 mai sous d’excellentes conditions. Aucun symptôme de coulure ni de millerandage ne fut observé. Le printemps fut particulièrement pluvieux entrainant une forte pression parasitaire que nous réussîmes cependant à maîtriser (très peu de symptômes sur feuille et aucun sur grappe).

L’été fut marqué par des vagues de canicules longues et intenses entre le 23 juin et le 12 août ainsi que par une forte sécheresse (il ne tomba pas une goutte de pluie entre le 19 juin au 10 août). La véraison eut lieu entre les 23 et 26 juillet, à l’exception des petits verdots dont la véraison, toujours plus tardive, eut lieu le 1er août. Seule la deuxième décade du mois d’août permit de limiter un stress hydrique devenant trop fort. Il tomba près de 80 mm la journée du 13 août. Durant ces quelques jours d’orage, l’eau tomba trop fort en un temps trop court pour pénétrer dans les sols. Ces orages permirent toutefois d’abaisser la température et de limiter l’insolation, contribuant ainsi à garder un potentiel acide dans les baies.

Le mois de septembre fut également idéal pour les raisins : un soleil radieux en journée, des nuits fraîches et seulement 14 mm de pluie en septembre. Seules quelques après-midi trop chaudes mi-septembre imposèrent d’arrêter les vendanges après le déjeuner pour les vendangeurs et le raisin. Nous commençâmes à vendanger nos merlots précoces le 10 septembre. La grande équipe arriva le 21 septembre et commença dès son arrivée à vendanger nos grands cabernets. Les vendanges prirent fin le 30 septembre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2019

L’assemblage du Pavillon Rouge 2019 reste toujours majoritairement composé de cabernet sauvignon (76%). La part du merlot reste constante par rapport au millésime précédent (19%). Le cabernet franc (2%) et le petit verdot (3%) complètent l’assemblage du Pavillon Rouge 2019.

Le Pavillon Rouge 2019 est le fruit d’une sélection importante. Seul 27% de la récolte le compose. Le vin présente un équilibre en bouche remarquable, une rondeur et une structure tannique suave. Ce vin aurait probablement fait partie intégrante de l’assemblage des Grands Vins il y a 20 ans. Le travail à la vigne ou dans les chais est scrupuleusement le même pour les lots qui feront le Pavillon Rouge que pour ceux qui feront le Grand Vin. Sans doute retrouve-t-on ainsi le même style dans ces deux vins et quelques arômes communs ; il ne manque parfois qu’un détail, presque indéfinissable, pour qu’un lot ne soit pas intégré dans la composition du Grand Vin. Jamais, en tout cas, un Pavillon Rouge si puissant n'aura donné autant de plaisir jeune, à condition de bien le décanter. (Avril 2025)

Climat

A l’échelle mondiale, l’année 2019 fut la plus chaude jamais enregistrée. En France, la température moyenne atteignit 13,7°C, soit 1,1°C à 1,2°C au-dessus de la normale.

A Margaux, l’hiver 2019 fut doux (de 1 à 2 degrés au-dessus des moyennes trentenaires), peu pluvieux (30 mm de moins que les moyennes trentenaires) et ponctué de très rares gelées (seulement 3 jours). Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 29 mars et le 4 avril.

Le printemps fut clément, avec des températures très proches des normales de saison, et marqué par des précipitations abondantes fin avril puis entre le 5 et le 18 juin. La floraison eut lieu entre le 1er et le 9 juin et se passa relativement bien. Seules certaines vieilles parcelles de merlot présentèrent quelques signes de coulure. Ces pluies, qui nous faisaient craindre quelques sorties de mildiou, n’eurent aucune incidence sanitaire et l’état du vignoble fut finalement très bon tout au long de l’année.

L’été contrasta nettement avec ce printemps pluvieux. Des conditions anticycloniques s’établirent durablement et seuls 64 mm de pluie tombèrent entre le 21 juin et le 21 septembre. Mais l’été 2019 restera surtout dans les mémoires pour les deux épisodes de canicule intense qui se sont produites fin juin puis du 22 au 24 juillet où la température atteignit 39,9°C à Margaux !

Les vendanges de rouge commencèrent le 18 septembre, dans des conditions idéales qui nous permirent de ramasser des raisins de merlot parfaitement mûrs et concentrés. Une perturbation vint s’installer du 22 au 29 septembre. Ces conditions météorologiques n’entrainèrent aucune dégradation de l’état sanitaire et ont permis aux raisins de mûrir plus lentement dans des conditions moins agressives pour les vignes : les niveaux d’acidité furent mieux conservés et les degrés d’alcool ne sont finalement pas trop élevés. Ces raisins ramassés entre la fin de septembre et le début d’octobre purent bénéficier de la concentration acquise depuis la véraison (entre le 5 et le 10 août) sans être trop affectés par la faible dilution apportée par ces pluies.

Les vendanges s’achevèrent le 10 octobre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2018

Le Pavillon Rouge 2018 est composé de 30% de la récolte. L’assemblage reste majoritairement marqué par le cabernet sauvignon (69%). La part du merlot recule légèrement (19%) par rapport aux autres millésimes. Elle est compensée par une augmentation remarquable du petit verdot (9%) dont les lots présentent un grain de tannins particulièrement fins et une aromatique moins marquée que dans certains millésimes. Le cabernet franc complète l’assemblage (3%).

A l’image du Grand Vin de Château Margaux, et dans une moindre mesure, le Pavillon Rouge 2018 est puissant, soyeux et long. Une délicate présence tannique accompagne toute la dégustation. Nous n’avons jamais connu de tels niveaux de tannins pour aucun Pavillon Rouge et pourtant aucune forme d’astringence n’est perceptible tout au long de la dégustation. Il est déjà agréable à boire même s'il faudrait idéalement l'attendre. (Octobre 2025)

Climat

L’année 2018 est la plus chaude que nous ayons connue depuis le début du 20ème siècle, dépassant la température moyenne annuelle de 1,4°C sur le plan national. Cette année 2018 commença à Margaux par un hiver relativement doux par rapport aux températures normales et ce malgré quelques gelées au mois de février sans conséquence pour notre vignoble. Le reste de l’année fut chaud, voire très chaud, par rapport aux températures de saison : on nota quelques records sur la dernière décade de juin et les dix premiers jours du mois d’août avec plus de 4°C au-dessus des moyennes trentenaires.

Les pluies du premier semestre ont été abondantes, avec près de 630 mm de précipitations à Margaux entre le 1er janvier et le 10 juillet, rendant les conditions culturales assez difficiles. Chaque journée de pluie minimisait l’espoir de faire un grand millésime... Mais les conditions anticycloniques estivales gagnèrent enfin nos régions jusqu’à la fin des vendanges. Les précipitations furent très faibles : 48 mm entre mi-juillet et fin septembre. Ce profil pluviométrique de l’année nous rappelait alors celui du millésime 2009.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2017

Nous continuons de pratiquer une sélection stricte pour constituer le Pavillon Rouge 2017 : seulement 22% de la récolte. Nous prenons depuis plusieurs années toute la mesure d’une sélection parcellaire plus poussée avec un nombre grandissant de lots de vins à déguster et des possibilités presque infinies pour assembler nos vins. Néanmoins, le fruit de ce travail est à la hauteur de nos espérances car il apporte toujours plus de précisions au Grand Vin et au Pavillon Rouge.

Ce vin présente une structure tannique remarquable, puissante et soyeuse à la fois. Les 76% de cabernet sauvignon qui composent ce vin lui confèrent une longueur en bouche exceptionnelle. Les 17% de merlot contribuent largement à l’expression aromatique douce et fruitée du Pavillon Rouge. Ce vin contient enfin 4% de cabernet franc et 3% de petit verdot. Bien que déjà assez ouvert et charmeur, mieux vaudrait idéalement l'attendre encore quelques années. (Avril 2025)

Climat

Après une année 2016 relativement sèche, les premiers mois de l’année 2017 apportèrent les précipitations nécessaires au bon équilibre des nappes phréatiques. Les températures n’avaient pas été particulièrement froides en hiver. La vigne débourra autour du 4 avril, mais nous ne nous sommes pas suffisamment méfiés des températures printanières, de sorte que les nuits de gel des 27 et 28 avril vinrent nous rappeler que nous dépendions d’abord de la nature dans nos terroirs. L’emplacement privilégié de nos parcelles nous a cependant permis de limiter les dégâts de ce gel. Seulement 10% de nos parcelles de rouge furent touchées.

Sur l’ensemble du cycle végétatif, seule la dernière semaine de juin fut très pluvieuse. La vigne avait déjà fleuri entre le 25 et le 30 mai dans les conditions les plus propices à une fécondation efficace et homogène. L’été 2017 ressembla peu ou prou à l’été 2016, chaud et très sec sur les mois de juillet et d’août. Seules quelques précipitations début septembre vinrent perturber l’opportunité rare de réaliser un triplé de grands millésimes après 2015 et 2016 ; nous venions juste de rentrer nos raisins blancs quand de fortes précipitations ont gâché nos espoirs d’une très grande année.

Un choix crucial s’offrait alors à nous : ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Fidèles à nos exigences de qualité, et rassurés par des prévisions météorologiques optimistes, c’est bien ce dernier choix que nous avons fait… les vendanges de rouge eurent lieu entre le 12 septembre et le 3 octobre sous des conditions climatiques exceptionnelles.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2016

Cette année encore, le Pavillon Rouge 2016 a fait l’objet d’une sélection très stricte (26% de la récolte) des vins issus de parcelles dont certaines produisaient du Château Margaux il y a encore quelques années. Cette sélection illustre bien notre exigence constante à l’égard du Pavillon Rouge.

L’assemblage dénote aussi ces efforts : 84% de cabernet sauvignon, 13% de merlot et 3% de petit verdot. Grâce à de magnifiques lots de cabernet sauvignon, la trame tannique de ce vin est à la fois dense et soyeuse, éclatante et longue.

Il ne peut définitivement plus être considéré seulement comme un second vin et nous recommandons encore un peu de patience avant d'ouvrir les premières bouteilles ! (Novembre 2025)

Climat

L’hiver, particulièrement arrosé et relativement doux, entraina un débourrement assez précoce durant la dernière semaine de mars. Les 400 mm de précipitations des 3 premiers mois de l’année aidèrent les nappes phréatiques à se reconstituer après une année 2015 plutôt sèche. Les pluies rapprochées du printemps donnèrent l’impression qu’elles avaient été abondantes. En réalité le cumul de ces précipitations ne fit que représenter l’équivalent de la moyenne des 30 dernières années. La vigne réussit néanmoins à trouver quelques rares et belles journées ensoleillées pour fleurir entre le 6 et 8 juin.

Le contraste avec l’importante sécheresse estivale n’en fut pas moins saisissant. Seuls quelques 8 mm tombèrent aux mois de juillet et août. Même si les très jeunes plants montrèrent quelques signes de stress hydrique marqué, nos vieilles vignes se comportèrent parfaitement, nous montrant une nouvelle fois à quel point ce végétal est doué de capacités d’adaptation incroyables au climat. Bien que sec, l’été ne fut pas exceptionnellement chaud. Seule la deuxième quinzaine d’août fut marquée par des chaleurs plus fortes que les normales. La combinaison de ces paramètres entraîna une véraison assez étalée. Le mois de septembre, avec des journées sèches et des nuits fraîches, permit aux raisins de finir leur maturité dans les conditions les plus optimales.

Les vendanges de rouge, les plus étalées dans l’histoire du domaime, se sont déroulées du 23 septembre au 18 octobre.

Tout au long de l’été, nous ressentions chaque jour un peu plus d’excitation à l’idée qu’un nouveau grand millésime se dessinait…

Pavillon Rouge du Château Margaux

2015

Jamais notre exigence de qualité n’a été aussi grande pour le Pavillon Rouge ; nous en produisons aujourd’hui deux fois moins qu’il y a dix ans. Le millésime 2015 ne présente que 23% de notre récolte. Grâce à cette rigueur, le style du Pavillon Rouge ne cesse de se rapprocher de celui du Grand Vin. Le cabernet sauvignon représente 74% de l’assemblage ; il amène une trame dense, une bouche ample et une finale florale, fraiche et complexe. Le merlot compte pour 21% de l’assemblage et enveloppe le vin d’un voile soyeux et charmeur. Le petit verdot, à hauteur de 4%, apporte des arômes épicés et le cabernet franc (1%) complète l’assemblage. Par sa structure, son raffinement et sa longueur, le Pavillon Rouge 2015 est probablement le meilleur Pavillon Rouge que nous ayons jamais produit. La douceur de ses tannins le rend déjà très agréable à boire même si, évidemment, mieux vaudrait l'attendre patiemment pour lui permettre de révéler toute sa complexité. (Avril 2025)

Climat

L’hiver, sensiblement plus frais que celui des années précédentes, a conduit à un débourrement tardif mais parfaitement régulier. Les conditions climatiques du printemps ont été optimales, avec un temps ensoleillé et sec ; la floraison s’est donc déroulée de manière rapide et homogène. La chaleur et la sécheresse ont persisté durant les mois de juin et juillet jusqu’à laisser craindre que s’installe un stress hydrique, au moins dans les parcelles les plus sensibles. Heureusement les quelques pluies du mois d’août sont arrivées à point nommé pour raccourcir et homogénéiser la véraison. La sécheresse, qui s’est à nouveau imposée au mois de septembre, combinée à des journées chaudes et des nuits fraîches, a permis aux raisins d’équilibrer leur richesse en sucre par une belle acidité, de rendre leurs tanins plus soyeux et leur potentiel aromatique plus complexe.

Les vendanges de rouge se sont déroulées du 18 septembre au 6 octobre. La petite taille des baies de raisin et leur pellicule plus épaisse laissaient présager une concentration tannique très élevée. Les conditions climatiques de 2015 sont en fait caractéristiques des très grands millésimes comme 2005, 2009 et 2010.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2014

Le magnifique mois de septembre a pleinement joué, en 2014, son rôle salvateur d'été indien, comme dans tant d'autres bons et très bons millésimes. Tous les cépages rouges ont atteint un excellent niveau de maturité, caractérisé par une grande concentration, une teneur très élevée en sucre - la plus élevée depuis 2010 - et une acidité forte. De tels équilibres sont en fait typiques des grands vins de Bordeaux dont la puissance tannique s'accompagne toujours d'une agréable fraîcheur. Bien qu'inauguré en 2015, nous avons utilisé le Chai Foster pour la première fois lors des vendanges 2014. Ce nouvel outil de vinification a pu donner, dans de telles conditions, toute la mesure de ses possibilités : non pas remplacer nos autres cuviers traditionnels, toujours aussi nécessaires, mais nous permettre d'aller encore plus loin dans la sélection intra-parcellaire, et la précision de tous les gestes techniques. Quel chemin parcouru depuis trente ans ! Nous utilisons quatre fois plus de cuves pour produire deux fois moins de vin... C'est probablement le Pavillon Rouge et le Margaux du Château Margaux, notre troisième vin, qui bénéficient le plus de ces progrès récents, car c'est à leur niveau que la sélection parcellaire doit être particulièrement rigoureuse. Les très grands terroirs, eux, appartiennent à un monde à part... En tout cas, seulement 24% de la récolte a rejoint le Pavillon Rouge, alors que 36% est allé dans le premier vin ; la plus grande part – 40% – se retrouve dans le troisième et le quatrième vin.

Cet effort de sélection rapproche beaucoup le Pavillon Rouge du premier vin, autant en qualité qu'en personnalité, même s'il lui manquera toujours cette magie qui n'appartient qu'aux plus grandes parcelles.

Les proportions de cépages dans l'assemblage du Pavillon Rouge sont classiques : 77% de cabernet sauvignon, 22% de merlot et 1% de petit verdot. L'idéal serait de l'attendre encore quelques années... (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très doux et pluvieux, sans aucune période de froid notable, le printemps a été "normal": un mois de mai plutôt frais et de juin assez chaud, de telle sorte que la floraison s'est déroulée aux dates habituelles et dans des conditions très favorables; elle a donc été rapide et homogène, contrairement à l'année dernière.

Le mois de juillet n'a pas apporté de grande surprise; en revanche, le mois d'août a été particulièrement frais, sans doute l'un des plus froids que nous ayons connus récemment. Ces températures basses ont dû gêner le bon déroulement de la véraison, qui a beaucoup traîné en longueur. Heureusement il n'a pas beaucoup plu, mais à aucun moment, en juillet comme en août, une véritable sécheresse ne s'est installée. Comme il arrive si souvent à Bordeaux, tout restait possible à la fin du mois d’août, aussi bien la perspective d’un très bon millésime que celle d'une année médiocre... Le temps vraiment estival de septembre a apporté la réponse que nous espérions: la chaleur et la sécheresse ont permis aux raisins de parfaitement mûrir et aux vendanges de se dérouler dans des conditions optimales. Tout le contraire de ce qui s'était passé en 2013... Les vendanges de blanc se sont déroulées du 15 au 19 septembre, celles de rouge du 29 septembre au 10 octobre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2013

Un développement si soudain du botrytis, quelques jours avant le début des vendanges, ne s’était pas vu depuis longtemps. Si le champignon n’a pas changé, nos méthodes pour y faire face ne sont plus les mêmes que dans les années 70 ! Aujourd’hui nos équipes de vendangeurs, plus nombreuses et mieux formées, sont capables d’assurer un tri parfait en un temps record, tandis qu’au chai, les équipements modernes de sélection et de traitement des raisins effectuent un travail inconcevable il y a encore dix ans.

