Pavillon Blanc du Château Margaux

Le Pavillon Blanc du Château Margaux, issu exclusivement de sauvignon blanc, révèle toute la pureté et la précision de ce grand cépage. Reconnu pour sa finesse, sa richesse aromatique et son équilibre, il allie élégance, fraîcheur et capacité de garde.

Histoire et élaboration

La production de vin blanc à Château Margaux remonte à la fin du XVIIe siècle. Le maître de chai de l’époque rapporte qu’il fut l’un des premiers à séparer les raisins blancs des rouges lors de la vinification. Au XIXe siècle, ce vin blanc était vendu sous le nom de « Château - Margaux vin blanc sauvignon ». Il existe sous le nom Pavillon Blanc du Château Margaux depuis 1920, et son étiquette n’a pratiquement pas changé depuis cette date. Le vignoble, d’une superficie de 12 hectares, exclusivement planté en sauvignon blanc, est situé sur une parcelle historique de la propriété. Les vignes, âgées d’environ cinquante ans en moyenne, donnent des rendements particulièrement faibles, gage d’une concentration et d’une intensité aromatique remarquables. Depuis les millésimes 2009/2010, les méthodes de production et de sélection ont été entièrement repensées afin d’atteindre un niveau d’excellence et de précision encore plus élevé, ainsi qu’une capacité de garde exceptionnelle. Aujourd’hui, environ 50 % de la récolte est retenue pour le Pavillon Blanc du Château Margaux, une autre partie est dédiée au Pavillon Blanc Second Vin, tandis que le reste est vendu en vrac. Les installations modernes du nouveau chai, conçu par l'architecte Norman Foster, permettent un contrôle extrêmement précis de la vinification et de l’élevage, assurant la constance et la pureté qui caractérisent le Pavillon Blanc.

Histoire et élaboration

La production de vin blanc à Château Margaux remonte à la fin du XVIIe siècle. Le maître de chai de l’époque rapporte qu’il fut l’un des premiers à séparer les raisins blancs des rouges lors de la vinification. Au XIXe siècle, ce vin blanc était vendu sous le nom de « Château - Margaux vin blanc sauvignon ». Il existe sous le nom Pavillon Blanc du Château Margaux depuis 1920, et son étiquette n’a pratiquement pas changé depuis cette date. Le vignoble, d’une superficie de 12 hectares, exclusivement planté en sauvignon blanc, est situé sur une parcelle historique de la propriété. Les vignes, âgées d’environ cinquante ans en moyenne, donnent des rendements particulièrement faibles, gage d’une concentration et d’une intensité aromatique remarquables. Depuis les millésimes 2009/2010, les méthodes de production et de sélection ont été entièrement repensées afin d’atteindre un niveau d’excellence et de précision encore plus élevé, ainsi qu’une capacité de garde exceptionnelle. Aujourd’hui, environ 50 % de la récolte est retenue pour le Pavillon Blanc du Château Margaux, une autre partie est dédiée au Pavillon Blanc Second Vin, tandis que le reste est vendu en vrac. Les installations modernes du nouveau chai, conçu par l'architecte Norman Foster, permettent un contrôle extrêmement précis de la vinification et de l’élevage, assurant la constance et la pureté qui caractérisent le Pavillon Blanc.

Histoire et élaboration

La production de vin blanc à Château Margaux remonte à la fin du XVIIe siècle. Le maître de chai de l’époque rapporte qu’il fut l’un des premiers à séparer les raisins blancs des rouges lors de la vinification. Au XIXe siècle, ce vin blanc était vendu sous le nom de « Château - Margaux vin blanc sauvignon ». Il existe sous le nom Pavillon Blanc du Château Margaux depuis 1920, et son étiquette n’a pratiquement pas changé depuis cette date. Le vignoble, d’une superficie de 12 hectares, exclusivement planté en sauvignon blanc, est situé sur une parcelle historique de la propriété. Les vignes, âgées d’environ cinquante ans en moyenne, donnent des rendements particulièrement faibles, gage d’une concentration et d’une intensité aromatique remarquables. Depuis les millésimes 2009/2010, les méthodes de production et de sélection ont été entièrement repensées afin d’atteindre un niveau d’excellence et de précision encore plus élevé, ainsi qu’une capacité de garde exceptionnelle. Aujourd’hui, environ 50 % de la récolte est retenue pour le Pavillon Blanc du Château Margaux, une autre partie est dédiée au Pavillon Blanc Second Vin, tandis que le reste est vendu en vrac. Les installations modernes du nouveau chai, conçu par l'architecte Norman Foster, permettent un contrôle extrêmement précis de la vinification et de l’élevage, assurant la constance et la pureté qui caractérisent le Pavillon Blanc.