Tous ces efforts ne permettent malheureusement pas d’accélérer la maturation des raisins dans les parcelles tardives de cabernet, ni de gommer les conséquences du millerandage dans les merlots… Les décisions d’assemblage ont donc été particulièrement sévères pour ce millésime : le Pavillon Rouge ne représente que 21 % de la récolte, tandis que le troisième et le quatrième vins en représentent 37%. C’est la plus faible quantité de Pavillon Rouge jamais produite…

Les proportions de cépages rendent bien compte des forces et des faiblesses du millésime : à peine 10% de merlot, qui ne s’est jamais remis de sa difficile floraison, sans que l’on comprenne bien pourquoi ; 84% de cabernet sauvignon dont la remarquable adaptation à nos terroirs est une fois de plus démontrée ; 4% de petit verdot que l’on n’attendait pas à un aussi bon niveau ; et enfin 2% de cabernet franc qui a très bien tiré son épingle du jeu compliqué de ce millésime.

Au prix de cette sélection inédite, le Pavillon Rouge 2013 atteint une qualité surprenante. Nul doute qu’il aurait intégralement rejoint l’assemblage du premier vin il y a encore quinze ans.

On peut commencer à le boire, sans se presser. (Octobre 2025)

Climat

Les températures particulièrement fraîches de la fin de l’hiver et du printemps ont retardé le débourrement puis la floraison d’une bonne dizaine de jours par rapport à la moyenne. Et comme il a également beaucoup plu pendant toute cette période, la floraison a été lente et la nouaison difficile, ce qui a entraîné un millerandage généralisé et une coulure importante dans les merlots. Ce dernier phénomène s’est avéré plus modéré pour les cabernets. D’emblée, nous savions que le millésime 2013 ne serait pas abondant…

Heureusement, la sècheresse estivale a permis aux raisins de combler une partie du retard : nous n’avons pas retrouvé à la véraison la même hétérogénéité qu’à la floraison. Il est également probable que leur faible quantité ait accentué ce phénomène de rattrapage. Au début du mois de septembre, l’espoir grandissait d’une récolte certes faible, mais qui semblait mûrir dans d’excellentes conditions.

Septembre a été paradoxal, relativement sec et très humide à la fois. De petites pluies fréquentes ont en effet maintenu une humidité ambiante élevée sans entraîner de cumul important de précipitations. Rien n’était donc joué jusqu’à la fin du mois lorsqu’un développement soudain de botrytis a précipité le début des vendanges ; il n’aura finalement manqué aux raisins qu’une petite semaine de maturation, suffisamment pour gâcher les espoirs d’un grand millésime, pas assez pour lui ôter toutes ses promesses.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 19 au 27 septembre, et celles de rouge du 30 septembre au 11 octobre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2012

À peine 30% de la récolte dans le Pavillon Rouge : l'effort de sélection renforcé depuis 2011 se poursuit et contribue à rapprocher, au moins en style, le Pavillon Rouge du premier vin. Peut-on encore parler de deuxième vin ? Se souvient-on qu'il y a trente ans l'intégralité de ce lot serait devenue du Château Margaux ? Le Pavillon Rouge d'alors correspond aujourd'hui à ce qui devient du troisième et du quatrième vin...

Certaines parcelles de merlot commencent enfin à s'améliorer, pas encore assez pour rentrer dans le premier vin, mais leur qualité a permis cette année d'en introduire 33% dans l'assemblage. La sélection parcellaire de plus en plus fine que nous pratiquons, ainsi bien sûr que les conditions du millésime, expliquent en grande partie cette bonne nouvelle. Ce n'est pas le cas des petits verdots, dont les jeunes parcelles qui avaient si bien réussi en 2011 ont mal résisté à la sécheresse estivale ; il n'y en a qu'à peine 3%. Les cabernets - 63% de cabernet sauvignon, 1% de cabernet franc - constituent bien sûr la trame du vin.

Le Pavillon Rouge 2012 est un vin très puissant - on retrouve presque les niveaux historiques de concentration tannique du 2011- mais très équilibré, fin et racé. S'il n'atteint pas le niveau de qualité du 2010 il n'en est probablement pas loin. Il est déjà très agréable mais gagnera à être encore attendu quelques années. (Novembre 2025)

Climat

2012 marque le retour à un grand classicisme climatique: à un hiver froid, surtout au mois de février, a succédé un printemps très humide, puis un été très sec avant le retour d'un temps pluvieux à partir du 20 septembre.

Les pluies abondantes jusqu'au 15 juillet ont bien entendu créé des conditions très favorables au développement du mildiou. C'est pourtant cette année que nous avons intensifié, avec le plus grand succès, notre programme de lutte biologique: non seulement plus aucun insecticide n'est utilisé sur la propriété depuis 10 ans, mais en 2012, un seul traitement chimique - contre 7 ou 8 en général - a été appliqué sur les parcelles de grand vin. Nous y sommes presque...

À partir du 15 juillet s'est établi un temps très sec, modérément chaud, mais ponctué de quelques journées de grande chaleur. De telles conditions sont typiques des grands millésimes classiques de Bordeaux; elles permettent à la fois la maturation et la concentration des raisins. Seuls les moins bons terroirs et les jeunes vignes ont souffert du passage soudain d'un printemps très humide à un été très sec.

Le temps a de nouveau changé dès le premier jour de l'automne: les pluies modérées qui sont tombées régulièrement à partir du 20 septembre sont arrivées trop tard pour perturber sérieusement la maturité et l'état sanitaire des raisins, mais elles ont probablement empêché, à quelques jours près, que 2012 soit le grand millésime qu'il aurait dû être.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 10 au 14 septembre, et celles de rouge du 25 septembre au 16 octobre, juste avant que les conditions ne se dégradent vraiment...

Pavillon Rouge du Château Margaux

2011

Jamais le Pavillon Rouge n'avait bénéficié d'une sélection aussi sévère : il ne représente que 28% de la récolte, dont plus du tiers se retrouve dans le troisième vin (le Margaux du Château Margaux) et le quatrième vin (une sélection de lots écartés vendue en vrac). C'est bien sûr l'hétérogénéité du millésime, conséquence de la sécheresse et des échaudages, et surtout notre volonté de la surmonter qui expliquent cette rigueur. Grâce à cette sélection, le Pavillon Rouge 2011 s'approche plus que jamais de la qualité et du style du premier vin, et n'est pas très éloigné de 2010. La proportion des principaux cépages reste à peu près la même que l'année dernière : 65% de cabernet sauvignon et 25 % de merlot. Seul le petit verdot atteint un niveau historique (8%) car nos parcelles replantées voici une quinzaine d’années commencent enfin à donner d'excellents résultats. Il reste 2% pour le cabernet franc particulièrement réussi en 2011. L'équilibre analytique du Pavillon Rouge 2011 est parfaitement classique : un degré alcoolique de 13% et un pH de 3,6. Seule la quantité de tannins est vraiment historique, la plus élevée jamais mesurée. Il convient donc de l'attendre encore quelques années. (Octobre 2025)

Climat

L'année viticole a commencé sous un climat quasi estival avec les mois d'avril et de mai beaucoup plus chauds et secs que la normale. Le démarrage et la croissance de la vigne ont donc été très rapides, et la floraison particulièrement précoce. Par la suite, les mois de juin, de juillet et d’août ont été plutôt frais, mais pas assez humides, surtout à Margaux, pour vraiment modifier l'état de sécheresse du vignoble, caractéristique du millésime. Les 26 et 27 juin s'est produit un épisode caniculaire d'une ampleur jamais vue: de nombreuses grappes prêtes à vérer, compte tenu de la précocité du millésime, ont subi un échaudage entraînant des dégâts parfois importants, notamment dans les parcelles de cabernet sauvignon peu vigoureuses. L'état de stress hydrique du vignoble après trois mois de sécheresse a probablement amplifié ce phénomène dont les conséquences restent, en général, minimes. Les vendanges, qui ont commencé dès le 25 août pour les blancs, et le 5 septembre pour les rouges, ont bénéficié d'un temps en général chaud et sec, ce qui a permis d'effectuer sans hâte les différentes opérations de tri rendues nécessaires par les problèmes d'échaudage. Notre seule déception est la quantité: avec un rendement de 29hl/ha, le millésime 2011 est la plus petite récolte depuis vingt ans!

Pavillon Rouge du Château Margaux

2010

Les vendanges se sont déroulées du 23 septembre au 15 octobre, comme en 2009. Toutes les parcelles ont bénéficié des magnifiques conditions climatiques, mais toutes n'en ont pas tiré le meilleur parti : aussi bien les merlots que les cabernets des sols les plus argileux ont atteint des degrés alcooliques élevés, moins au détriment de leur équilibre que de leur finesse. Nous les avons réunis dans le Margaux du Château Margaux, notre 3ème vin, ainsi que dans une quatrième sélection (vendue en vrac) qui représentent à eux deux 24 % de la récolte.

Le Pavillon Rouge 2010, à 38% de la récolte, représente pour la première fois la même proportion que le premier vin. Cette sélection illustre bien notre nouvelle exigence à son égard : il n'est plus vraiment un deuxième vin, mais un assemblage différent du premier, avec une puissance tannique tout à fait comparable.

66% de cabernet sauvignon, 30% de merlot, 4% de petit verdot : ce sont pratiquement les mêmes proportions de cépages qu'en 2009, au service d'une qualité peut-être supérieure. Jamais encore le Pavillon Rouge ne s'était en fait autant rapproché du Château Margaux. A attendre encore idéalement quelques années. (Novembre 2025)

Climat

L'hiver plutôt froid et sec a entraîné un débourrement assez tardif, puis les conditions irrégulières du printemps ont conduit à une floraison souvent hétérogène, avec parfois un peu de coulure dans les vieux merlots. Comme toujours, les grands terroirs ont donné l'impression d'imposer leur propre rythme, et de se jouer des aléas climatiques: la floraison y a été rapide, homogène, et parfaitement réussie... Mais il est vrai que les cabernets sauvignons, dont ce sont les terres de prédilection, sont naturellement peu sensibles à la coulure.

A partir de la fin du mois de juin jusqu'à la fin des vendanges, nous avons connu à nouveau le type de sécheresse dont seuls les très grands millésimes de Bordeaux ont le secret: pas assez d'eau pour provoquer un excès de croissance de la vigne, mais juste ce qu'il faut pour favoriser la maturation et stimuler la concentration des raisins. Il nous semblait peu à peu que se répétaient à l'identique les conditions de 2009, ou 2005 ...

Mais les millésimes ne se ressemblent jamais tout à fait. L'été 2010 a été aussi sec, mais plus frais que 2009: pas de températures caniculaires, et des nuits toujours fraîches. Cette fraîcheur relative a tempéré les conséquences de la sécheresse, et probablement permis à quelques jeunes vignes de grands terroirs d'atteindre un nouveau seuil de qualité. Elle a également favorisé l'expression aromatique de tous les cépages, en particulier celle du sauvignon blanc et des cabernets. Elle leur a aussi permis de conserver un très beau niveau d'acidité, idéal pour contrebalancer les degrés alcooliques élevés. (Début des vendanges le 22 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2009

Les vendanges du rouge se sont poursuivies jusqu'au 14 octobre pour permettre aux raisins des parcelles les plus tardives de parfaire leur maturation. Malgré la persistance du beau temps, certains d'entre eux n'y sont pas parvenus, probablement en raison d'un stress hydrique trop important. Il a donc fallu écarter une proportion inaccoutumée de la récolte, de l'ordre de 23%. Peut-être quelques-uns de ces lots auraient-ils rejoint le deuxième vin dans un millésime habituel, mais le potentiel du 2009 était hors du commun. Le Pavillon Rouge ne représente donc que 41% de la récolte.

Cabernet sauvignon : 67% ; merlot : 29% ; petit verdot : 4% : ces proportions sont l'assurance d'un certain classicisme malgré une puissance tannique impressionnante, supérieure même à celle du Pavillon Rouge 2005. La part importante du cabernet a permis de garder un degré alcoolique modéré : à peine 13,4. Mais la vraie grandeur du 2009 est d'avoir donné à ces tannins si concentrés une douceur et une délicatesse étonnantes. Nous n'avions jamais connu un tel équilibre. Quand commencer à le boire ? Question difficile à répondre tant ce vin est déjà charmeur et délicieux, mais son potentiel immense... (Février 2025)

Climat

Après un hiver froid et sec, le mois d'avril a été froid et pluvieux, de sorte que le débourrement a été relativement tardif, et la croissance des bourgeons plutôt lente. Mais à partir du 1er mai les températures se sont nettement élevées et stabilisées au-dessus de la moyenne, sans pour autant devenir excessives. La floraison a donc été rapide et complète, promesse d'une maturité très homogène. Dans le même temps commençait à s'installer une sècheresse dont nous ne soupçonnions alors ni l'ampleur, ni la durée. Très peu de millésimes – à part 2005 – ont en fait connu un tel phénomène : depuis le 10 juillet, il n'a pratiquement pas plu jusqu'à la fin des vendanges, le 14 octobre ! De telles conditions sont particulièrement favorables aux plus grands terroirs, qui sont capables d'assurer une alimentation en eau régulière de la vigne, ainsi qu'au cabernet sauvignon, moins sensible à la sècheresse que le merlot. En revanche les vignes, dans certains sols légers moins bien pourvus en argile, ont parfois eu du mal à amener leurs raisins à parfaite maturité. Si la sécheresse estivale s'est accompagnée de températures parfois très elevées dans la journée, les nuits sont restées fraîches. Cette amplitude diurne importante a favorisé l'accumulation des tanins et des anthocyanes dans les pellicules des raisins rouges, et préservé la fraicheur des arômes, en particulier ceux des sauvignons blancs. Tous les éléments se mettaient progressivement en place pour faire de 2009 un très grand millésime. (Début des vendanges le 24 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2008

De manière assez surprenante, la maturation lente et finalement tardive de tous les cépages n’en a défavorisé aucun. Seules deux ou trois parcelles de merlot – toujours les mêmes – ont un peu souffert, moins du manque de maturité que d’une trop grande dilution ; leur terroir n’est finalement à la hauteur que dans les grands millésimes. C’est donc surtout par discipline, et volonté d’excellence, que nous avons écarté de nos assemblages près de 17% de la récolte : troisième vin, dernières presses, etc. Près de 47% des vins ont rejoint l’assemblage du Pavillon Rouge, dont l’équilibre immédiat a tout de suite confirmé que le millésime était plus homogène que nous l’avions imaginé. Les merlots n’y entrent que pour 26%, car leur rendement était plus faible que celui des cabernets. Ils apportent à la fois de la puissance, de la chair, et du volume. Les cabernets sauvignons en composent 68 % ; ils lui donnent leur finesse, leur subtilité, leur densité et leur fraîcheur. Et les petits verdots ? On se demande souvent quelle peut être leur contribution à l’assemblage. Sans être essentielle, elle est probablement nécessaire car ils apportent à la fois leur originalité aromatique et leur vigueur tannique ; mais ils ne représentent que 5% de l’assemblage. Il ne reste que 1% pour le cabernet franc dont on mesure mal le rôle, mais dont on hésite par prudence à se séparer.

2008 est un très bon millésime de Pavillon Rouge, proche de 2006 dont il a la puissance et la finesse, mais peut-être est-il un peu plus vif, et aussi légèrement plus subtil. Il développe un nez très aromatique et une présence douce et harmonieuse en bouche. On peut donc commencer à le boire même s'il serait dommage de trop se presser. (Novembre 2025)

Climat

Après un hiver assez sec, le printemps a été humide et frais ; très frais même au début du mois d'avril : il a fallu déclencher – avec succès ! – notre système d'aspersion antigel le 7 avril à Virefougasse, notre parcelle de sauvignon blanc. Le mois de mai a été particulièrement humide, ce qui a créé des conditions très favorables au développement du mildiou à une période de grande sensibilité de la vigne ; pour la deuxième année de suite il a donc fallu être très vigilant dans la protection phytosanitaire. Nous avons néanmoins poursuivi nos efforts en vue de trouver une solution alternative aux traitements chimiques ; c'était une occasion à ne pas manquer ... La floraison est intervenue au tout début du mois de juin, exactement à la date normale. Elle a été en partie perturbée par de fortes pluies qui sont sans doute responsables de la coulure et du millerandage observés dans certaines parcelles de merlot. Comme il y avait de toute façon une « sortie » plus faible- c'est-à-dire moins de grappes - que l'année dernière on pouvait d'ores et déjà s'attendre à une récolte moins importante. Tout l'été a ensuite été frais avec des températures inférieures d'environ deux degrés à la moyenne pour les mois de juillet, août et septembre. Mais juillet a été très sec (à peine 10 mm de pluie) alors qu'il a plu régulièrement en août et jusqu'au 15 septembre. La fraîcheur et l'humidité ont bien sûr ralenti la véraison et la maturation, et miné petit à petit notre optimisme ... Et puis – encore un miracle diront certains – le temps a complètement changé à partir de mi-septembre : il a commencé à faire beau et sec, et ce beau temps ne nous a pratiquement pas lâché jusqu'à la fin des vendanges un mois plus tard ! (Début des vendanges le 3 octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2007

Pour bien comprendre le deuxième vin, il faut d’abord parler du troisième… il représente cette année 20% de la récolte, une proportion jamais atteinte auparavant. Les raisons de cette sélection draconienne sont, comme d’habitude, diverses. D’abord, bien sûr, le millésime : quand les raisins peinent à mûrir, seuls les plus grands terroirs peuvent leur faire franchir le pas décisif de maturité qui fera toute la différence ; les parcelles moins favorisées, par le jeune âge des vignes ou une moindre précocité, n’y arrivent pas toujours. Mais surtout notre volonté d’excellence ne s’attache plus seulement au premier vin, elle détermine aussi l’effort de sélection du second. Le Pavillon Rouge 2007 ne représente donc même pas la moitié de la récolte, à peine 48% … Aucun cépage n’ayant particulièrement démérité en 2007, on retrouve dans l’assemblage du Pavillon Rouge leur proportion habituelle : les cabernets (58%) lui donnent l’ossature, la force et l’équilibre ; les merlots (37%) leur fraîcheur, un joli fruit bien mûr, et une tendresse qu’ils n’avaient pas l’année dernière. La force tannique un peu envahissante des petits verdots (5%), confère à cet ensemble un regain de puissance bienvenu ; même leur légère verdeur en relève, à la manière d’une épice, la douce subtilité.

Le Pavillon Rouge 2007 est donc un beau millésime, d’une qualité assez proche de 2006 dont il n’a pas la densité, mais pas non plus l’austérité. Il est probablement plus subtil, plus tendre, et rappelle peut-être le 2004 qui séduit déjà les amateurs. On peut commencer à le boire, sans se presser. (Novembre 2025)


Climat

L'hiver particulièrement doux et sec a entraîné un débourrement précoce de la vigne, en avance d'au moins quinze jours par rapport à une année moyenne comme 2006. Puis le printemps a été, comme d'habitude, contrasté : mars doux et humide ; avril très chaud et très sec ; mai doux et très pluvieux ; juin à peu près normal, juste un peu plus humide que la moyenne. La floraison a donc été étalée, mais sans coulure significative. Tant de petits et de grands millésimes ont en fait commencé de la sorte...

À partir de fin juin s'est établi durablement un temps frais et relativement peu ensoleillé, caractérisé par des pluies fréquentes qui ont donné une impression générale « d'été pourri ». Ces conditions ont été très favorables au mildiou, heureusement bien mieux maîtrisé aujourd'hui qu'autrefois, ainsi qu'à la croissance des vignes qui n'ont cessé de pousser jusqu'à la fin du mois d'août. Nous commencions alors à nous inquiéter un peu, tout en sachant par expérience qu'un retournement de situation, quelques semaines avant les vendanges, n'est pas inhabituel...

L'heureuse surprise d'un fantastique mois de septembre, chaud et très sec n'aurait donc pas dû nous prendre au dépourvu : tant de bons et très bons millésimes, comme 2002 et 2004 tout récemment, ont connu un tel scénario ! Ce grand beau temps s'est même longuement poursuivi en octobre et a permis de vendanger très tard des parcelles enfin arrivées à maturité à l'issue d'un cycle végétatif d'une longueur record. (Vendanges le 27 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2006

Le Pavillon Rouge 2006 représente un peu plus de la moitié de la récolte, alors que presque 10% a été écarté en troisième vin. Bien entendu, on retrouve dans l’assemblage du Pavillon Rouge, à hauteur de 40%, la plupart des merlots ; ils s’y intègrent avec bonheur car ils ne manquent ni de finesse ni de puissance, mais seulement de cette grâce si particulière qui n’appartient peut-être, ici, qu’aux cabernets. Ceux-ci restent donc majoritaires avec 55% de l’ensemble. Comme pour le Grand Vin, mais dans une moindre mesure bien sûr, ils apportent au 2006 une force tannique et une vivacité peu communes, renforcées l’une et l’autre par 4% de petit verdot. Cet assemblage de cépages est assez classique pour le Pavillon Rouge.

Le Pavillon Rouge 2006 est un vin puissant, savoureux, à la finale fraîche et ferme, un peu austère aujourd’hui peut-être, mais dont la richesse et l’équilibre sont garants d’une superbe évolution dans les années à venir. (Novembre 2025)


Climat

Après un hiver plutôt froid, particulièrement au mois de février, mais heureusement plus humide qu'en 2005, le printemps a été tellement sec que nous avons presque commencé à craindre le manque d'eau. Mais ce serait oublier à quel point la vigne est adaptée à la sécheresse, et surtout que les grands terroirs savent si bien amortir de tels excès. Par contre la gelée du 11 avril a pris en défaut notre système de protection antigel de Virefougasse, la parcelle qui produit le Pavillon blanc, et sérieusement réduit son rendement potentiel...

La floraison s'est déroulée dans d'excellentes conditions, et laissait présager une vendange rouge de quantité moyenne à une date très proche des deux années précédentes.

L'été a ensuite été chaud, même caniculaire pendant la deuxième quinzaine de juillet, puis un peu plus frais en aout. Il a surtout été plutôt sec : il a moins plu en juillet/août que pendant la même période en 2003 ! Le mois de septembre a présenté les contrastes habituels : très chaud et sec pendant les dix premiers jours, puis doux et humide jusqu'au début des vendanges, suffisamment sec ensuite pour vendanger sans hâte. Ce scénario ressemble étrangement à celui de l'année 1996, qui a connu les mêmes pluies estivales, la même période très favorable à la fin du mois d'août, et exactement la même pluviométrie du premier septembre à la fin des vendanges... (Vendanges le 19 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2005

Étonnant 2005 ! Le merlot qui ne trouvait pas sa place dans le premier vin donne au Pavillon Rouge une force et un élan incroyables ; il représente 48% de l’assemblage ! Les cabernets sauvignons (également 48%) apportent à la fois la densité et la retenue qui pouvaient faire défaut à la chair des merlots ; le petit verdot (4%) joue pleinement son rôle discret et nécessaire de condiment. L’ensemble est surprenant de force, de gras et… d’équilibre : magie de l’assemblage ! 2005 est, avec 2010 et 2015, le Pavillon Rouge le plus riche, en alcool et en tanins, que nous ayons jamais produit. Il est déjà très bon à boire mais gagnera à être encore attendu quelques années. (Octobre 2025)

Climat

L'hiver plus frais que la moyenne a retardé le débourrement d'une semaine par rapport aux dates habituelles. Puis le printemps chaud et ensoleillé a favorisé une croissance régulière et permis une floraison rapide dès les premiers jours de juin, exactement aux mêmes dates que l'année dernière. Grâce aux excellentes conditions climatiques, la nouaison a été parfaitement réussie, mais la quantité de récolte paraissait d'ores et déjà inférieure à 2004, car il y avait nettement moins de grappes par pied.

Tout l'été a été beau, et surtout particulièrement sec : à peine 100 millimètres de pluie sont tombés entre le 1er mai et le début des vendanges ! Nous n'avions jamais vu chose pareille... Heureusement, il a fait chaud sans excès. On imagine à peine quelles auraient été les conséquences d'une telle sécheresse en 2003 ! Mais les grands terroirs - c'est en partie pour cette raison qu'ils sont des grands terroirs - ont une extraordinaire capacité à amortir les excès de la nature. Ils semblent réagir avec le même sens de la mesure et de l'équilibre qui caractérise les vins qu'ils produisent. (Vendanges le 20 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2004

Le Pavillon Rouge 2004 est le digne petit frère du premier vin. Il en a d’ailleurs l’étoffe, à défaut d’en avoir le grain : son nez est puissant et fin. Sa présence en bouche est fine, harmonieuse, bien fondue et se termine sur une note fraîche et délicate qui témoigne de la belle et juste maturité des raisins. Il est si délicieux à boire aujourd'hui qu'il serait dommage de ne pas commencer à en ouvrir quelques bouteilles. (Octobre 2025)

Climat

Après un débourrement assez tardif, le printemps a été frais et plutôt sec. Puis les températures sont remontées vers la fin du mois de mai, tandis que commençait à s'installer une sécheresse précoce et durable. En conséquence, la floraison a été rapide et la nouaison parfaitement réussie, confirmant ainsi nos prévisions d'une récolte généreuse. L'été a été « normal », au sens où ne s'est manifesté aucun excès notable de chaleur, de fraîcheur, de pluie ou de sécheresse. A la fin du mois d'août, tout restait possible, y compris la perspective d'un grand millésime. Le mois de septembre, chaud et sec, a donc été décisif, comme il arrive si souvent à Bordeaux ; il a permis une maturation régulière et complète de tous les cépages. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2003

Ce millésime exceptionnel a produit l'un des meilleurs Pavillon Rouge à ce jour. Les raisons de ce succès sont, comme d’habitude, nombreuses mais il nous paraît important de mentionner en priorité la réussite égale de nos quatre cépages. Celle du cabernet sauvignon et du petit verdot n’est pas surprenante dans un tel millésime, qui permet à tous les raisins, même les plus tardifs, de mûrir sans problème. C’est la qualité des merlots qui nous a le plus surpris ; il nous semble qu’ils n’ont pas été aussi bons depuis 1985. Lors de l’assemblage, nous avons eu de la peine à trouver les moins bons lots susceptibles de composer un troisième vin…

Le Pavillon Rouge 2003 est un vin monumental, plus riche en tanins qu’aucun Château Margaux produit depuis au moins 40 ans, jusqu’en 2005 (qui est encore plus concentré !). Cette puissance inhabituelle s’accompagne heureusement, comme pour le premier vin, d’une délicatesse et d’une suavité qui font presque oublier l’impressionnante structure tannique. Il est délicieux à boire aujourd'hui, et pour de nombreuses années. (Octobre 2025)

Climat

2003 est un millésime très précoce marqué surtout par une exceptionnelle chaleur estivale. De telles conditions – que l'on a parfois qualifiées d'extrêmes – ont suscité beaucoup d'interrogations et parfois d'inquiétude, mais les plus grands terroirs ont remarquablement su tirer leur épingle du jeu en assurant au raisin une maturité parfaitement équilibrée.

Les vendanges ont commencé le 10 septembre, comme en 1989, qui était l'année la plus précoce depuis 1893.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2002

On pouvait craindre au moment de l’assemblage que le Pavillon Rouge 2002 souffre de la moins bonne qualité des merlots par rapport aux cabernets sauvignons. Cela n’a pas été le cas car le troisième vin a permis d’écarter les moins bons lots de merlots.

C’est un vin classique, assez puissant, qui fut un peu austère dans sa jeunesse mais qui est désormais délicieux à boire, même si l'on peut bien entendu encore l'attendre quelques années. (Octobre 2025)

Climat

Les conditions climatiques, assez défavorables au moment de la floraison, ont entraîné un millerandage très important dans les vieilles parcelles de merlots.

L'été a été frais et relativement humide, surtout le mois d'août. Mais à partir du mois de septembre, s'est heureusement installé jusqu'à la fin des vendanges un temps sec, chaud et ensoleillé. (Vendanges le 30 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2001

Le Pavillon Rouge 2001 ne s’éloigne pas du style du premier vin, d’autant plus qu’il est lui-même le résultat d’une sélection rigoureuse grâce au troisième vin. On y retrouve la même fraîcheur aromatique, un peu moins complexe et la même texture tannique fine et serrée, un peu moins riche et moins puissante. C’est un beau millésime de Pavillon Rouge, déjà très agréable et que l'on peut boire dès aujourd'hui, sans précipitation (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très pluvieux, la floraison a été rapide et homogène. Durant tout l'été, une alternance inhabituelle de périodes chaudes et fraîches, sèches et humides, a favorisé la croissance et ralenti la maturation des raisins. Nous avons vendangé avec huit jours de retard mais sous le beau temps. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2000

L’exceptionnelle concentration des raisins en 2000 n’a pas seulement été atteinte dans les vieilles vignes qui produisent le premier vin ; toutes les parcelles ont en fait donné des raisins bien mûrs et très concentrés. Le potentiel fabuleux de ce millésime nous a paradoxalement conduits à une grande sévérité lors de l’assemblage, pour que le Château Margaux 2000 en soit l’expression la plus achevée possible. Cette sélection très rigoureuse a bien sûr bénéficié aussi au Pavillon Rouge, qui s’est enrichi de très bons vins n’entrant pas dans Château Margaux, et s’est libéré des moins bons composant le troisième vin.

Le Pavillon Rouge 2000 a vraiment la complexité et la densité d’un premier vin, et certainement aussi la longévité. Il n'a probablement pas encore atteint son apogée même s'il est difficile de lui résister aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

Les mois d'avril et mai, chauds et pluvieux, favorisent le développement précoce du mildiou, qui sera stoppé par les conditions très sèches de l'été. L'absence totale de pluie en août et début septembre a été très bénéfique à la maturation et à la concentration des raisins. Quelques pluies faibles au début des vendanges n'ont pas pu gâcher ce millésime de rêve. (Vendanges le 25 septembre).

Pavillon Rouge du Château Margaux

1999

On retrouve dans le Pavillon Rouge 1999 le très bel équilibre et le charme du premier vin, avec moins de complexité, de longueur et de densité.

Son fruit est tellement agréable, sa bouche tellement soyeuse, qu’il serait dommage de ne pas commencer à le boire, mais rien ne presse. (Octobre 2025)

Climat

Après une floraison précoce, l'été a été chaud et ensoleillé, avec des passages pluvieux isolés: des conditions très favorables à la maturation des raisins, mais aussi au mildiou. Du 20 août au 10 septembre, le temps très sec a conduit la maturation et la concentration des raisins à un niveau exceptionnel; puis de fortes pluies sont arrivées jusqu'à fin septembre. (Vendanges le 22 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1998

La sélection d'un troisième vin, commencée en 1997, a été reconduite en 1998. Elle est maintenant systématiquement rentrée dans nos habitudes. Cette pratique, qui témoigne de notre souci croissant de rigueur, aussi bien pour le deuxième vin que pour le premier, a conduit à élaborer en 1998 un Pavillon Rouge d'une concentration étonnante.

Le Pavillon Rouge 1998 possède toutes les qualités de son millésime : un fruité intense, une grande longueur en bouche et bien sûr une très belle capacité de garde. On peut commencer à le boire, sans se presser. (Octobre 2025)

Climat

Les dates de débourrement, de floraison et de véraison correspondent exactement aux moyennes. Le fait marquant du millésime est la chaleur exceptionnelle et la sécheresse du mois d'août qui ont permis l'acquisition précoce d'un excellent niveau de concentration. Les pluies importantes de fin septembre sont survenues trop tard pour entraîner une dilution significative. (Vendanges le 24 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1997

C'est sur le millésime 1997 que nous avons commencé à introduire une troisième sélection afin que le Pavillon Rouge ne puisse plus être tiré vers le bas par quelques lots décevants. Le Pavillon Rouge 1997 a donc bénéficié de cette rigoureuse sélection et possède les mêmes qualités de finesse et d’équilibre que le premier vin, avec évidemment moins de puissance et de complexité. Il est parfait à boire aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

Après un début d'année particulièrement sec et chaud et une floraison précoce mais très étalée, juillet a été sec et chaud, août pluvieux et très chaud, donc difficile sur le plan phytosanitaire. Heureusement, à partir du début du mois de septembre, s'est installé un temps très sec et chaud qui a duré jusqu'à la fin des vendanges. (Vendanges le 15 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1996

Sommes-nous de plus en plus sévères au fur et à mesure que les années passent ? Le niveau de sélection ne cesse d’augmenter pour le premier vin, ce qui conduit beaucoup de très bons éléments à rejoindre le Pavillon Rouge. Jamais avant 1996 la proportion de premier vin n’avait été aussi faible, ce qui explique peut-être la remarquable qualité du Pavillon Rouge 1996, peut-être supérieure au 1995.

Son nez très fin est encore plein de fruits ; l’impression en bouche est à la fois souple et charnue. Très bon à boire aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

Après une floraison très rapide, l'été a été irrégulier, avec une alternance de périodes chaudes et fraîches et des précipitations orageuses, moins importantes dans le Médoc que sur la rive droite. A partir du 1er septembre s'est installé pendant trois semaines un temps frais et très sec ; puis il a plu et le beau temps est revenu pour vendanger les cabernets. (Vendanges le 23 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1995

La qualité exceptionnelle du millésime s’exprime aussi pleinement dans le deuxième vin. D’une concentration digne d’un premier vin, il en a l’élégance et la longueur en bouche. Il a probablement désormais atteint son apogée mais peut aussi être attendu encore quelques années. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très clément, le débourrement et la floraison ont été précoces et homogènes. Tout l'été a été celui d'un très grand millésime: chaud et très sec. Les pluies assez importantes intervenues au milieu du mois de septembre ont sûrement été en partie bénéfiques à la maturation des raisins; puis le temps a été superbe pendant les vendanges. (Vendanges le 15 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1994

Assez similaire au 1993, peut-être en un peu plus puissant et tannique, le Pavillon Rouge 1994 est désormais à boire sans trop attendre. (Octobre 2025)

Climat

Un été particulièrement chaud et sec et des vendanges très précoces ont permis d'atteindre un remarquable niveau de concentration et de richesse. Les fortes pluies qui ont marqué les vendanges sont intervenues trop tard pour vraiment gêner la maturation des raisins. (Vendanges le 13 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1993

La dilution provoquée par les fortes pluies des vendanges a affecté des raisins qui étaient déjà bien mûrs, grâce aux conditions très favorables du mois d'août.

Le Pavillon Rouge 1993 est un vin assez léger, mais fin et bien équilibré, avec une toute petite note végétale qui s'estompe au fur et à mesure que le vin vieillit. Il n'est cependant pas au niveau des millésimes récents de Pavillon Rouge et ne s'améliorera probablement plus. (Octobre 2025)

Climat

Après un débourrement précoce, les conditions climatiques ont été très favorables à la floraison, qui a été particulièrement rapide et homogène. Le mois de juillet a été sec mais frais ; le mois d'août très chaud et sec. Au 10 septembre, le potentiel qualitatif était remarquable. Malheureusement les vendanges ont été très pluvieuses. (Vendanges le 19 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1992

Le très gros travail effectué à la vigne dans ce millésime assez difficile a eu surtout comme conséquence d'améliorer la qualité des raisins issus des jeunes vignes. Ce sont elles, en effet, qui sont toujours plus pénalisées quand les conditions sont défavorables.