Caractéristiques et élevage

Le Pavillon Blanc du Château Margaux bénéficie d’un élevage de 8 mois, dont environ 20 % en barriques neuves de chêne français. Une partie de cet élevage est également réalisée en barriques de 350 litres. La production reste très limitée, généralement autour de 12 000 bouteilles par an. Depuis le millésime 2017, le vin est bouché avec un Diam, un liège technique offrant une protection optimale. Ce bouchon supprime le risque de goût de bouchon et, associé à une bouteille foncée identique à celle utilisée pour nos vins rouges, protège le vin de la lumière et assure ainsi un vieillissement optimal. Le Pavillon Blanc du Château Margaux allie la richesse et la densité propres aux grands sauvignons à une fraîcheur éclatante et persistante. Cet équilibre, rare pour un vin de cette ampleur, lui confère une structure à la fois ample et tendue, sans lourdeur, où le gras s’accorde parfaitement à une acidité ciselée. Cette harmonie confère au vin une capacité de garde de plusieurs décennies.

Caractéristiques et élevage

Le Pavillon Blanc du Château Margaux bénéficie d’un élevage de 8 mois, dont environ 20 % en barriques neuves de chêne français. Une partie de cet élevage est également réalisée en barriques de 350 litres. La production reste très limitée, généralement autour de 12 000 bouteilles par an. Depuis le millésime 2017, le vin est bouché avec un Diam, un liège technique offrant une protection optimale. Ce bouchon supprime le risque de goût de bouchon et, associé à une bouteille foncée identique à celle utilisée pour nos vins rouges, protège le vin de la lumière et assure ainsi un vieillissement optimal. Le Pavillon Blanc du Château Margaux allie la richesse et la densité propres aux grands sauvignons à une fraîcheur éclatante et persistante. Cet équilibre, rare pour un vin de cette ampleur, lui confère une structure à la fois ample et tendue, sans lourdeur, où le gras s’accorde parfaitement à une acidité ciselée. Cette harmonie confère au vin une capacité de garde de plusieurs décennies.

Caractéristiques et élevage

Le Pavillon Blanc du Château Margaux bénéficie d’un élevage de 8 mois, dont environ 20 % en barriques neuves de chêne français. Une partie de cet élevage est également réalisée en barriques de 350 litres. La production reste très limitée, généralement autour de 12 000 bouteilles par an. Depuis le millésime 2017, le vin est bouché avec un Diam, un liège technique offrant une protection optimale. Ce bouchon supprime le risque de goût de bouchon et, associé à une bouteille foncée identique à celle utilisée pour nos vins rouges, protège le vin de la lumière et assure ainsi un vieillissement optimal. Le Pavillon Blanc du Château Margaux allie la richesse et la densité propres aux grands sauvignons à une fraîcheur éclatante et persistante. Cet équilibre, rare pour un vin de cette ampleur, lui confère une structure à la fois ample et tendue, sans lourdeur, où le gras s’accorde parfaitement à une acidité ciselée. Cette harmonie confère au vin une capacité de garde de plusieurs décennies.

A travers les millésimes

Redécouvrez le Pavillon Blanc du Château Margaux à travers ses millésimes

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Pavillon Blanc du Château Margaux

2025

Les vendanges du Pavillon Blanc 2025 se sont déroulées très tôt entre le 18 et le 22 août, à maturité optimale des raisins, afin de préserver l’acidité, la fraîcheur ainsi que la complexité aromatique. L’équilibre de ce millésime se rapproche de celui de 2022.