Le Pavillon Rouge 1992 est un vin assez léger, mais bien équilibré, frais et très agréable ; il est maintenant parvenu à bonne maturité et son bouquet est d'une grande finesse. C'est une belle surprise. A boire maintenant. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très sec, le temps a été humide pendant la floraison, qui fut longue et hétérogène. L'été a été chaud mais le mois d'août fut particulièrement pluvieux, ce qui a rendu la protection phytosanitaire du vignoble plus difficile que d'habitude. Le beau temps ne s'est jamais vraiment établi par la suite. (Vendanges le 29 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1991

Un éclaircissage très soigné des jeunes vignes a permis de supprimer entièrement la deuxième génération de grappes apparue à la suite du gel avec trois semaines de retard par rapport à la première. Nous avions donc au moment de la vendange une récolte mûre, homogène et très concentrée aussi bien dans les vieilles vignes que dans les jeunes vignes. Une forte pluie quelques jours avant les vendanges a précipité la récolte et légèrement dilué les raisins sans vraiment altérer la qualité. Le Pavillon Rouge 1991 est aujourd'hui à boire rapidement. (Octobre 2025)

Climat

Le froid qui a suivi une gelée de printemps historique, le 21 avril, a retardé la croissance jusqu'à la fin du mois de mai. L'été chaud et sec a permis un rattrapage étonnant de la végétation, amenant cette faible récolte à une maturité excellente. Malheureusement de fortes pluies juste avant les vendanges ont limité une qualité qui s'annonçait remarquable. (Vendanges le 30 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1990

Les très bonnes conditions climatiques de l'année 1990 ont pratiquement permis à toutes les parcelles de vigne, jeunes et moins jeunes, d'atteindre un excellent niveau de maturité. Malgré tout, le niveau exceptionnel de qualité atteint par quelques-unes d'entre elles nous a incités à pratiquer pour le premier vin une sélection particulièrement sévère ; cela a bien sûr également contribué à la grande qualité du Pavillon Rouge, où se sont retrouvés, au moment de l'assemblage, de nombreux très bons vins.

Le Pavillon Rouge 1990 est si délicieux à boire aujourd'hui qu'il est probablement dommage de ne pas en profiter dès maintenant ; il est particulièrement fin, subtil et charmeur. Il ressemble en fait beaucoup au Grand Vin du même millésime, sans en avoir bien évidemment la même puissance ni capacité de garde. (Novembre 2025)

Climat

Après un hiver clément, la floraison a été précoce mais assez longue et hétérogène. Comme en 1989, l'été a été tellement chaud et sec qu'à la fin du mois d'août les jeunes vignes souffraient vraiment de sécheresse. Les deux épisodes pluvieux de septembre ont été très bénéfiques à la maturation finale des raisins, qui ont été vendangés sous un très beau temps. (Vendanges le 17 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1989

Le Pavillon Rouge 1989 possède toutes les qualités de ce millésime exceptionnel : concentration, richesse et rondeur. Il est très bon à boire maintenant, mais on peut bien sûr le garder encore quelques années. (Février 2025)

Climat

1989 restera dans toutes les mémoires comme une année exceptionnellement précoce et facile sur le plan viticole. La floraison puis la véraison et la maturation se sont déroulées dans des conditions exemplaires, particulièrement chaudes et sèches. Enfin les vendanges n'ont pas connu un seul jour de pluie ; jusqu'au bout donc, 1989 a été une année de rêve. (Vendanges le 11 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1988

Le Pavillon Rouge 1988 possède un équilibre classique, avec une belle structure tannique et beaucoup d'élégance. Le vieillissement en bouteilles lui a donné une suavité et une forme de sucrosité qui lui manquait dans sa jeunesse. Il est bon à boire maintenant et ne gagnera probablement pas à être attendu davantage. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très doux et un printemps humide, juin et début juillet ont été particulièrement pluvieux. Puis s'est installé à partir de mi-juillet jusqu'à la fin du mois de septembre, un temps chaud et très sec. Malgré quelques faibles pluies au début des vendanges, la récolte a été effectuée dans d'excellentes conditions. (Vendanges le 3 octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1987

Le Pavillon Rouge 1987 ressemble au Château Margaux, en plus mince et plus évolué. Il présente beaucoup d'élégance et de finesse pour un millésime difficile. C'est un vin assez léger mais harmonieux, qu'il convient de boire sans trop attendre.(Octobre 2025)

Climat

Le temps a été irrégulier tout au long de l'année; chaleur et sécheresse ne se sont jamais vraiment installées, sauf pendant une période de dix jours au mois de septembre, où il a fait une chaleur exceptionnelle. Les vendanges ont été relativement tardives et difficiles avec des pluies fréquentes. Heureusement il faisait froid et la pourriture n'a pas pu se développer. (Vendanges le 5 octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1986

Un très bon millésime de Pavillon Rouge. D'ailleurs, en 1986, presque toutes les parcelles ont donné du très bon vin grâce, bien sûr aux conditions climatiques exceptionnelles, mais aussi parce que nous avons décidé pour la première fois de pratiquer un éclaircissage des grappes sur les parcelles les plus jeunes et les plus productives. Le Pavillon Rouge est plus évolué que le premier vin et a désormais atteint son apogée. (Octobre 2025)

Climat

Le très beau temps de l'été a été à peine interrompu vers le 20 septembre par un bref passage pluvieux, qui a pu s'avérer plus bénéfique que nous le pensions. Immédiatement après, le beau temps revenait et ne nous a pas quitté pendant toutes les vendanges, conduisant les raisins à une superbe maturité. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1985

Comme le Grand Vin, le Pavillon Rouge 1985 est superbe : élégant, équilibré, charnu, complexe, tellement bon à boire ! L'impression en bouche est à la fois douce et longue, un vrai régal… Un vin tout en délicatesse qu'il ne sert probablement à rien d'attendre davantage. (Février 2025)

Climat

Après un début d'année assez frais et tardif, ce millésime a été marqué par des conditions de maturation et de récolte très favorables, notamment les mois de septembre et d'octobre exceptionnellement chauds et secs. Les feuilles de la vigne ont refusé de tomber jusque tard dans le mois de novembre... Cet « été indien » reste dans toutes les mémoires. (Vendanges le 26 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1984

On est surpris par la tenue en bouteilles de ce millésime plutôt difficile; la finesse est là, la bouche est un peu sèche mais toujours fraîche. Il faut cependant le boire rapidement. (Septembre 2025)

Climat

Le temps froid et pluvieux pendant la floraison a provoqué une coulure historique des merlots et des cabernets francs. L'été a été plutôt chaud et ensoleillé, mais de fortes pluies en septembre ont gêné la maturation des raisins. Heureusement, les vendanges se sont déroulées sous le soleil, ce qui a permis de récolter des raisins suffisamment mûrs dans ce millésime difficile. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1983

Comme pour le premier vin, 1983 est un excellent millésime de Pavillon Rouge. Il est maintenant arrivé à parfaite maturité; c'est le type même du vin mûr, soyeux, prêt à boire. (Février 2025)

Climat

Après un printemps très pluvieux, juin a été chaud et sec, créant ainsi d'excellentes conditions pour la floraison. L'été a été chaud et humide, presque tropical, donc difficile sur le plan phytosanitaire. A partir du 10 septembre, s'est installé jusqu'à la fin des vendanges un très beau temps ensoleillé qui a permis aux raisins d'atteindre un excellent niveau de maturité. (Vendanges le 29 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1982

Le second vin de Château Margaux s'inscrit parfaitement dans ce millésime hors du commun, qui a permis aux vins d'atteindre un niveau rare de puissance, de complexité et d'opulence.

L'impression d'harmonie et de complexité qui prédomine dans la dégustation du Pavillon Rouge 1982 est peut-être le signe que ce vin a atteint son apogée et il ne sert probablement à rien d'attendre davantage. (Octobre 2025)

Climat

D'un bout à l'autre de l'année, les conditions ont été très favorables à la vigne et à la maturation des raisins. Après une floraison précoce, l'été a été particulièrement chaud, surtout en juillet et dans la première quinzaine de septembre. Les raisins ont atteint une maturité exceptionnelle, caractérisée entre autre par une concentration en sucre record. (Vendanges le 20 septembre).

Pavillon Rouge du Château Margaux

1981

Ce vin présentait dans sa jeunesse beaucoup de finesse et d'élégance. Il convient désormais de le boire rapidement même si son nez reste intense, assez profond et frais. (Octobre 2025)

Climat

Les quatre années précédentes avaient été marquées par des vendanges tardives; 1981 est un retour à une date classique. La floraison a été rapide et homogène, le mois d'août très chaud et sec; après quelques pluies en septembre, les conditions climatiques ont été très bonnes pendant toutes les vendanges qui ont commencé le 1er octobre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

1980

Ce joli vin a perdu de sa fraîcheur, mais a gardé une certaine finesse et une belle complexité au nez. Il faut cependant le boire rapidement. (Octobre 2025)

Climat

Le printemps désastreux, froid et pluvieux, a beaucoup retardé la floraison qui n'a eu lieu que fin juin. L'été a été irrégulier, mais heureusement soleil et chaleur étaient au rendez-vous en septembre. Après un début d'octobre pluvieux, s'est installé un temps sec et froid qui a permis de récolter très tardivement des raisins suffisamment mûrs et parfaitement sains. (Vendanges le 17 octobre).

Pavillon Rouge du Château Margaux

1979

Très beau millésime de Pavillon Rouge, que nous avons longtemps préféré au 1978. Il avait d'emblée un équilibre et une saveur remarquables, qu'il a conservés en acquérant plus de finesse.

Il est cependant à boire rapidement désormais. (Octobre 2024)

Climat

Les conditions climatiques ont été proches de celles du millésime 1978 : printemps humide, été chaud en juillet et frais en août ; très belle arrière-saison. Encore une fois, les raisins ont pu atteindre in extremis un très bon niveau de maturité. (Vendanges le 4 octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1978

Il est à boire maintenant et ne gagnera pas à vieillir plus longtemps. (Février 2025)

Climat

Le temps perdu pendant le printemps particulièrement frais et humide n'a pas pu être rattrapé pendant l'été, mais une exceptionnelle arrière-saison a permis de vendanger très tard des raisins parfaitement sains et suffisamment mûrs. (Vendanges le 9 octobre)

A travers les millésimes

Redécouvrez le Pavillon Rouge du Château Margaux à travers ses millésimes

Sélectionnez votre année

Pavillon Rouge du Château Margaux

2025

La volonté de poursuivre notre quête d’excellence se traduit par une sélection particulièrement exigeante. Ainsi, seuls 28 % de la récolte ont été retenus pour le Pavillon Rouge 2025, tandis que 35 % ont été consacrés au Margaux du Château Margaux et à la quatrième sélection.

Le Pavillon Rouge 2025 est un vin long et d’une belle fraîcheur, dont l’expression met un peu plus en avant la force des tanins que le Grand Vin.
Assemblage : 70 % de cabernet sauvignon, 16 % de merlot, 10 % de petit verdot et 4 % de cabernet franc.

Climat

Le millésime 2025 est marqué par une saison contrastée, avec un printemps doux et équilibré, sans excès ni déficit, suivi d’un début d’été et d’une période estivale plutôt secs, rappelant le profil de 2022. Le débourrement intervient avec une semaine d’avance, précocité que l’on retrouve également dans la floraison. Celle-ci se déroule de manière rapide et homogène, dans des conditions climatiques particulièrement favorables, sans coulure ni millerandage.


La pluviométrie reste faible au début de l’été, installant progressivement un déficit hydrique. Le mois d’août est dominé par un épisode caniculaire, entraînant une accélération des maturités, notamment sur le sauvignon blanc.
En fin d’été, près de 60 mm de précipitations tombent entre fin août et début septembre. Ces pluies, attendues, apportent un rééquilibrage hydrique et une baisse des températures, permettant une maturation plus régulière et homogène en fin de saison. Malgré quelques épisodes pluvieux ponctuels en septembre, les conditions sanitaires demeurent très bonnes.
Dans ce contexte climatique, le choix a été fait de ne pas avancer les dates de vendanges afin d’atteindre une maturité optimale, en particulier phénolique. Cette décision, assumée mais engageante, a permis d’atteindre un niveau de qualité particulièrement élevé, avec des raisins récoltés à parfaite maturité, exprimant pleinement le potentiel du fruit et du millésime.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2024

Le Pavillon Rouge 2024 est une fois de plus l’expression fidèle de notre terroir et de notre exigence. Il représente 28 % de la récolte, reflétant la sélection rigoureuse que nous opérons chaque année. Les conditions climatiques du millésime ont particulièrement mis en valeur les parcelles dédiées au Grand Vin et au Pavillon Rouge. Situées sur des terroirs plus drainants et moins sujets à l’excès d’humidité, ces vignes ont mieux résisté aux fortes précipitations et aux attaques de mildiou, qui ont principalement touché les sols plus frais et profonds. De plus, le cabernet sauvignon, cépage dominant de notre assemblage, s’est montré plus résilient que le merlot face à ces conditions. L’assemblage du Pavillon Rouge 2024 repose sur 77 % de cabernet sauvignon, qui lui confère structure et longueur, accompagné de 11 % de merlot, 9 % de cabernet franc et 3 % de petit verdot. Ce millésime se distingue par une belle fraîcheur, une harmonie subtile entre vivacité et rondeur, ainsi que des tanins particulièrement soyeux. Son expression aromatique complexe en fait un vin d’une belle précision, à la fois raffiné et intense. (Octobre 2025)

Climat

L’histoire du millésime 2024 commence par une pluviométrie exceptionnelle. Dès l’automne, les précipitations s’accumulent avec une intensité inhabituelle et se prolongent sur de nombreux mois. Entre le 18 octobre et le 28 mars, plus de 1000 mm de précipitations sont tombées sur notre vignoble, un record dépassant de 300 mm le dernier millésime le plus pluvieux. Avec des températures hivernales douces, supérieures de trois degrés aux moyennes historiques en mars, la vigne trouve dans cette abondance d’eau et de chaleur des conditions idéales pour démarrer son cycle avec une avance marquée. Le débourrement survient ainsi entre le 22 et le 25 mars, soit 7 à 10 jours plus tôt que ces dernières années. Mais l’humidité ne se dissipe pas, dictant son rythme tout au long de la saison. Bien que certains grands millésimes du passé, comme l’an 2000, aient connu des précipitations similaires, c’est la fréquence des jours de pluie qui distingue 2024. Accéder aux parcelles devient un défi permanent, et la pression du mildiou, omniprésente, impose à nos équipes une vigilance de chaque instant. Dans ce contexte exigeant, la floraison prend un léger retard et s’étale du 31 mai au 7 juin.

La véraison, survenue entre le 9 et le 23 août, rappelle des millésimes comme 2014 et 2016, confirmant un cycle marqué par l’influence du climat humide. Face à ces conditions, le vignoble a réagi avec contraste. Les parcelles situées sur les sols les plus frais et profonds ont souffert du mildiou, impactant en particulier les volumes destinés à notre troisième vin, le Margaux du Château Margaux. À l’inverse, nos terroirs de graves, plus drainants et précoces, ont su préserver leur potentiel et offrir les plus beaux raisins du millésime.

Bien que le climat ait mis la vigne à l’épreuve, il n’a pas compromis l’exigence et la précision avec lesquelles nos équipes travaillent chaque millésime de Château Margaux. Avec un rendement moyen de 30 hL/ha, le tri effectué par nos vendangeurs dans nos parcelles a été plus rigoureux que jamais, mettant en valeur les terroirs les plus résilients et offrant un équilibre optimal entre concentration et finesse.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2023

Nous continuons de pratiquer une sélection minutieuse pour constituer le Pavillon Rouge 2023, qui représente 30 % de la récolte.

Depuis 2016, nous avons entrepris des efforts plus réguliers de restructuration du vignoble. Sur certains terroirs fabuleux, les vignes sont encore trop jeunes pour prétendre entrer dans l’assemblage du grand vin, mais ces efforts entrepris commencent à être fructueux, puisque certains de ces vins entrent dans l’assemblage du Pavillon Rouge.

À l’image du Château Margaux, le Pavillon Rouge 2023 est très précis du point de vue aromatique et soyeux à la dégustation. Les 79 % de Cabernet Sauvignon qui composent ce vin lui confèrent une fraîcheur et une longueur en bouche remarquables. 14 % de Merlot, 2 % de Cabernet Franc et 5 % de Petit Verdot complètent l’assemblage du Pavillon Rouge 2023. (Octobre 2025)

Climat

L’hiver 2023 fut relativement doux, malgré une dizaine de jours avec de vraies températures hiver¬nales la première quinzaine de février. De plus, les premiers mois de 2023 ne furent pas particulière¬ment arrosés : 196 mm de précipitations tombèrent à Margaux, permettant seulement de remplir les nappes phréatiques les plus superficielles après un millésime 2022 extrêmement chaud et sec. Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 3 et le 10 avril.

Le printemps ne connut aucun épisode de gel, tant redouté par nos vignerons. Sur la période végétative de la vigne, la pluie ne fut pas abondante, mais elle fut fréquente. Seule une quinzaine de jours au mois de juin fut vraiment bien arrosée avec 72 mm. Toutefois, ces conditions rendirent relativement difficile le maintien d’un bon état sanitaire dans le vignoble. L’humidité relative atmosphérique importante créa des conditions très favorables au développement du mildiou. Nos équipes de la culture réussirent à assurer un feuillage sain pour garantir la qualité de la maturation des raisins et une jolie récolte. La vigne fleurit entre le 31 mai et le 5 juin dans de bonnes conditions, ne laissant pas supposer de coulure ou de millerandage.