Le nez est profond, dominé par des notes de noisette fraîche, de pêche blanche et de lilas. En bouche, le vin est gras et ample, tout en restant porté par une belle fraîcheur. La salinité apporte du rebond et de la longueur à l’ensemble, signant une expression harmonieuse et persistante.
Les volumes demeurent toutefois limités, avec des rendements de seulement 16 hl/ha, parmi les plus faibles de ces cinquante dernières années. Seulement 45 % de la récolte ont été retenus pour l’assemblage du Pavillon Blanc 2025. Jamais hélas nous n’aurons fait aussi peu de bouteilles.
Assemblage : 100 % de sauvignon blanc

Climat

Le millésime 2025 est marqué par une saison contrastée, avec un printemps doux et équilibré, sans excès ni déficit, suivi d’un début d’été et d’une période estivale plutôt secs, rappelant le profil de 2022. Le débourrement intervient avec une semaine d’avance, précocité que l’on retrouve également dans la floraison. Celle-ci se déroule de manière rapide et homogène, dans des conditions climatiques particulièrement favorables, sans coulure ni millerandage.


La pluviométrie reste faible au début de l’été, installant progressivement un déficit hydrique. Le mois d’août est dominé par un épisode caniculaire, entraînant une accélération des maturités, notamment sur le sauvignon blanc.
En fin d’été, près de 60 mm de précipitations tombent entre fin août et début septembre. Ces pluies, attendues, apportent un rééquilibrage hydrique et une baisse des températures, permettant une maturation plus régulière et homogène en fin de saison. Malgré quelques épisodes pluvieux ponctuels en septembre, les conditions sanitaires demeurent très bonnes.
Dans ce contexte climatique, le choix a été fait de ne pas avancer les dates de vendanges afin d’atteindre une maturité optimale, en particulier phénolique. Cette décision, assumée mais engageante, a permis d’atteindre un niveau de qualité particulièrement élevé, avec des raisins récoltés à parfaite maturité, exprimant pleinement le potentiel du fruit et du millésime.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2024

Les vendanges du Pavillon Blanc se sont déroulées du 2 au 8 septembre, légèrement plus tard que ces dernières années. Les conditions de récolte ont été idéales, sans contrainte sanitaire, nous permettant de vendanger sereinement et à un rythme maîtrisé. La douceur des températures estivales et l’absence de chaleurs extrêmes ont favorisé une maturation progressive, préservant l’équilibre entre fraîcheur et concentration. Comme toujours, nos équipes ont commencé tôt chaque matin afin de récolter les baies à la température la plus fraîche possible et ainsi préserver toute leur expression aromatique. Sur nos 11 hectares dédiés au sauvignon blanc, la sélection parcellaire joue un rôle clé dans l’élaboration de nos vins. Toutes nos parcelles de blanc sont récoltées et vinifiées séparément dans les installations modernes du chai dessiné par Norman Foster. Ce chai, pensé pour allier précision et excellence, permet un travail d’orfèvre sur chaque lot, affinant encore notre quête d’expression pure du sauvignon blanc. Dans notre quête de perfection, nous avons renforcé notre exigence. Ces dernières années, moins de la moitié de la récolte est destinée au Pavillon Blanc du Château Margaux, le reste étant désormais consacré à notre Second Vin. Ce dernier nous permet de peaufiner encore davantage le style du Pavillon Blanc. (Novembre 2025)

Climat

L’histoire du millésime 2024 commence par une pluviométrie exceptionnelle. Dès l’automne, les précipitations s’accumulent avec une intensité inhabituelle et se prolongent sur de nombreux mois. Entre le 18 octobre et le 28 mars, plus de 1000 mm de précipitations sont tombées sur notre vignoble, un record dépassant de 300 mm le dernier millésime le plus pluvieux. Avec des températures hivernales douces, supérieures de trois degrés aux moyennes historiques en mars, la vigne trouve dans cette abondance d’eau et de chaleur des conditions idéales pour démarrer son cycle avec une avance marquée. Le débourrement survient ainsi entre le 22 et le 25 mars, soit 7 à 10 jours plus tôt que ces dernières années. Mais l’humidité ne se dissipe pas, dictant son rythme tout au long de la saison. Bien que certains grands millésimes du passé, comme l’an 2000, aient connu des précipitations similaires, c’est la fréquence des jours de pluie qui distingue 2024. Accéder aux parcelles devient un défi permanent, et la pression du mildiou, omniprésente, impose à nos équipes une vigilance de chaque instant. Dans ce contexte exigeant, la floraison prend un léger retard et s’étale du 31 mai au 7 juin.