Le millésime 2023 se différencia vraiment du pré¬cédent par ses températures. 2022 nous avait fait connaître des canicules très précoces. 2023 nous réserva un seul véritable épisode de canicule, entre le 17 et le 24 août, période pendant laquelle les pellicules s’affinent et deviennent plus sensibles à l’action combinée d’une forte chaleur et des rayons du soleil. Les baies les plus exposées au soleil subirent le phénomène d’échaudage, nous imposant ainsi un tri important pendant les vendanges.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2022

Le Pavillon Rouge 2022 représente 32% de la récolte. L’assemblage reste encore marqué par le cabernet sauvignon (64%). Le pourcentage de merlot reste constant avec 24%. Malgré de nombreux essais, les petits verdots n’ont pas pu intégrer le Grand Vin en 2022. De fait, la proportion de petit verdot dans l’assemblage du Pavillon Rouge est plus importante : 7%. Le cabernet franc complète l’assemblage (5%).

Le Pavillon Rouge 2022 s’inscrit dans la lignée du Grand Vin : il est le plus puissant Pavillon Rouge que nous ayons eu la chance de produire au domaine. La fraîcheur et l’acidité ressenties à la dégustation de ce vin lui confèrent tout son équilibre. (Octobre 2025)

Climat

La description des conditions climatiques commence de la même façon quasiment tous les ans depuis une petite dizaine d’années : 2022 a encore été l’année la plus chaude jamais enregistrée… à cela s’est ajouté un autre phénomène climatique : une grande sécheresse. Ces deux composantes ont façonné la récolte pour en faire un millésime extraordinaire !

Outre quelques gelées à la mi-janvier, l’hiver 2022 fut doux avec une pluviométrie relativement faible : seulement 150 mm de pluie. Sur le plan national, le printemps 2022 se classe au 3e rang des années les plus chaudes (13,2 °C) depuis 1900, et derrière 2011 et 2020. À Margaux, il en fut de même avec des épisodes de canicule record pour un mois de juin, durant lequel les 40°C furent dépassés. Au long du printemps, par chance, la pluie tomba de façon classique pour la région bordelaise avec 182 mm à Margaux. L’été arriva avec ses extrêmes : 3 vagues de chaleur longues et intenses ; le thermomètre indiqua là-encore plusieurs fois des températures supérieures à 40°C et qui dépassèrent également les 35°C pendant plus de 14 jours en juillet et en août. De surcroit, plus de 6 longues semaines se sont déroulées sans la moindre goutte de pluie. Les quelques 20 mm qu’il tomba fin août furent les bienvenus, mais ils favorisèrent plutôt le rafraîchissement de l’air qu’une réelle hydratation des couches superficielles du sol.

Dans ces conditions, la vigne débourra de façon relativement étalée selon les cépages et la diversité de nos terroirs : entre le 28 mars et le 13 avril. La floraison se déroula dans des conditions suffisamment bonnes pour n’observer aucune coulure ni millerandage sur nos parcelles. Elle eut lieu la semaine du 24 mai, annonçant déjà un millésime précoce.

Les conditions estivales ne firent que renforcer la précocité du millésime. Les vendanges de blanc eurent lieu extrêmement tôt, le 18 août.

Pour les vendanges de rouge, les températures de septembre furent normales et les conditions de vendange optimales… Elles s’étalèrent du 8 au 27 septembre. Les premières pluies d’automne commencèrent le dernier jour des vendanges…

Pavillon Rouge du Château Margaux

2021

Nous continuons de pratiquer une sélection importante pour constituer le Pavillon Rouge, qui représente seulement 30% de la récolte pour ce millésime 2021. Des efforts importants de restructuration du vignoble sont accomplis depuis de nombreuses années. La bonne surprise des assemblages fut la dégustation d’une très jeune parcelle de cabernet franc sur argile, autrefois plantée en cabernet sauvignon, qui réussit à entrer à hauteur de 4% dans l’assemblage du Pavillon Rouge.

L’assemblage est complété par 73% de cabernet sauvignon, 18 % de merlot et 5% de petit verdot. Ce vin présente au nez des arômes très floraux, typiques de millésimes relativement frais. Puis, en bouche, le vin se caractérise par une structure tannique remarquable de finesse et de soyeux. (Octobre 2025)

Climat

L’hiver 2021 fut relativement doux, bien qu’abondamment arrosé par plus de 230 mm de pluie sur les deux premiers mois de l’année. Un mois de mars plus sec, accompagné par des températures assez douces, permirent à la vigne de débourrer entre le 23 et le 30 mars. Les gelées printanières furent nombreuses et sévères. Nos systèmes d’aspersion antigel installés sur le vignoble de blanc avaient rarement été si éprouvés. Les températures furent même si froides que nous perdîmes une partie de la récolte de blanc sur près d’un hectare. En revanche, nos terroirs de rouge, moins gélifs, ne virent que quelques rares pieds touchés par ces gels matinaux.

Les mois de mai et juin quant à eux furent assez pluvieux. Il nous a fallu lutter contre les maladies cryptogamiques avec beaucoup de vigilance mais, au prix d’efforts importants, notre équipe de vignerons réussit à maintenir un feuillage et des grappes dans un état très sain. La floraison se déroula entre le 1er et le 6 juin dans des conditions moyennes. Néanmoins, la nouaison fut excellente, malgré certaines rares et vieilles parcelles montrant quelques signes de coulure.

Par la suite, le mois de juillet pluvieux contrasta avec un mois d’août et une première quinzaine de septembre très secs. Seulement, les 45 mm de pluie tombés juste après que nous ayons fini de ramasser les raisins blancs, nous firent craindre des vendanges de rouge plutôt pénibles.

Comme pour le millésime 2017, le choix suivant s’offrit à nous : soit ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Nous prîmes encore la même décision : privilégier la qualité des raisins. Les parcelles de merlot les plus précoces furent vendangées le 24 septembre tandis que le ramassage des grands cabernets ne commença que le 4 octobre. Les vendanges se terminèrent le 13 octobre. Certes, la saison avait été éprouvante mais la qualité du travail fourni nous permit de réaliser un millésime élégant et dense.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2020

L’assemblage du Pavillon Rouge 2020 est assez classique et se compose de 75% de cabernet sauvignon, 18% de merlot, 5% de petit verdot et 2% de cabernet franc.

Le Pavillon Rouge correspond à 31% de la récolte. Même si nos critères de sélection restent aussi stricts que dans les millésimes précédents, le pourcentage de Pavillon Rouge est légèrement plus élevé grâce à l’homogénéité de la qualité, caractéristique des plus grands millésimes. Quel chemin parcouru en tout cas depuis 30 ans : le Pavillon Rouge 2020, par sa complexité, sa puissance, sa longueur et sa classe n'a probablement rien à envier à certains millésimes des années 70, 80 et 90 du Grand Vin de Château Margaux. Mieux vaut l'attendre patiemment. (Avril 2025)

Climat

Dans la lignée des millésimes précédents, 2020 à Bordeaux est une année marquée par des températures moyennes parmi les plus élevées jamais enregistrées, consécutives à des vagues de chaleur successives, et par un été exceptionnellement sec, dû à une absence de précipitations en début d’été.

Après une fin d’année 2019 abondante en pluie à Margaux, le premier trimestre 2020 fut peu pluvieux (80 mm de moins en cumuls). Mais l’hiver 2020 fut surtout marqué par sa douceur. Les moyennes des températures étaient 3°C au-dessus des moyennes trentenaires. Les températures dépassèrent parfois les 20°C au mois de février et seules 4 gelées d’une faible intensité vinrent troubler cette douceur hivernale. La vigne débourra alors extrêmement tôt : du 22 au 26 mars selon les cépages, soit environ 10 jours plus tôt que les moyennes. Ce furent les prémices d’un millésime très précoce...

Le printemps fut également très doux. Les températures du mois d’avril furent parmi les plus chaudes depuis 1962. La floraison eut lieu entre le 21 et le 26 mai sous d’excellentes conditions. Aucun symptôme de coulure ni de millerandage ne fut observé. Le printemps fut particulièrement pluvieux entrainant une forte pression parasitaire que nous réussîmes cependant à maîtriser (très peu de symptômes sur feuille et aucun sur grappe).

L’été fut marqué par des vagues de canicules longues et intenses entre le 23 juin et le 12 août ainsi que par une forte sécheresse (il ne tomba pas une goutte de pluie entre le 19 juin au 10 août). La véraison eut lieu entre les 23 et 26 juillet, à l’exception des petits verdots dont la véraison, toujours plus tardive, eut lieu le 1er août. Seule la deuxième décade du mois d’août permit de limiter un stress hydrique devenant trop fort. Il tomba près de 80 mm la journée du 13 août. Durant ces quelques jours d’orage, l’eau tomba trop fort en un temps trop court pour pénétrer dans les sols. Ces orages permirent toutefois d’abaisser la température et de limiter l’insolation, contribuant ainsi à garder un potentiel acide dans les baies.

Le mois de septembre fut également idéal pour les raisins : un soleil radieux en journée, des nuits fraîches et seulement 14 mm de pluie en septembre. Seules quelques après-midi trop chaudes mi-septembre imposèrent d’arrêter les vendanges après le déjeuner pour les vendangeurs et le raisin. Nous commençâmes à vendanger nos merlots précoces le 10 septembre. La grande équipe arriva le 21 septembre et commença dès son arrivée à vendanger nos grands cabernets. Les vendanges prirent fin le 30 septembre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2019

L’assemblage du Pavillon Rouge 2019 reste toujours majoritairement composé de cabernet sauvignon (76%). La part du merlot reste constante par rapport au millésime précédent (19%). Le cabernet franc (2%) et le petit verdot (3%) complètent l’assemblage du Pavillon Rouge 2019.

Le Pavillon Rouge 2019 est le fruit d’une sélection importante. Seul 27% de la récolte le compose. Le vin présente un équilibre en bouche remarquable, une rondeur et une structure tannique suave. Ce vin aurait probablement fait partie intégrante de l’assemblage des Grands Vins il y a 20 ans. Le travail à la vigne ou dans les chais est scrupuleusement le même pour les lots qui feront le Pavillon Rouge que pour ceux qui feront le Grand Vin. Sans doute retrouve-t-on ainsi le même style dans ces deux vins et quelques arômes communs ; il ne manque parfois qu’un détail, presque indéfinissable, pour qu’un lot ne soit pas intégré dans la composition du Grand Vin. Jamais, en tout cas, un Pavillon Rouge si puissant n'aura donné autant de plaisir jeune, à condition de bien le décanter. (Avril 2025)

Climat

A l’échelle mondiale, l’année 2019 fut la plus chaude jamais enregistrée. En France, la température moyenne atteignit 13,7°C, soit 1,1°C à 1,2°C au-dessus de la normale.

A Margaux, l’hiver 2019 fut doux (de 1 à 2 degrés au-dessus des moyennes trentenaires), peu pluvieux (30 mm de moins que les moyennes trentenaires) et ponctué de très rares gelées (seulement 3 jours). Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 29 mars et le 4 avril.

Le printemps fut clément, avec des températures très proches des normales de saison, et marqué par des précipitations abondantes fin avril puis entre le 5 et le 18 juin. La floraison eut lieu entre le 1er et le 9 juin et se passa relativement bien. Seules certaines vieilles parcelles de merlot présentèrent quelques signes de coulure. Ces pluies, qui nous faisaient craindre quelques sorties de mildiou, n’eurent aucune incidence sanitaire et l’état du vignoble fut finalement très bon tout au long de l’année.

L’été contrasta nettement avec ce printemps pluvieux. Des conditions anticycloniques s’établirent durablement et seuls 64 mm de pluie tombèrent entre le 21 juin et le 21 septembre. Mais l’été 2019 restera surtout dans les mémoires pour les deux épisodes de canicule intense qui se sont produites fin juin puis du 22 au 24 juillet où la température atteignit 39,9°C à Margaux !

Les vendanges de rouge commencèrent le 18 septembre, dans des conditions idéales qui nous permirent de ramasser des raisins de merlot parfaitement mûrs et concentrés. Une perturbation vint s’installer du 22 au 29 septembre. Ces conditions météorologiques n’entrainèrent aucune dégradation de l’état sanitaire et ont permis aux raisins de mûrir plus lentement dans des conditions moins agressives pour les vignes : les niveaux d’acidité furent mieux conservés et les degrés d’alcool ne sont finalement pas trop élevés. Ces raisins ramassés entre la fin de septembre et le début d’octobre purent bénéficier de la concentration acquise depuis la véraison (entre le 5 et le 10 août) sans être trop affectés par la faible dilution apportée par ces pluies.

Les vendanges s’achevèrent le 10 octobre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2018

Le Pavillon Rouge 2018 est composé de 30% de la récolte. L’assemblage reste majoritairement marqué par le cabernet sauvignon (69%). La part du merlot recule légèrement (19%) par rapport aux autres millésimes. Elle est compensée par une augmentation remarquable du petit verdot (9%) dont les lots présentent un grain de tannins particulièrement fins et une aromatique moins marquée que dans certains millésimes. Le cabernet franc complète l’assemblage (3%).

A l’image du Grand Vin de Château Margaux, et dans une moindre mesure, le Pavillon Rouge 2018 est puissant, soyeux et long. Une délicate présence tannique accompagne toute la dégustation. Nous n’avons jamais connu de tels niveaux de tannins pour aucun Pavillon Rouge et pourtant aucune forme d’astringence n’est perceptible tout au long de la dégustation. Il est déjà agréable à boire même s'il faudrait idéalement l'attendre. (Octobre 2025)

Climat

L’année 2018 est la plus chaude que nous ayons connue depuis le début du 20ème siècle, dépassant la température moyenne annuelle de 1,4°C sur le plan national. Cette année 2018 commença à Margaux par un hiver relativement doux par rapport aux températures normales et ce malgré quelques gelées au mois de février sans conséquence pour notre vignoble. Le reste de l’année fut chaud, voire très chaud, par rapport aux températures de saison : on nota quelques records sur la dernière décade de juin et les dix premiers jours du mois d’août avec plus de 4°C au-dessus des moyennes trentenaires.

Les pluies du premier semestre ont été abondantes, avec près de 630 mm de précipitations à Margaux entre le 1er janvier et le 10 juillet, rendant les conditions culturales assez difficiles. Chaque journée de pluie minimisait l’espoir de faire un grand millésime... Mais les conditions anticycloniques estivales gagnèrent enfin nos régions jusqu’à la fin des vendanges. Les précipitations furent très faibles : 48 mm entre mi-juillet et fin septembre. Ce profil pluviométrique de l’année nous rappelait alors celui du millésime 2009.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2017

Nous continuons de pratiquer une sélection stricte pour constituer le Pavillon Rouge 2017 : seulement 22% de la récolte. Nous prenons depuis plusieurs années toute la mesure d’une sélection parcellaire plus poussée avec un nombre grandissant de lots de vins à déguster et des possibilités presque infinies pour assembler nos vins. Néanmoins, le fruit de ce travail est à la hauteur de nos espérances car il apporte toujours plus de précisions au Grand Vin et au Pavillon Rouge.

Ce vin présente une structure tannique remarquable, puissante et soyeuse à la fois. Les 76% de cabernet sauvignon qui composent ce vin lui confèrent une longueur en bouche exceptionnelle. Les 17% de merlot contribuent largement à l’expression aromatique douce et fruitée du Pavillon Rouge. Ce vin contient enfin 4% de cabernet franc et 3% de petit verdot. Bien que déjà assez ouvert et charmeur, mieux vaudrait idéalement l'attendre encore quelques années. (Avril 2025)

Climat

Après une année 2016 relativement sèche, les premiers mois de l’année 2017 apportèrent les précipitations nécessaires au bon équilibre des nappes phréatiques. Les températures n’avaient pas été particulièrement froides en hiver. La vigne débourra autour du 4 avril, mais nous ne nous sommes pas suffisamment méfiés des températures printanières, de sorte que les nuits de gel des 27 et 28 avril vinrent nous rappeler que nous dépendions d’abord de la nature dans nos terroirs. L’emplacement privilégié de nos parcelles nous a cependant permis de limiter les dégâts de ce gel. Seulement 10% de nos parcelles de rouge furent touchées.

Sur l’ensemble du cycle végétatif, seule la dernière semaine de juin fut très pluvieuse. La vigne avait déjà fleuri entre le 25 et le 30 mai dans les conditions les plus propices à une fécondation efficace et homogène. L’été 2017 ressembla peu ou prou à l’été 2016, chaud et très sec sur les mois de juillet et d’août. Seules quelques précipitations début septembre vinrent perturber l’opportunité rare de réaliser un triplé de grands millésimes après 2015 et 2016 ; nous venions juste de rentrer nos raisins blancs quand de fortes précipitations ont gâché nos espoirs d’une très grande année.

Un choix crucial s’offrait alors à nous : ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Fidèles à nos exigences de qualité, et rassurés par des prévisions météorologiques optimistes, c’est bien ce dernier choix que nous avons fait… les vendanges de rouge eurent lieu entre le 12 septembre et le 3 octobre sous des conditions climatiques exceptionnelles.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2016

Cette année encore, le Pavillon Rouge 2016 a fait l’objet d’une sélection très stricte (26% de la récolte) des vins issus de parcelles dont certaines produisaient du Château Margaux il y a encore quelques années. Cette sélection illustre bien notre exigence constante à l’égard du Pavillon Rouge.

L’assemblage dénote aussi ces efforts : 84% de cabernet sauvignon, 13% de merlot et 3% de petit verdot. Grâce à de magnifiques lots de cabernet sauvignon, la trame tannique de ce vin est à la fois dense et soyeuse, éclatante et longue.

Il ne peut définitivement plus être considéré seulement comme un second vin et nous recommandons encore un peu de patience avant d'ouvrir les premières bouteilles ! (Novembre 2025)

Climat

L’hiver, particulièrement arrosé et relativement doux, entraina un débourrement assez précoce durant la dernière semaine de mars. Les 400 mm de précipitations des 3 premiers mois de l’année aidèrent les nappes phréatiques à se reconstituer après une année 2015 plutôt sèche. Les pluies rapprochées du printemps donnèrent l’impression qu’elles avaient été abondantes. En réalité le cumul de ces précipitations ne fit que représenter l’équivalent de la moyenne des 30 dernières années. La vigne réussit néanmoins à trouver quelques rares et belles journées ensoleillées pour fleurir entre le 6 et 8 juin.