La véraison, survenue entre le 9 et le 23 août, rappelle des millésimes comme 2014 et 2016, confirmant un cycle marqué par l’influence du climat humide. Face à ces conditions, le vignoble a réagi avec contraste. Les parcelles situées sur les sols les plus frais et profonds ont souffert du mildiou, impactant en particulier les volumes destinés à notre troisième vin, le Margaux du Château Margaux. À l’inverse, nos terroirs de graves, plus drainants et précoces, ont su préserver leur potentiel et offrir les plus beaux raisins du millésime.

Bien que le climat ait mis la vigne à l’épreuve, il n’a pas compromis l’exigence et la précision avec lesquelles nos équipes travaillent chaque millésime de Château Margaux. Avec un rendement moyen de 30 hL/ha, le tri effectué par nos vendangeurs dans nos parcelles a été plus rigoureux que jamais, mettant en valeur les terroirs les plus résilients et offrant un équilibre optimal entre concentration et finesse.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2023

Les vendanges de blanc se déroulèrent du 23 au 30 août. Les hautes températures de la troisième décade du mois d’août nous poussèrent à vendan¬ger plus tôt pour garder tout le potentiel acide, si important pour un vin blanc.

Nous fûmes même amenés à avancer les horaires de début de vendange dès le petit matin pour nous arrêter à l’heure du déjeuner. Nous souhaitions absolument garder l’intensité et la complexité aromatique qui caractérisent nos vins blancs… et conserver le courage des vendangeurs !

Nous avons tiré le meilleur de nos parcelles de Virefougasse pour assembler un vin aux parfums complexes, à l’entrée de bouche ronde. Les sélections parcellaires sont encore plus poussées sur le vignoble. Les raisins récoltés sur près de dix hectares sont vinifiés en une vingtaine de lots dif-férents. L’ensemble des essais entrepris depuis des années pour créer le second vin blanc, le Pavillon Blanc Second Vin, et son lancement avec le mil¬lésime 2022, permettent au Pavillon Blanc d’être encore plus précis. (Novembre 2025)

Climat

L’hiver 2023 fut relativement doux, malgré une dizaine de jours avec de vraies températures hiver¬nales la première quinzaine de février. De plus, les premiers mois de 2023 ne furent pas particulière¬ment arrosés : 196 mm de précipitations tombèrent à Margaux, permettant seulement de remplir les nappes phréatiques les plus superficielles après un millésime 2022 extrêmement chaud et sec. Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 3 et le 10 avril.

Le printemps ne connut aucun épisode de gel, tant redouté par nos vignerons. Sur la période végétative de la vigne, la pluie ne fut pas abondante, mais elle fut fréquente. Seule une quinzaine de jours au mois de juin fut vraiment bien arrosée avec 72 mm. Toutefois, ces conditions rendirent relativement difficile le maintien d’un bon état sanitaire dans le vignoble. L’humidité relative atmosphérique importante créa des conditions très favorables au développement du mildiou. Nos équipes de la culture réussirent à assurer un feuillage sain pour garantir la qualité de la maturation des raisins et une jolie récolte. La vigne fleurit entre le 31 mai et le 5 juin dans de bonnes conditions, ne laissant pas supposer de coulure ou de millerandage.

Le millésime 2023 se différencia vraiment du pré¬cédent par ses températures. 2022 nous avait fait connaître des canicules très précoces. 2023 nous réserva un seul véritable épisode de canicule, entre le 17 et le 24 août, période pendant laquelle les pellicules s’affinent et deviennent plus sensibles à l’action combinée d’une forte chaleur et des rayons du soleil. Les baies les plus exposées au soleil subirent le phénomène d’échaudage, nous imposant ainsi un tri important pendant les vendanges.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2022

Pour ce millésime comme pour les derniers millésimes chauds et secs, c’est l’acidité qui fut le paramètre analytique qui a déterminé le début des vendanges. Et c’est bien cette même acidité qui décroissait très rapidement du début à la mi-août. Aussi, grâce à la détermination et au professionnalisme de l’ensemble du personnel du domaine, nous avons pu être suffisamment réactifs et commencer aussitôt les vendanges…

Comme pour les baies de raisins rouges, les baies de sauvignon blanc étaient plus petites, ainsi que les grappes, peut-être une des conséquences des périodes de gelées printanières de 2021… aussi les rendements furent décevants. Toutefois, la qualité du millésime et sa relative homogénéité nous ont permis d’utiliser 50% des lots de blanc pour assembler le Pavillon Blanc. La précision aromatique est grande. Le toucher de bouche du Pavillon Blanc 2022 est délicat et équilibré.

Il faut bien avouer que chaque millésime apporte de nouvelles réponses, mais suscite surtout son lot de questions. Nous apprenons parfois, un peu, et nous nous demandons souvent, beaucoup. Sans pour autant tout comprendre, ce millésime nous rassure. Comment pouvions-nous imaginer des vins si équilibrés avant les vendanges avec de telles conditions climatiques ? (Avril 2025)

Climat

La description des conditions climatiques commence de la même façon quasiment tous les ans depuis une petite dizaine d’années : 2022 a encore été l’année la plus chaude jamais enregistrée… à cela s’est ajouté un autre phénomène climatique : une grande sécheresse. Ces deux composantes ont façonné la récolte pour en faire un millésime extraordinaire !

Outre quelques gelées à la mi-janvier, l’hiver 2022 fut doux avec une pluviométrie relativement faible : seulement 150 mm de pluie. Sur le plan national, le printemps 2022 se classe au 3e rang des années les plus chaudes (13,2 °C) depuis 1900, et derrière 2011 et 2020. À Margaux, il en fut de même avec des épisodes de canicule record pour un mois de juin, durant lequel les 40°C furent dépassés. Au long du printemps, par chance, la pluie tomba de façon classique pour la région bordelaise avec 182 mm à Margaux. L’été arriva avec ses extrêmes : 3 vagues de chaleur longues et intenses ; le thermomètre indiqua là-encore plusieurs fois des températures supérieures à 40°C et qui dépassèrent également les 35°C pendant plus de 14 jours en juillet et en août. De surcroit, plus de 6 longues semaines se sont déroulées sans la moindre goutte de pluie. Les quelques 20 mm qu’il tomba fin août furent les bienvenus, mais ils favorisèrent plutôt le rafraîchissement de l’air qu’une réelle hydratation des couches superficielles du sol.

Dans ces conditions, la vigne débourra de façon relativement étalée selon les cépages et la diversité de nos terroirs : entre le 28 mars et le 13 avril. La floraison se déroula dans des conditions suffisamment bonnes pour n’observer aucune coulure ni millerandage sur nos parcelles. Elle eut lieu la semaine du 24 mai, annonçant déjà un millésime précoce.

Les conditions estivales ne firent que renforcer la précocité du millésime. Les vendanges de blanc eurent lieu extrêmement tôt, le 18 août.

Pour les vendanges de rouge, les températures de septembre furent normales et les conditions de vendange optimales… Elles s’étalèrent du 8 au 27 septembre. Les premières pluies d’automne commencèrent le dernier jour des vendanges…

Pavillon Blanc du Château Margaux

2021

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 7 au 13 septembre, quelques jours plus tard que la moyenne des dix dernières années. Le potentiel acide du millésime étant élevé, l’acidité a été un facteur moins prépondérant dans la décision de vendange ; plusieurs autres facteurs furent tout aussi importants comme le potentiel aromatique des baies, leur complexité à la dégustation… Les dates de vendange ont également permis d’éviter les pluies de la deuxième décade de septembre. L’état sanitaire des raisins était parfait, mais surtout la concentration des jus fut excellente.

Aux assemblages, le Pavillon Blanc représente 52% de la récolte. A la dégustation, le millésime 2021 est somptueux : un équilibre parfait, une concentration riche et complexe, une sensation crémeuse en entrée de bouche, une acidité et des arômes frais qui donnent une interminable longueur au vin. Il se hisse probablement à un niveau qualitatif égal au millésime 2017 et va probablement demander un peu de patience avant d'atteindre son apogée. (Novembre 2025)

Climat

L’hiver 2021 fut relativement doux, bien qu’abondamment arrosé par plus de 230 mm de pluie sur les deux premiers mois de l’année. Un mois de mars plus sec, accompagné par des températures assez douces, permirent à la vigne de débourrer entre le 23 et le 30 mars. Les gelées printanières furent nombreuses et sévères. Nos systèmes d’aspersion antigel installés sur le vignoble de blanc avaient rarement été si éprouvés. Les températures furent même si froides que nous perdîmes une partie de la récolte de blanc sur près d’un hectare. En revanche, nos terroirs de rouge, moins gélifs, ne virent que quelques rares pieds touchés par ces gels matinaux.