Le contraste avec l’importante sécheresse estivale n’en fut pas moins saisissant. Seuls quelques 8 mm tombèrent aux mois de juillet et août. Même si les très jeunes plants montrèrent quelques signes de stress hydrique marqué, nos vieilles vignes se comportèrent parfaitement, nous montrant une nouvelle fois à quel point ce végétal est doué de capacités d’adaptation incroyables au climat. Bien que sec, l’été ne fut pas exceptionnellement chaud. Seule la deuxième quinzaine d’août fut marquée par des chaleurs plus fortes que les normales. La combinaison de ces paramètres entraîna une véraison assez étalée. Le mois de septembre, avec des journées sèches et des nuits fraîches, permit aux raisins de finir leur maturité dans les conditions les plus optimales.

Les vendanges de rouge, les plus étalées dans l’histoire du domaime, se sont déroulées du 23 septembre au 18 octobre.

Tout au long de l’été, nous ressentions chaque jour un peu plus d’excitation à l’idée qu’un nouveau grand millésime se dessinait…

Pavillon Rouge du Château Margaux

2015

Jamais notre exigence de qualité n’a été aussi grande pour le Pavillon Rouge ; nous en produisons aujourd’hui deux fois moins qu’il y a dix ans. Le millésime 2015 ne présente que 23% de notre récolte. Grâce à cette rigueur, le style du Pavillon Rouge ne cesse de se rapprocher de celui du Grand Vin. Le cabernet sauvignon représente 74% de l’assemblage ; il amène une trame dense, une bouche ample et une finale florale, fraiche et complexe. Le merlot compte pour 21% de l’assemblage et enveloppe le vin d’un voile soyeux et charmeur. Le petit verdot, à hauteur de 4%, apporte des arômes épicés et le cabernet franc (1%) complète l’assemblage. Par sa structure, son raffinement et sa longueur, le Pavillon Rouge 2015 est probablement le meilleur Pavillon Rouge que nous ayons jamais produit. La douceur de ses tannins le rend déjà très agréable à boire même si, évidemment, mieux vaudrait l'attendre patiemment pour lui permettre de révéler toute sa complexité. (Avril 2025)

Climat

L’hiver, sensiblement plus frais que celui des années précédentes, a conduit à un débourrement tardif mais parfaitement régulier. Les conditions climatiques du printemps ont été optimales, avec un temps ensoleillé et sec ; la floraison s’est donc déroulée de manière rapide et homogène. La chaleur et la sécheresse ont persisté durant les mois de juin et juillet jusqu’à laisser craindre que s’installe un stress hydrique, au moins dans les parcelles les plus sensibles. Heureusement les quelques pluies du mois d’août sont arrivées à point nommé pour raccourcir et homogénéiser la véraison. La sécheresse, qui s’est à nouveau imposée au mois de septembre, combinée à des journées chaudes et des nuits fraîches, a permis aux raisins d’équilibrer leur richesse en sucre par une belle acidité, de rendre leurs tanins plus soyeux et leur potentiel aromatique plus complexe.

Les vendanges de rouge se sont déroulées du 18 septembre au 6 octobre. La petite taille des baies de raisin et leur pellicule plus épaisse laissaient présager une concentration tannique très élevée. Les conditions climatiques de 2015 sont en fait caractéristiques des très grands millésimes comme 2005, 2009 et 2010.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2014

Le magnifique mois de septembre a pleinement joué, en 2014, son rôle salvateur d'été indien, comme dans tant d'autres bons et très bons millésimes. Tous les cépages rouges ont atteint un excellent niveau de maturité, caractérisé par une grande concentration, une teneur très élevée en sucre - la plus élevée depuis 2010 - et une acidité forte. De tels équilibres sont en fait typiques des grands vins de Bordeaux dont la puissance tannique s'accompagne toujours d'une agréable fraîcheur. Bien qu'inauguré en 2015, nous avons utilisé le Chai Foster pour la première fois lors des vendanges 2014. Ce nouvel outil de vinification a pu donner, dans de telles conditions, toute la mesure de ses possibilités : non pas remplacer nos autres cuviers traditionnels, toujours aussi nécessaires, mais nous permettre d'aller encore plus loin dans la sélection intra-parcellaire, et la précision de tous les gestes techniques. Quel chemin parcouru depuis trente ans ! Nous utilisons quatre fois plus de cuves pour produire deux fois moins de vin... C'est probablement le Pavillon Rouge et le Margaux du Château Margaux, notre troisième vin, qui bénéficient le plus de ces progrès récents, car c'est à leur niveau que la sélection parcellaire doit être particulièrement rigoureuse. Les très grands terroirs, eux, appartiennent à un monde à part... En tout cas, seulement 24% de la récolte a rejoint le Pavillon Rouge, alors que 36% est allé dans le premier vin ; la plus grande part – 40% – se retrouve dans le troisième et le quatrième vin.

Cet effort de sélection rapproche beaucoup le Pavillon Rouge du premier vin, autant en qualité qu'en personnalité, même s'il lui manquera toujours cette magie qui n'appartient qu'aux plus grandes parcelles.

Les proportions de cépages dans l'assemblage du Pavillon Rouge sont classiques : 77% de cabernet sauvignon, 22% de merlot et 1% de petit verdot. L'idéal serait de l'attendre encore quelques années... (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très doux et pluvieux, sans aucune période de froid notable, le printemps a été "normal": un mois de mai plutôt frais et de juin assez chaud, de telle sorte que la floraison s'est déroulée aux dates habituelles et dans des conditions très favorables; elle a donc été rapide et homogène, contrairement à l'année dernière.

Le mois de juillet n'a pas apporté de grande surprise; en revanche, le mois d'août a été particulièrement frais, sans doute l'un des plus froids que nous ayons connus récemment. Ces températures basses ont dû gêner le bon déroulement de la véraison, qui a beaucoup traîné en longueur. Heureusement il n'a pas beaucoup plu, mais à aucun moment, en juillet comme en août, une véritable sécheresse ne s'est installée. Comme il arrive si souvent à Bordeaux, tout restait possible à la fin du mois d’août, aussi bien la perspective d’un très bon millésime que celle d'une année médiocre... Le temps vraiment estival de septembre a apporté la réponse que nous espérions: la chaleur et la sécheresse ont permis aux raisins de parfaitement mûrir et aux vendanges de se dérouler dans des conditions optimales. Tout le contraire de ce qui s'était passé en 2013... Les vendanges de blanc se sont déroulées du 15 au 19 septembre, celles de rouge du 29 septembre au 10 octobre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2013

Un développement si soudain du botrytis, quelques jours avant le début des vendanges, ne s’était pas vu depuis longtemps. Si le champignon n’a pas changé, nos méthodes pour y faire face ne sont plus les mêmes que dans les années 70 ! Aujourd’hui nos équipes de vendangeurs, plus nombreuses et mieux formées, sont capables d’assurer un tri parfait en un temps record, tandis qu’au chai, les équipements modernes de sélection et de traitement des raisins effectuent un travail inconcevable il y a encore dix ans.

Tous ces efforts ne permettent malheureusement pas d’accélérer la maturation des raisins dans les parcelles tardives de cabernet, ni de gommer les conséquences du millerandage dans les merlots… Les décisions d’assemblage ont donc été particulièrement sévères pour ce millésime : le Pavillon Rouge ne représente que 21 % de la récolte, tandis que le troisième et le quatrième vins en représentent 37%. C’est la plus faible quantité de Pavillon Rouge jamais produite…

Les proportions de cépages rendent bien compte des forces et des faiblesses du millésime : à peine 10% de merlot, qui ne s’est jamais remis de sa difficile floraison, sans que l’on comprenne bien pourquoi ; 84% de cabernet sauvignon dont la remarquable adaptation à nos terroirs est une fois de plus démontrée ; 4% de petit verdot que l’on n’attendait pas à un aussi bon niveau ; et enfin 2% de cabernet franc qui a très bien tiré son épingle du jeu compliqué de ce millésime.

Au prix de cette sélection inédite, le Pavillon Rouge 2013 atteint une qualité surprenante. Nul doute qu’il aurait intégralement rejoint l’assemblage du premier vin il y a encore quinze ans.

On peut commencer à le boire, sans se presser. (Octobre 2025)

Climat

Les températures particulièrement fraîches de la fin de l’hiver et du printemps ont retardé le débourrement puis la floraison d’une bonne dizaine de jours par rapport à la moyenne. Et comme il a également beaucoup plu pendant toute cette période, la floraison a été lente et la nouaison difficile, ce qui a entraîné un millerandage généralisé et une coulure importante dans les merlots. Ce dernier phénomène s’est avéré plus modéré pour les cabernets. D’emblée, nous savions que le millésime 2013 ne serait pas abondant…

Heureusement, la sècheresse estivale a permis aux raisins de combler une partie du retard : nous n’avons pas retrouvé à la véraison la même hétérogénéité qu’à la floraison. Il est également probable que leur faible quantité ait accentué ce phénomène de rattrapage. Au début du mois de septembre, l’espoir grandissait d’une récolte certes faible, mais qui semblait mûrir dans d’excellentes conditions.

Septembre a été paradoxal, relativement sec et très humide à la fois. De petites pluies fréquentes ont en effet maintenu une humidité ambiante élevée sans entraîner de cumul important de précipitations. Rien n’était donc joué jusqu’à la fin du mois lorsqu’un développement soudain de botrytis a précipité le début des vendanges ; il n’aura finalement manqué aux raisins qu’une petite semaine de maturation, suffisamment pour gâcher les espoirs d’un grand millésime, pas assez pour lui ôter toutes ses promesses.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 19 au 27 septembre, et celles de rouge du 30 septembre au 11 octobre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2012

À peine 30% de la récolte dans le Pavillon Rouge : l'effort de sélection renforcé depuis 2011 se poursuit et contribue à rapprocher, au moins en style, le Pavillon Rouge du premier vin. Peut-on encore parler de deuxième vin ? Se souvient-on qu'il y a trente ans l'intégralité de ce lot serait devenue du Château Margaux ? Le Pavillon Rouge d'alors correspond aujourd'hui à ce qui devient du troisième et du quatrième vin...

Certaines parcelles de merlot commencent enfin à s'améliorer, pas encore assez pour rentrer dans le premier vin, mais leur qualité a permis cette année d'en introduire 33% dans l'assemblage. La sélection parcellaire de plus en plus fine que nous pratiquons, ainsi bien sûr que les conditions du millésime, expliquent en grande partie cette bonne nouvelle. Ce n'est pas le cas des petits verdots, dont les jeunes parcelles qui avaient si bien réussi en 2011 ont mal résisté à la sécheresse estivale ; il n'y en a qu'à peine 3%. Les cabernets - 63% de cabernet sauvignon, 1% de cabernet franc - constituent bien sûr la trame du vin.

Le Pavillon Rouge 2012 est un vin très puissant - on retrouve presque les niveaux historiques de concentration tannique du 2011- mais très équilibré, fin et racé. S'il n'atteint pas le niveau de qualité du 2010 il n'en est probablement pas loin. Il est déjà très agréable mais gagnera à être encore attendu quelques années. (Novembre 2025)

Climat

2012 marque le retour à un grand classicisme climatique: à un hiver froid, surtout au mois de février, a succédé un printemps très humide, puis un été très sec avant le retour d'un temps pluvieux à partir du 20 septembre.

Les pluies abondantes jusqu'au 15 juillet ont bien entendu créé des conditions très favorables au développement du mildiou. C'est pourtant cette année que nous avons intensifié, avec le plus grand succès, notre programme de lutte biologique: non seulement plus aucun insecticide n'est utilisé sur la propriété depuis 10 ans, mais en 2012, un seul traitement chimique - contre 7 ou 8 en général - a été appliqué sur les parcelles de grand vin. Nous y sommes presque...

À partir du 15 juillet s'est établi un temps très sec, modérément chaud, mais ponctué de quelques journées de grande chaleur. De telles conditions sont typiques des grands millésimes classiques de Bordeaux; elles permettent à la fois la maturation et la concentration des raisins. Seuls les moins bons terroirs et les jeunes vignes ont souffert du passage soudain d'un printemps très humide à un été très sec.

Le temps a de nouveau changé dès le premier jour de l'automne: les pluies modérées qui sont tombées régulièrement à partir du 20 septembre sont arrivées trop tard pour perturber sérieusement la maturité et l'état sanitaire des raisins, mais elles ont probablement empêché, à quelques jours près, que 2012 soit le grand millésime qu'il aurait dû être.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 10 au 14 septembre, et celles de rouge du 25 septembre au 16 octobre, juste avant que les conditions ne se dégradent vraiment...

Pavillon Rouge du Château Margaux

2011

Jamais le Pavillon Rouge n'avait bénéficié d'une sélection aussi sévère : il ne représente que 28% de la récolte, dont plus du tiers se retrouve dans le troisième vin (le Margaux du Château Margaux) et le quatrième vin (une sélection de lots écartés vendue en vrac). C'est bien sûr l'hétérogénéité du millésime, conséquence de la sécheresse et des échaudages, et surtout notre volonté de la surmonter qui expliquent cette rigueur. Grâce à cette sélection, le Pavillon Rouge 2011 s'approche plus que jamais de la qualité et du style du premier vin, et n'est pas très éloigné de 2010. La proportion des principaux cépages reste à peu près la même que l'année dernière : 65% de cabernet sauvignon et 25 % de merlot. Seul le petit verdot atteint un niveau historique (8%) car nos parcelles replantées voici une quinzaine d’années commencent enfin à donner d'excellents résultats. Il reste 2% pour le cabernet franc particulièrement réussi en 2011. L'équilibre analytique du Pavillon Rouge 2011 est parfaitement classique : un degré alcoolique de 13% et un pH de 3,6. Seule la quantité de tannins est vraiment historique, la plus élevée jamais mesurée. Il convient donc de l'attendre encore quelques années. (Octobre 2025)

Climat

L'année viticole a commencé sous un climat quasi estival avec les mois d'avril et de mai beaucoup plus chauds et secs que la normale. Le démarrage et la croissance de la vigne ont donc été très rapides, et la floraison particulièrement précoce. Par la suite, les mois de juin, de juillet et d’août ont été plutôt frais, mais pas assez humides, surtout à Margaux, pour vraiment modifier l'état de sécheresse du vignoble, caractéristique du millésime. Les 26 et 27 juin s'est produit un épisode caniculaire d'une ampleur jamais vue: de nombreuses grappes prêtes à vérer, compte tenu de la précocité du millésime, ont subi un échaudage entraînant des dégâts parfois importants, notamment dans les parcelles de cabernet sauvignon peu vigoureuses. L'état de stress hydrique du vignoble après trois mois de sécheresse a probablement amplifié ce phénomène dont les conséquences restent, en général, minimes. Les vendanges, qui ont commencé dès le 25 août pour les blancs, et le 5 septembre pour les rouges, ont bénéficié d'un temps en général chaud et sec, ce qui a permis d'effectuer sans hâte les différentes opérations de tri rendues nécessaires par les problèmes d'échaudage. Notre seule déception est la quantité: avec un rendement de 29hl/ha, le millésime 2011 est la plus petite récolte depuis vingt ans!

Pavillon Rouge du Château Margaux

2010

Les vendanges se sont déroulées du 23 septembre au 15 octobre, comme en 2009. Toutes les parcelles ont bénéficié des magnifiques conditions climatiques, mais toutes n'en ont pas tiré le meilleur parti : aussi bien les merlots que les cabernets des sols les plus argileux ont atteint des degrés alcooliques élevés, moins au détriment de leur équilibre que de leur finesse. Nous les avons réunis dans le Margaux du Château Margaux, notre 3ème vin, ainsi que dans une quatrième sélection (vendue en vrac) qui représentent à eux deux 24 % de la récolte.

Le Pavillon Rouge 2010, à 38% de la récolte, représente pour la première fois la même proportion que le premier vin. Cette sélection illustre bien notre nouvelle exigence à son égard : il n'est plus vraiment un deuxième vin, mais un assemblage différent du premier, avec une puissance tannique tout à fait comparable.

66% de cabernet sauvignon, 30% de merlot, 4% de petit verdot : ce sont pratiquement les mêmes proportions de cépages qu'en 2009, au service d'une qualité peut-être supérieure. Jamais encore le Pavillon Rouge ne s'était en fait autant rapproché du Château Margaux. A attendre encore idéalement quelques années. (Novembre 2025)

Climat

L'hiver plutôt froid et sec a entraîné un débourrement assez tardif, puis les conditions irrégulières du printemps ont conduit à une floraison souvent hétérogène, avec parfois un peu de coulure dans les vieux merlots. Comme toujours, les grands terroirs ont donné l'impression d'imposer leur propre rythme, et de se jouer des aléas climatiques: la floraison y a été rapide, homogène, et parfaitement réussie... Mais il est vrai que les cabernets sauvignons, dont ce sont les terres de prédilection, sont naturellement peu sensibles à la coulure.

A partir de la fin du mois de juin jusqu'à la fin des vendanges, nous avons connu à nouveau le type de sécheresse dont seuls les très grands millésimes de Bordeaux ont le secret: pas assez d'eau pour provoquer un excès de croissance de la vigne, mais juste ce qu'il faut pour favoriser la maturation et stimuler la concentration des raisins. Il nous semblait peu à peu que se répétaient à l'identique les conditions de 2009, ou 2005 ...

Mais les millésimes ne se ressemblent jamais tout à fait. L'été 2010 a été aussi sec, mais plus frais que 2009: pas de températures caniculaires, et des nuits toujours fraîches. Cette fraîcheur relative a tempéré les conséquences de la sécheresse, et probablement permis à quelques jeunes vignes de grands terroirs d'atteindre un nouveau seuil de qualité. Elle a également favorisé l'expression aromatique de tous les cépages, en particulier celle du sauvignon blanc et des cabernets. Elle leur a aussi permis de conserver un très beau niveau d'acidité, idéal pour contrebalancer les degrés alcooliques élevés. (Début des vendanges le 22 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2009

Les vendanges du rouge se sont poursuivies jusqu'au 14 octobre pour permettre aux raisins des parcelles les plus tardives de parfaire leur maturation. Malgré la persistance du beau temps, certains d'entre eux n'y sont pas parvenus, probablement en raison d'un stress hydrique trop important. Il a donc fallu écarter une proportion inaccoutumée de la récolte, de l'ordre de 23%. Peut-être quelques-uns de ces lots auraient-ils rejoint le deuxième vin dans un millésime habituel, mais le potentiel du 2009 était hors du commun. Le Pavillon Rouge ne représente donc que 41% de la récolte.

Cabernet sauvignon : 67% ; merlot : 29% ; petit verdot : 4% : ces proportions sont l'assurance d'un certain classicisme malgré une puissance tannique impressionnante, supérieure même à celle du Pavillon Rouge 2005. La part importante du cabernet a permis de garder un degré alcoolique modéré : à peine 13,4. Mais la vraie grandeur du 2009 est d'avoir donné à ces tannins si concentrés une douceur et une délicatesse étonnantes. Nous n'avions jamais connu un tel équilibre. Quand commencer à le boire ? Question difficile à répondre tant ce vin est déjà charmeur et délicieux, mais son potentiel immense... (Février 2025)

Climat

Après un hiver froid et sec, le mois d'avril a été froid et pluvieux, de sorte que le débourrement a été relativement tardif, et la croissance des bourgeons plutôt lente. Mais à partir du 1er mai les températures se sont nettement élevées et stabilisées au-dessus de la moyenne, sans pour autant devenir excessives. La floraison a donc été rapide et complète, promesse d'une maturité très homogène. Dans le même temps commençait à s'installer une sècheresse dont nous ne soupçonnions alors ni l'ampleur, ni la durée. Très peu de millésimes – à part 2005 – ont en fait connu un tel phénomène : depuis le 10 juillet, il n'a pratiquement pas plu jusqu'à la fin des vendanges, le 14 octobre ! De telles conditions sont particulièrement favorables aux plus grands terroirs, qui sont capables d'assurer une alimentation en eau régulière de la vigne, ainsi qu'au cabernet sauvignon, moins sensible à la sècheresse que le merlot. En revanche les vignes, dans certains sols légers moins bien pourvus en argile, ont parfois eu du mal à amener leurs raisins à parfaite maturité. Si la sécheresse estivale s'est accompagnée de températures parfois très elevées dans la journée, les nuits sont restées fraîches. Cette amplitude diurne importante a favorisé l'accumulation des tanins et des anthocyanes dans les pellicules des raisins rouges, et préservé la fraicheur des arômes, en particulier ceux des sauvignons blancs. Tous les éléments se mettaient progressivement en place pour faire de 2009 un très grand millésime. (Début des vendanges le 24 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2008

De manière assez surprenante, la maturation lente et finalement tardive de tous les cépages n’en a défavorisé aucun. Seules deux ou trois parcelles de merlot – toujours les mêmes – ont un peu souffert, moins du manque de maturité que d’une trop grande dilution ; leur terroir n’est finalement à la hauteur que dans les grands millésimes. C’est donc surtout par discipline, et volonté d’excellence, que nous avons écarté de nos assemblages près de 17% de la récolte : troisième vin, dernières presses, etc. Près de 47% des vins ont rejoint l’assemblage du Pavillon Rouge, dont l’équilibre immédiat a tout de suite confirmé que le millésime était plus homogène que nous l’avions imaginé. Les merlots n’y entrent que pour 26%, car leur rendement était plus faible que celui des cabernets. Ils apportent à la fois de la puissance, de la chair, et du volume. Les cabernets sauvignons en composent 68 % ; ils lui donnent leur finesse, leur subtilité, leur densité et leur fraîcheur. Et les petits verdots ? On se demande souvent quelle peut être leur contribution à l’assemblage. Sans être essentielle, elle est probablement nécessaire car ils apportent à la fois leur originalité aromatique et leur vigueur tannique ; mais ils ne représentent que 5% de l’assemblage. Il ne reste que 1% pour le cabernet franc dont on mesure mal le rôle, mais dont on hésite par prudence à se séparer.

2008 est un très bon millésime de Pavillon Rouge, proche de 2006 dont il a la puissance et la finesse, mais peut-être est-il un peu plus vif, et aussi légèrement plus subtil. Il développe un nez très aromatique et une présence douce et harmonieuse en bouche. On peut donc commencer à le boire même s'il serait dommage de trop se presser. (Novembre 2025)

Climat

Après un hiver assez sec, le printemps a été humide et frais ; très frais même au début du mois d'avril : il a fallu déclencher – avec succès ! – notre système d'aspersion antigel le 7 avril à Virefougasse, notre parcelle de sauvignon blanc. Le mois de mai a été particulièrement humide, ce qui a créé des conditions très favorables au développement du mildiou à une période de grande sensibilité de la vigne ; pour la deuxième année de suite il a donc fallu être très vigilant dans la protection phytosanitaire. Nous avons néanmoins poursuivi nos efforts en vue de trouver une solution alternative aux traitements chimiques ; c'était une occasion à ne pas manquer ... La floraison est intervenue au tout début du mois de juin, exactement à la date normale. Elle a été en partie perturbée par de fortes pluies qui sont sans doute responsables de la coulure et du millerandage observés dans certaines parcelles de merlot. Comme il y avait de toute façon une « sortie » plus faible- c'est-à-dire moins de grappes - que l'année dernière on pouvait d'ores et déjà s'attendre à une récolte moins importante. Tout l'été a ensuite été frais avec des températures inférieures d'environ deux degrés à la moyenne pour les mois de juillet, août et septembre. Mais juillet a été très sec (à peine 10 mm de pluie) alors qu'il a plu régulièrement en août et jusqu'au 15 septembre. La fraîcheur et l'humidité ont bien sûr ralenti la véraison et la maturation, et miné petit à petit notre optimisme ... Et puis – encore un miracle diront certains – le temps a complètement changé à partir de mi-septembre : il a commencé à faire beau et sec, et ce beau temps ne nous a pratiquement pas lâché jusqu'à la fin des vendanges un mois plus tard ! (Début des vendanges le 3 octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2007

Pour bien comprendre le deuxième vin, il faut d’abord parler du troisième… il représente cette année 20% de la récolte, une proportion jamais atteinte auparavant. Les raisons de cette sélection draconienne sont, comme d’habitude, diverses. D’abord, bien sûr, le millésime : quand les raisins peinent à mûrir, seuls les plus grands terroirs peuvent leur faire franchir le pas décisif de maturité qui fera toute la différence ; les parcelles moins favorisées, par le jeune âge des vignes ou une moindre précocité, n’y arrivent pas toujours. Mais surtout notre volonté d’excellence ne s’attache plus seulement au premier vin, elle détermine aussi l’effort de sélection du second. Le Pavillon Rouge 2007 ne représente donc même pas la moitié de la récolte, à peine 48% … Aucun cépage n’ayant particulièrement démérité en 2007, on retrouve dans l’assemblage du Pavillon Rouge leur proportion habituelle : les cabernets (58%) lui donnent l’ossature, la force et l’équilibre ; les merlots (37%) leur fraîcheur, un joli fruit bien mûr, et une tendresse qu’ils n’avaient pas l’année dernière. La force tannique un peu envahissante des petits verdots (5%), confère à cet ensemble un regain de puissance bienvenu ; même leur légère verdeur en relève, à la manière d’une épice, la douce subtilité.

Le Pavillon Rouge 2007 est donc un beau millésime, d’une qualité assez proche de 2006 dont il n’a pas la densité, mais pas non plus l’austérité. Il est probablement plus subtil, plus tendre, et rappelle peut-être le 2004 qui séduit déjà les amateurs. On peut commencer à le boire, sans se presser. (Novembre 2025)


Climat

L'hiver particulièrement doux et sec a entraîné un débourrement précoce de la vigne, en avance d'au moins quinze jours par rapport à une année moyenne comme 2006. Puis le printemps a été, comme d'habitude, contrasté : mars doux et humide ; avril très chaud et très sec ; mai doux et très pluvieux ; juin à peu près normal, juste un peu plus humide que la moyenne. La floraison a donc été étalée, mais sans coulure significative. Tant de petits et de grands millésimes ont en fait commencé de la sorte...

À partir de fin juin s'est établi durablement un temps frais et relativement peu ensoleillé, caractérisé par des pluies fréquentes qui ont donné une impression générale « d'été pourri ». Ces conditions ont été très favorables au mildiou, heureusement bien mieux maîtrisé aujourd'hui qu'autrefois, ainsi qu'à la croissance des vignes qui n'ont cessé de pousser jusqu'à la fin du mois d'août. Nous commencions alors à nous inquiéter un peu, tout en sachant par expérience qu'un retournement de situation, quelques semaines avant les vendanges, n'est pas inhabituel...

L'heureuse surprise d'un fantastique mois de septembre, chaud et très sec n'aurait donc pas dû nous prendre au dépourvu : tant de bons et très bons millésimes, comme 2002 et 2004 tout récemment, ont connu un tel scénario ! Ce grand beau temps s'est même longuement poursuivi en octobre et a permis de vendanger très tard des parcelles enfin arrivées à maturité à l'issue d'un cycle végétatif d'une longueur record. (Vendanges le 27 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2006

Le Pavillon Rouge 2006 représente un peu plus de la moitié de la récolte, alors que presque 10% a été écarté en troisième vin. Bien entendu, on retrouve dans l’assemblage du Pavillon Rouge, à hauteur de 40%, la plupart des merlots ; ils s’y intègrent avec bonheur car ils ne manquent ni de finesse ni de puissance, mais seulement de cette grâce si particulière qui n’appartient peut-être, ici, qu’aux cabernets. Ceux-ci restent donc majoritaires avec 55% de l’ensemble. Comme pour le Grand Vin, mais dans une moindre mesure bien sûr, ils apportent au 2006 une force tannique et une vivacité peu communes, renforcées l’une et l’autre par 4% de petit verdot. Cet assemblage de cépages est assez classique pour le Pavillon Rouge.

Le Pavillon Rouge 2006 est un vin puissant, savoureux, à la finale fraîche et ferme, un peu austère aujourd’hui peut-être, mais dont la richesse et l’équilibre sont garants d’une superbe évolution dans les années à venir. (Novembre 2025)


Climat

Après un hiver plutôt froid, particulièrement au mois de février, mais heureusement plus humide qu'en 2005, le printemps a été tellement sec que nous avons presque commencé à craindre le manque d'eau. Mais ce serait oublier à quel point la vigne est adaptée à la sécheresse, et surtout que les grands terroirs savent si bien amortir de tels excès. Par contre la gelée du 11 avril a pris en défaut notre système de protection antigel de Virefougasse, la parcelle qui produit le Pavillon blanc, et sérieusement réduit son rendement potentiel...

La floraison s'est déroulée dans d'excellentes conditions, et laissait présager une vendange rouge de quantité moyenne à une date très proche des deux années précédentes.

L'été a ensuite été chaud, même caniculaire pendant la deuxième quinzaine de juillet, puis un peu plus frais en aout. Il a surtout été plutôt sec : il a moins plu en juillet/août que pendant la même période en 2003 ! Le mois de septembre a présenté les contrastes habituels : très chaud et sec pendant les dix premiers jours, puis doux et humide jusqu'au début des vendanges, suffisamment sec ensuite pour vendanger sans hâte. Ce scénario ressemble étrangement à celui de l'année 1996, qui a connu les mêmes pluies estivales, la même période très favorable à la fin du mois d'août, et exactement la même pluviométrie du premier septembre à la fin des vendanges... (Vendanges le 19 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2005

Étonnant 2005 ! Le merlot qui ne trouvait pas sa place dans le premier vin donne au Pavillon Rouge une force et un élan incroyables ; il représente 48% de l’assemblage ! Les cabernets sauvignons (également 48%) apportent à la fois la densité et la retenue qui pouvaient faire défaut à la chair des merlots ; le petit verdot (4%) joue pleinement son rôle discret et nécessaire de condiment. L’ensemble est surprenant de force, de gras et… d’équilibre : magie de l’assemblage ! 2005 est, avec 2010 et 2015, le Pavillon Rouge le plus riche, en alcool et en tanins, que nous ayons jamais produit. Il est déjà très bon à boire mais gagnera à être encore attendu quelques années. (Octobre 2025)

Climat

L'hiver plus frais que la moyenne a retardé le débourrement d'une semaine par rapport aux dates habituelles. Puis le printemps chaud et ensoleillé a favorisé une croissance régulière et permis une floraison rapide dès les premiers jours de juin, exactement aux mêmes dates que l'année dernière. Grâce aux excellentes conditions climatiques, la nouaison a été parfaitement réussie, mais la quantité de récolte paraissait d'ores et déjà inférieure à 2004, car il y avait nettement moins de grappes par pied.

Tout l'été a été beau, et surtout particulièrement sec : à peine 100 millimètres de pluie sont tombés entre le 1er mai et le début des vendanges ! Nous n'avions jamais vu chose pareille... Heureusement, il a fait chaud sans excès. On imagine à peine quelles auraient été les conséquences d'une telle sécheresse en 2003 ! Mais les grands terroirs - c'est en partie pour cette raison qu'ils sont des grands terroirs - ont une extraordinaire capacité à amortir les excès de la nature. Ils semblent réagir avec le même sens de la mesure et de l'équilibre qui caractérise les vins qu'ils produisent. (Vendanges le 20 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2004

Le Pavillon Rouge 2004 est le digne petit frère du premier vin. Il en a d’ailleurs l’étoffe, à défaut d’en avoir le grain : son nez est puissant et fin. Sa présence en bouche est fine, harmonieuse, bien fondue et se termine sur une note fraîche et délicate qui témoigne de la belle et juste maturité des raisins. Il est si délicieux à boire aujourd'hui qu'il serait dommage de ne pas commencer à en ouvrir quelques bouteilles. (Octobre 2025)

Climat

Après un débourrement assez tardif, le printemps a été frais et plutôt sec. Puis les températures sont remontées vers la fin du mois de mai, tandis que commençait à s'installer une sécheresse précoce et durable. En conséquence, la floraison a été rapide et la nouaison parfaitement réussie, confirmant ainsi nos prévisions d'une récolte généreuse. L'été a été « normal », au sens où ne s'est manifesté aucun excès notable de chaleur, de fraîcheur, de pluie ou de sécheresse. A la fin du mois d'août, tout restait possible, y compris la perspective d'un grand millésime. Le mois de septembre, chaud et sec, a donc été décisif, comme il arrive si souvent à Bordeaux ; il a permis une maturation régulière et complète de tous les cépages. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2003

Ce millésime exceptionnel a produit l'un des meilleurs Pavillon Rouge à ce jour. Les raisons de ce succès sont, comme d’habitude, nombreuses mais il nous paraît important de mentionner en priorité la réussite égale de nos quatre cépages. Celle du cabernet sauvignon et du petit verdot n’est pas surprenante dans un tel millésime, qui permet à tous les raisins, même les plus tardifs, de mûrir sans problème. C’est la qualité des merlots qui nous a le plus surpris ; il nous semble qu’ils n’ont pas été aussi bons depuis 1985. Lors de l’assemblage, nous avons eu de la peine à trouver les moins bons lots susceptibles de composer un troisième vin…

Le Pavillon Rouge 2003 est un vin monumental, plus riche en tanins qu’aucun Château Margaux produit depuis au moins 40 ans, jusqu’en 2005 (qui est encore plus concentré !). Cette puissance inhabituelle s’accompagne heureusement, comme pour le premier vin, d’une délicatesse et d’une suavité qui font presque oublier l’impressionnante structure tannique. Il est délicieux à boire aujourd'hui, et pour de nombreuses années. (Octobre 2025)

Climat

2003 est un millésime très précoce marqué surtout par une exceptionnelle chaleur estivale. De telles conditions – que l'on a parfois qualifiées d'extrêmes – ont suscité beaucoup d'interrogations et parfois d'inquiétude, mais les plus grands terroirs ont remarquablement su tirer leur épingle du jeu en assurant au raisin une maturité parfaitement équilibrée.

Les vendanges ont commencé le 10 septembre, comme en 1989, qui était l'année la plus précoce depuis 1893.

Pavillon Rouge du Château Margaux

2002

On pouvait craindre au moment de l’assemblage que le Pavillon Rouge 2002 souffre de la moins bonne qualité des merlots par rapport aux cabernets sauvignons. Cela n’a pas été le cas car le troisième vin a permis d’écarter les moins bons lots de merlots.

C’est un vin classique, assez puissant, qui fut un peu austère dans sa jeunesse mais qui est désormais délicieux à boire, même si l'on peut bien entendu encore l'attendre quelques années. (Octobre 2025)

Climat

Les conditions climatiques, assez défavorables au moment de la floraison, ont entraîné un millerandage très important dans les vieilles parcelles de merlots.