Les mois de mai et juin quant à eux furent assez pluvieux. Il nous a fallu lutter contre les maladies cryptogamiques avec beaucoup de vigilance mais, au prix d’efforts importants, notre équipe de vignerons réussit à maintenir un feuillage et des grappes dans un état très sain. La floraison se déroula entre le 1er et le 6 juin dans des conditions moyennes. Néanmoins, la nouaison fut excellente, malgré certaines rares et vieilles parcelles montrant quelques signes de coulure.

Par la suite, le mois de juillet pluvieux contrasta avec un mois d’août et une première quinzaine de septembre très secs. Seulement, les 45 mm de pluie tombés juste après que nous ayons fini de ramasser les raisins blancs, nous firent craindre des vendanges de rouge plutôt pénibles.

Comme pour le millésime 2017, le choix suivant s’offrit à nous : soit ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Nous prîmes encore la même décision : privilégier la qualité des raisins. Les parcelles de merlot les plus précoces furent vendangées le 24 septembre tandis que le ramassage des grands cabernets ne commença que le 4 octobre. Les vendanges se terminèrent le 13 octobre. Certes, la saison avait été éprouvante mais la qualité du travail fourni nous permit de réaliser un millésime élégant et dense.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2020

L’acidité des raisins resta le critère prépondérant pour décider de nos vendanges de blanc : nous commençâmes le 24 août pour finir le 1er septembre. A la dégustation des lots, cette décision nous semble être la bonne puisque l’acidité contribue à apporter une grande fraîcheur aromatique et une persistance exceptionnellement longue.

Le Pavillon Blanc 2020 est issu de nombreuses dégustations au cours desquelles les meilleurs lots, voire même les meilleures barriques de certains lots, furent choisies pour faire du Pavillon Blanc un vin subtil, pur et élancé. Sa texture, toute en douceur, est remarquable et le rend déjà irresistible même s'il va continuer à se bonifier dans ces prochaines années. (Octobre 2025)

Climat

Dans la lignée des millésimes précédents, 2020 à Bordeaux est une année marquée par des températures moyennes parmi les plus élevées jamais enregistrées, consécutives à des vagues de chaleur successives, et par un été exceptionnellement sec, dû à une absence de précipitations en début d’été.

Après une fin d’année 2019 abondante en pluie à Margaux, le premier trimestre 2020 fut peu pluvieux (80 mm de moins en cumuls). Mais l’hiver 2020 fut surtout marqué par sa douceur. Les moyennes des températures étaient 3°C au-dessus des moyennes trentenaires. Les températures dépassèrent parfois les 20°C au mois de février et seules 4 gelées d’une faible intensité vinrent troubler cette douceur hivernale. La vigne débourra alors extrêmement tôt : du 22 au 26 mars selon les cépages, soit environ 10 jours plus tôt que les moyennes. Ce furent les prémices d’un millésime très précoce...

Le printemps fut également très doux. Les températures du mois d’avril furent parmi les plus chaudes depuis 1962. La floraison eut lieu entre le 21 et le 26 mai sous d’excellentes conditions. Aucun symptôme de coulure ni de millerandage ne fut observé. Le printemps fut particulièrement pluvieux entrainant une forte pression parasitaire que nous réussîmes cependant à maîtriser (très peu de symptômes sur feuille et aucun sur grappe).

L’été fut marqué par des vagues de canicules longues et intenses entre le 23 juin et le 12 août ainsi que par une forte sécheresse (il ne tomba pas une goutte de pluie entre le 19 juin au 10 août). La véraison eut lieu entre les 23 et 26 juillet, à l’exception des petits verdots dont la véraison, toujours plus tardive, eut lieu le 1er août. Seule la deuxième décade du mois d’août permit de limiter un stress hydrique devenant trop fort. Il tomba près de 80 mm la journée du 13 août. Durant ces quelques jours d’orage, l’eau tomba trop fort en un temps trop court pour pénétrer dans les sols. Ces orages permirent toutefois d’abaisser la température et de limiter l’insolation, contribuant ainsi à garder un potentiel acide dans les baies.

Le mois de septembre fut également idéal pour les raisins : un soleil radieux en journée, des nuits fraîches et seulement 14 mm de pluie en septembre. Seules quelques après-midi trop chaudes mi-septembre imposèrent d’arrêter les vendanges après le déjeuner pour les vendangeurs et le raisin. Nous commençâmes à vendanger nos merlots précoces le 10 septembre. La grande équipe arriva le 21 septembre et commença dès son arrivée à vendanger nos grands cabernets. Les vendanges prirent fin le 30 septembre.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2019

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 2 au 12 septembre dans des conditions parfaites. Depuis près de 5 ans, avec nos équipes de R&D, nous travaillons au vignoble afin d’adapter au mieux nos rendements en fonction de nos terroirs, tout en gardant le style et la qualité qui font la signature de notre Pavillon Blanc. La taille fut naturellement un facteur déterminant pour atteindre nos objectifs. Ainsi, le nombre de grappes fut adapté pour chaque cep, nous amenant à faire 2 passages pendant les vendanges afin de ramasser chaque grappe à sa maturité optimum.

L’état sanitaire du vignoble était très bon et malgré les conditions estivales, les vignes présentaient peu de signes importants de stress hydrique. Il nous a donc suffi de suivre avec attention et minutie les équilibres entre les sucres et les acidités pour décider de la meilleure date de récolte.

Le Pavillon Blanc 2019 se révèle être un vin élégant, élancé et frais, qui, par certains égards, nous rappelle le millésime 2017. Les arômes sont toujours très précis, intenses et complexes. Il est d'ores et déjà délicieux même si nous recommandons de l'attendre encore un peu. (Octobre 2025)

Climat

A l’échelle mondiale, l’année 2019 fut la plus chaude jamais enregistrée. En France, la température moyenne atteignit 13,7°C, soit 1,1°C à 1,2°C au-dessus de la normale.

A Margaux, l’hiver 2019 fut doux (de 1 à 2 degrés au-dessus des moyennes trentenaires), peu pluvieux (30 mm de moins que les moyennes trentenaires) et ponctué de très rares gelées (seulement 3 jours). Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 29 mars et le 4 avril.

Le printemps fut clément, avec des températures très proches des normales de saison, et marqué par des précipitations abondantes fin avril puis entre le 5 et le 18 juin. La floraison eut lieu entre le 1er et le 9 juin et se passa relativement bien. Seules certaines vieilles parcelles de merlot présentèrent quelques signes de coulure. Ces pluies, qui nous faisaient craindre quelques sorties de mildiou, n’eurent aucune incidence sanitaire et l’état du vignoble fut finalement très bon tout au long de l’année.

L’été contrasta nettement avec ce printemps pluvieux. Des conditions anticycloniques s’établirent durablement et seuls 64 mm de pluie tombèrent entre le 21 juin et le 21 septembre. Mais l’été 2019 restera surtout dans les mémoires pour les deux épisodes de canicule intense qui se sont produites fin juin puis du 22 au 24 juillet où la température atteignit 39,9°C à Margaux !

Les vendanges de rouge commencèrent le 18 septembre, dans des conditions idéales qui nous permirent de ramasser des raisins de merlot parfaitement mûrs et concentrés. Une perturbation vint s’installer du 22 au 29 septembre. Ces conditions météorologiques n’entrainèrent aucune dégradation de l’état sanitaire et ont permis aux raisins de mûrir plus lentement dans des conditions moins agressives pour les vignes : les niveaux d’acidité furent mieux conservés et les degrés d’alcool ne sont finalement pas trop élevés. Ces raisins ramassés entre la fin de septembre et le début d’octobre purent bénéficier de la concentration acquise depuis la véraison (entre le 5 et le 10 août) sans être trop affectés par la faible dilution apportée par ces pluies.

Les vendanges s’achevèrent le 10 octobre.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2018

Nous savons tous à quel point la date de vendange influe sur le profil d’un vin, tant aromatique que structurel. Nous prêtons beaucoup d’attention à tous les critères physiologiques connus à ce jour pour décider du « bon moment ». En 2018, au vu du stress hydrique relativement élevé sur nos parcelles de Virefougasse et des longues périodes d’ensoleillement, c’est bien l’acidité qui fût le paramètre clé de notre décision de vendange. Nous souhaitons, en effet, apporter de la fraîcheur à notre Pavillon Blanc et lui donner ainsi toutes les chances de durer dans le temps. Le soleil, conjugué à des rendements faibles, a permis aux raisins d’atteindre des niveaux de sucre satisfaisants ainsi que des aromatiques agréables et complexes. Les vendanges furent précoces, du 27 au 31 août.