L'été a été frais et relativement humide, surtout le mois d'août. Mais à partir du mois de septembre, s'est heureusement installé jusqu'à la fin des vendanges un temps sec, chaud et ensoleillé. (Vendanges le 30 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2001

Le Pavillon Rouge 2001 ne s’éloigne pas du style du premier vin, d’autant plus qu’il est lui-même le résultat d’une sélection rigoureuse grâce au troisième vin. On y retrouve la même fraîcheur aromatique, un peu moins complexe et la même texture tannique fine et serrée, un peu moins riche et moins puissante. C’est un beau millésime de Pavillon Rouge, déjà très agréable et que l'on peut boire dès aujourd'hui, sans précipitation (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très pluvieux, la floraison a été rapide et homogène. Durant tout l'été, une alternance inhabituelle de périodes chaudes et fraîches, sèches et humides, a favorisé la croissance et ralenti la maturation des raisins. Nous avons vendangé avec huit jours de retard mais sous le beau temps. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

2000

L’exceptionnelle concentration des raisins en 2000 n’a pas seulement été atteinte dans les vieilles vignes qui produisent le premier vin ; toutes les parcelles ont en fait donné des raisins bien mûrs et très concentrés. Le potentiel fabuleux de ce millésime nous a paradoxalement conduits à une grande sévérité lors de l’assemblage, pour que le Château Margaux 2000 en soit l’expression la plus achevée possible. Cette sélection très rigoureuse a bien sûr bénéficié aussi au Pavillon Rouge, qui s’est enrichi de très bons vins n’entrant pas dans Château Margaux, et s’est libéré des moins bons composant le troisième vin.

Le Pavillon Rouge 2000 a vraiment la complexité et la densité d’un premier vin, et certainement aussi la longévité. Il n'a probablement pas encore atteint son apogée même s'il est difficile de lui résister aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

Les mois d'avril et mai, chauds et pluvieux, favorisent le développement précoce du mildiou, qui sera stoppé par les conditions très sèches de l'été. L'absence totale de pluie en août et début septembre a été très bénéfique à la maturation et à la concentration des raisins. Quelques pluies faibles au début des vendanges n'ont pas pu gâcher ce millésime de rêve. (Vendanges le 25 septembre).

Pavillon Rouge du Château Margaux

1999

On retrouve dans le Pavillon Rouge 1999 le très bel équilibre et le charme du premier vin, avec moins de complexité, de longueur et de densité.

Son fruit est tellement agréable, sa bouche tellement soyeuse, qu’il serait dommage de ne pas commencer à le boire, mais rien ne presse. (Octobre 2025)

Climat

Après une floraison précoce, l'été a été chaud et ensoleillé, avec des passages pluvieux isolés: des conditions très favorables à la maturation des raisins, mais aussi au mildiou. Du 20 août au 10 septembre, le temps très sec a conduit la maturation et la concentration des raisins à un niveau exceptionnel; puis de fortes pluies sont arrivées jusqu'à fin septembre. (Vendanges le 22 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1998

La sélection d'un troisième vin, commencée en 1997, a été reconduite en 1998. Elle est maintenant systématiquement rentrée dans nos habitudes. Cette pratique, qui témoigne de notre souci croissant de rigueur, aussi bien pour le deuxième vin que pour le premier, a conduit à élaborer en 1998 un Pavillon Rouge d'une concentration étonnante.

Le Pavillon Rouge 1998 possède toutes les qualités de son millésime : un fruité intense, une grande longueur en bouche et bien sûr une très belle capacité de garde. On peut commencer à le boire, sans se presser. (Octobre 2025)

Climat

Les dates de débourrement, de floraison et de véraison correspondent exactement aux moyennes. Le fait marquant du millésime est la chaleur exceptionnelle et la sécheresse du mois d'août qui ont permis l'acquisition précoce d'un excellent niveau de concentration. Les pluies importantes de fin septembre sont survenues trop tard pour entraîner une dilution significative. (Vendanges le 24 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1997

C'est sur le millésime 1997 que nous avons commencé à introduire une troisième sélection afin que le Pavillon Rouge ne puisse plus être tiré vers le bas par quelques lots décevants. Le Pavillon Rouge 1997 a donc bénéficié de cette rigoureuse sélection et possède les mêmes qualités de finesse et d’équilibre que le premier vin, avec évidemment moins de puissance et de complexité. Il est parfait à boire aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

Après un début d'année particulièrement sec et chaud et une floraison précoce mais très étalée, juillet a été sec et chaud, août pluvieux et très chaud, donc difficile sur le plan phytosanitaire. Heureusement, à partir du début du mois de septembre, s'est installé un temps très sec et chaud qui a duré jusqu'à la fin des vendanges. (Vendanges le 15 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1996

Sommes-nous de plus en plus sévères au fur et à mesure que les années passent ? Le niveau de sélection ne cesse d’augmenter pour le premier vin, ce qui conduit beaucoup de très bons éléments à rejoindre le Pavillon Rouge. Jamais avant 1996 la proportion de premier vin n’avait été aussi faible, ce qui explique peut-être la remarquable qualité du Pavillon Rouge 1996, peut-être supérieure au 1995.

Son nez très fin est encore plein de fruits ; l’impression en bouche est à la fois souple et charnue. Très bon à boire aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

Après une floraison très rapide, l'été a été irrégulier, avec une alternance de périodes chaudes et fraîches et des précipitations orageuses, moins importantes dans le Médoc que sur la rive droite. A partir du 1er septembre s'est installé pendant trois semaines un temps frais et très sec ; puis il a plu et le beau temps est revenu pour vendanger les cabernets. (Vendanges le 23 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1995

La qualité exceptionnelle du millésime s’exprime aussi pleinement dans le deuxième vin. D’une concentration digne d’un premier vin, il en a l’élégance et la longueur en bouche. Il a probablement désormais atteint son apogée mais peut aussi être attendu encore quelques années. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très clément, le débourrement et la floraison ont été précoces et homogènes. Tout l'été a été celui d'un très grand millésime: chaud et très sec. Les pluies assez importantes intervenues au milieu du mois de septembre ont sûrement été en partie bénéfiques à la maturation des raisins; puis le temps a été superbe pendant les vendanges. (Vendanges le 15 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1994

Assez similaire au 1993, peut-être en un peu plus puissant et tannique, le Pavillon Rouge 1994 est désormais à boire sans trop attendre. (Octobre 2025)

Climat

Un été particulièrement chaud et sec et des vendanges très précoces ont permis d'atteindre un remarquable niveau de concentration et de richesse. Les fortes pluies qui ont marqué les vendanges sont intervenues trop tard pour vraiment gêner la maturation des raisins. (Vendanges le 13 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1993

La dilution provoquée par les fortes pluies des vendanges a affecté des raisins qui étaient déjà bien mûrs, grâce aux conditions très favorables du mois d'août.

Le Pavillon Rouge 1993 est un vin assez léger, mais fin et bien équilibré, avec une toute petite note végétale qui s'estompe au fur et à mesure que le vin vieillit. Il n'est cependant pas au niveau des millésimes récents de Pavillon Rouge et ne s'améliorera probablement plus. (Octobre 2025)

Climat

Après un débourrement précoce, les conditions climatiques ont été très favorables à la floraison, qui a été particulièrement rapide et homogène. Le mois de juillet a été sec mais frais ; le mois d'août très chaud et sec. Au 10 septembre, le potentiel qualitatif était remarquable. Malheureusement les vendanges ont été très pluvieuses. (Vendanges le 19 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1992

Le très gros travail effectué à la vigne dans ce millésime assez difficile a eu surtout comme conséquence d'améliorer la qualité des raisins issus des jeunes vignes. Ce sont elles, en effet, qui sont toujours plus pénalisées quand les conditions sont défavorables.

Le Pavillon Rouge 1992 est un vin assez léger, mais bien équilibré, frais et très agréable ; il est maintenant parvenu à bonne maturité et son bouquet est d'une grande finesse. C'est une belle surprise. A boire maintenant. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très sec, le temps a été humide pendant la floraison, qui fut longue et hétérogène. L'été a été chaud mais le mois d'août fut particulièrement pluvieux, ce qui a rendu la protection phytosanitaire du vignoble plus difficile que d'habitude. Le beau temps ne s'est jamais vraiment établi par la suite. (Vendanges le 29 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1991

Un éclaircissage très soigné des jeunes vignes a permis de supprimer entièrement la deuxième génération de grappes apparue à la suite du gel avec trois semaines de retard par rapport à la première. Nous avions donc au moment de la vendange une récolte mûre, homogène et très concentrée aussi bien dans les vieilles vignes que dans les jeunes vignes. Une forte pluie quelques jours avant les vendanges a précipité la récolte et légèrement dilué les raisins sans vraiment altérer la qualité. Le Pavillon Rouge 1991 est aujourd'hui à boire rapidement. (Octobre 2025)

Climat

Le froid qui a suivi une gelée de printemps historique, le 21 avril, a retardé la croissance jusqu'à la fin du mois de mai. L'été chaud et sec a permis un rattrapage étonnant de la végétation, amenant cette faible récolte à une maturité excellente. Malheureusement de fortes pluies juste avant les vendanges ont limité une qualité qui s'annonçait remarquable. (Vendanges le 30 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1990

Les très bonnes conditions climatiques de l'année 1990 ont pratiquement permis à toutes les parcelles de vigne, jeunes et moins jeunes, d'atteindre un excellent niveau de maturité. Malgré tout, le niveau exceptionnel de qualité atteint par quelques-unes d'entre elles nous a incités à pratiquer pour le premier vin une sélection particulièrement sévère ; cela a bien sûr également contribué à la grande qualité du Pavillon Rouge, où se sont retrouvés, au moment de l'assemblage, de nombreux très bons vins.

Le Pavillon Rouge 1990 est si délicieux à boire aujourd'hui qu'il est probablement dommage de ne pas en profiter dès maintenant ; il est particulièrement fin, subtil et charmeur. Il ressemble en fait beaucoup au Grand Vin du même millésime, sans en avoir bien évidemment la même puissance ni capacité de garde. (Novembre 2025)

Climat

Après un hiver clément, la floraison a été précoce mais assez longue et hétérogène. Comme en 1989, l'été a été tellement chaud et sec qu'à la fin du mois d'août les jeunes vignes souffraient vraiment de sécheresse. Les deux épisodes pluvieux de septembre ont été très bénéfiques à la maturation finale des raisins, qui ont été vendangés sous un très beau temps. (Vendanges le 17 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1989

Le Pavillon Rouge 1989 possède toutes les qualités de ce millésime exceptionnel : concentration, richesse et rondeur. Il est très bon à boire maintenant, mais on peut bien sûr le garder encore quelques années. (Février 2025)

Climat

1989 restera dans toutes les mémoires comme une année exceptionnellement précoce et facile sur le plan viticole. La floraison puis la véraison et la maturation se sont déroulées dans des conditions exemplaires, particulièrement chaudes et sèches. Enfin les vendanges n'ont pas connu un seul jour de pluie ; jusqu'au bout donc, 1989 a été une année de rêve. (Vendanges le 11 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1988

Le Pavillon Rouge 1988 possède un équilibre classique, avec une belle structure tannique et beaucoup d'élégance. Le vieillissement en bouteilles lui a donné une suavité et une forme de sucrosité qui lui manquait dans sa jeunesse. Il est bon à boire maintenant et ne gagnera probablement pas à être attendu davantage. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très doux et un printemps humide, juin et début juillet ont été particulièrement pluvieux. Puis s'est installé à partir de mi-juillet jusqu'à la fin du mois de septembre, un temps chaud et très sec. Malgré quelques faibles pluies au début des vendanges, la récolte a été effectuée dans d'excellentes conditions. (Vendanges le 3 octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1987

Le Pavillon Rouge 1987 ressemble au Château Margaux, en plus mince et plus évolué. Il présente beaucoup d'élégance et de finesse pour un millésime difficile. C'est un vin assez léger mais harmonieux, qu'il convient de boire sans trop attendre.(Octobre 2025)

Climat

Le temps a été irrégulier tout au long de l'année; chaleur et sécheresse ne se sont jamais vraiment installées, sauf pendant une période de dix jours au mois de septembre, où il a fait une chaleur exceptionnelle. Les vendanges ont été relativement tardives et difficiles avec des pluies fréquentes. Heureusement il faisait froid et la pourriture n'a pas pu se développer. (Vendanges le 5 octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1986

Un très bon millésime de Pavillon Rouge. D'ailleurs, en 1986, presque toutes les parcelles ont donné du très bon vin grâce, bien sûr aux conditions climatiques exceptionnelles, mais aussi parce que nous avons décidé pour la première fois de pratiquer un éclaircissage des grappes sur les parcelles les plus jeunes et les plus productives. Le Pavillon Rouge est plus évolué que le premier vin et a désormais atteint son apogée. (Octobre 2025)

Climat

Le très beau temps de l'été a été à peine interrompu vers le 20 septembre par un bref passage pluvieux, qui a pu s'avérer plus bénéfique que nous le pensions. Immédiatement après, le beau temps revenait et ne nous a pas quitté pendant toutes les vendanges, conduisant les raisins à une superbe maturité. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1985

Comme le Grand Vin, le Pavillon Rouge 1985 est superbe : élégant, équilibré, charnu, complexe, tellement bon à boire ! L'impression en bouche est à la fois douce et longue, un vrai régal… Un vin tout en délicatesse qu'il ne sert probablement à rien d'attendre davantage. (Février 2025)

Climat

Après un début d'année assez frais et tardif, ce millésime a été marqué par des conditions de maturation et de récolte très favorables, notamment les mois de septembre et d'octobre exceptionnellement chauds et secs. Les feuilles de la vigne ont refusé de tomber jusque tard dans le mois de novembre... Cet « été indien » reste dans toutes les mémoires. (Vendanges le 26 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1984

On est surpris par la tenue en bouteilles de ce millésime plutôt difficile; la finesse est là, la bouche est un peu sèche mais toujours fraîche. Il faut cependant le boire rapidement. (Septembre 2025)

Climat

Le temps froid et pluvieux pendant la floraison a provoqué une coulure historique des merlots et des cabernets francs. L'été a été plutôt chaud et ensoleillé, mais de fortes pluies en septembre ont gêné la maturation des raisins. Heureusement, les vendanges se sont déroulées sous le soleil, ce qui a permis de récolter des raisins suffisamment mûrs dans ce millésime difficile. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1983

Comme pour le premier vin, 1983 est un excellent millésime de Pavillon Rouge. Il est maintenant arrivé à parfaite maturité; c'est le type même du vin mûr, soyeux, prêt à boire. (Février 2025)

Climat

Après un printemps très pluvieux, juin a été chaud et sec, créant ainsi d'excellentes conditions pour la floraison. L'été a été chaud et humide, presque tropical, donc difficile sur le plan phytosanitaire. A partir du 10 septembre, s'est installé jusqu'à la fin des vendanges un très beau temps ensoleillé qui a permis aux raisins d'atteindre un excellent niveau de maturité. (Vendanges le 29 septembre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1982

Le second vin de Château Margaux s'inscrit parfaitement dans ce millésime hors du commun, qui a permis aux vins d'atteindre un niveau rare de puissance, de complexité et d'opulence.

L'impression d'harmonie et de complexité qui prédomine dans la dégustation du Pavillon Rouge 1982 est peut-être le signe que ce vin a atteint son apogée et il ne sert probablement à rien d'attendre davantage. (Octobre 2025)

Climat

D'un bout à l'autre de l'année, les conditions ont été très favorables à la vigne et à la maturation des raisins. Après une floraison précoce, l'été a été particulièrement chaud, surtout en juillet et dans la première quinzaine de septembre. Les raisins ont atteint une maturité exceptionnelle, caractérisée entre autre par une concentration en sucre record. (Vendanges le 20 septembre).

Pavillon Rouge du Château Margaux

1981

Ce vin présentait dans sa jeunesse beaucoup de finesse et d'élégance. Il convient désormais de le boire rapidement même si son nez reste intense, assez profond et frais. (Octobre 2025)

Climat

Les quatre années précédentes avaient été marquées par des vendanges tardives; 1981 est un retour à une date classique. La floraison a été rapide et homogène, le mois d'août très chaud et sec; après quelques pluies en septembre, les conditions climatiques ont été très bonnes pendant toutes les vendanges qui ont commencé le 1er octobre.

Pavillon Rouge du Château Margaux

1980

Ce joli vin a perdu de sa fraîcheur, mais a gardé une certaine finesse et une belle complexité au nez. Il faut cependant le boire rapidement. (Octobre 2025)

Climat

Le printemps désastreux, froid et pluvieux, a beaucoup retardé la floraison qui n'a eu lieu que fin juin. L'été a été irrégulier, mais heureusement soleil et chaleur étaient au rendez-vous en septembre. Après un début d'octobre pluvieux, s'est installé un temps sec et froid qui a permis de récolter très tardivement des raisins suffisamment mûrs et parfaitement sains. (Vendanges le 17 octobre).

Pavillon Rouge du Château Margaux

1979

Très beau millésime de Pavillon Rouge, que nous avons longtemps préféré au 1978. Il avait d'emblée un équilibre et une saveur remarquables, qu'il a conservés en acquérant plus de finesse.

Il est cependant à boire rapidement désormais. (Octobre 2024)

Climat

Les conditions climatiques ont été proches de celles du millésime 1978 : printemps humide, été chaud en juillet et frais en août ; très belle arrière-saison. Encore une fois, les raisins ont pu atteindre in extremis un très bon niveau de maturité. (Vendanges le 4 octobre)

Pavillon Rouge du Château Margaux

1978

Il est à boire maintenant et ne gagnera pas à vieillir plus longtemps. (Février 2025)

Climat

Le temps perdu pendant le printemps particulièrement frais et humide n'a pas pu être rattrapé pendant l'été, mais une exceptionnelle arrière-saison a permis de vendanger très tard des raisins parfaitement sains et suffisamment mûrs. (Vendanges le 9 octobre)

Conservation

Découvrez nos conseils pour conserver au mieux votre vin

Service et dégustation

Découvrez nos conseils pour servir et déguster au mieux votre vin

Conservation

Découvrez nos conseils pour conserver au mieux votre vin

Service et dégustation

Découvrez nos conseils pour servir et déguster au mieux votre vin