Même si notre volonté de retenir les meilleurs lots issus des sélections parcellaires est intacte, une impression de plus grande homogénéité à la dégustation nous permit d’utiliser un pourcentage plus important que pour les millésimes précédents : près de la moitié de la récolte compose le Pavillon Blanc 2018. Ce millésime, dont les conditions climatiques semblaient moins favorables à l’élaboration de grands vins blancs qu’en 2017, est une réussite majeure tant son équilibre entre gras, fraîcheur, tension et minéralité est exceptionnel. Il est déjà délicieux à boire mais continuera à se bonifier durant plusieurs années. (Octobre 2025)

Climat

L’année 2018 est la plus chaude que nous ayons connue depuis le début du 20ème siècle, dépassant la température moyenne annuelle de 1,4°C sur le plan national. Cette année 2018 commença à Margaux par un hiver relativement doux par rapport aux températures normales et ce malgré quelques gelées au mois de février sans conséquence pour notre vignoble. Le reste de l’année fut chaud, voire très chaud, par rapport aux températures de saison : on nota quelques records sur la dernière décade de juin et les dix premiers jours du mois d’août avec plus de 4°C au-dessus des moyennes trentenaires.

Les pluies du premier semestre ont été abondantes, avec près de 630 mm de précipitations à Margaux entre le 1er janvier et le 10 juillet, rendant les conditions culturales assez difficiles. Chaque journée de pluie minimisait l’espoir de faire un grand millésime... Mais les conditions anticycloniques estivales gagnèrent enfin nos régions jusqu’à la fin des vendanges. Les précipitations furent très faibles : 48 mm entre mi-juillet et fin septembre. Ce profil pluviométrique de l’année nous rappelait alors celui du millésime 2009.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2017

Malgré l’intensité du froid (jusqu’à -6°C la nuit du 27 avril), nos parcelles de sauvignon blanc ont été complètement sauvées grâce à notre système antigel d’aspersion.

La précocité du sauvignon blanc (vendangés entre le 28 août et le 5 septembre) lui a permis d’éviter les pluies de la fin de saison. L’état sanitaire des raisins était parfait et les conditions estivales leur ont permis de mûrir sous les meilleurs auspices. En effet, les sucres se sont concentrés tout en gardant un potentiel acide nécessaire à l’équilibre d’un grand vin blanc.

Nous avons tiré le meilleur de nos parcelles de Virefougasse pour assembler un vin aux parfums complexes, à l’entrée de bouche ronde et à la longueur interminable portée par des arômes délicats d’agrumes et de fleurs blanches. Ce millésime inaugure également deux évolutions importantes : l’adoption des bouchons techniques Diam, gage d’une meilleure homogénéité de vieillissement, et le passage à une bouteille en verre foncée, offrant une protection accrue contre la lumière. On peut commencer à le boire même si l'idéal serait de l'attendre encore un peu. (Novembre 2025)

Climat

Après une année 2016 relativement sèche, les premiers mois de l’année 2017 apportèrent les précipitations nécessaires au bon équilibre des nappes phréatiques. Les températures n’avaient pas été particulièrement froides en hiver. La vigne débourra autour du 4 avril, mais nous ne nous sommes pas suffisamment méfiés des températures printanières, de sorte que les nuits de gel des 27 et 28 avril vinrent nous rappeler que nous dépendions d’abord de la nature dans nos terroirs. L’emplacement privilégié de nos parcelles nous a cependant permis de limiter les dégâts de ce gel. Seulement 10% de nos parcelles de rouge furent touchées.

Sur l’ensemble du cycle végétatif, seule la dernière semaine de juin fut très pluvieuse. La vigne avait déjà fleuri entre le 25 et le 30 mai dans les conditions les plus propices à une fécondation efficace et homogène. L’été 2017 ressembla peu ou prou à l’été 2016, chaud et très sec sur les mois de juillet et d’août. Seules quelques précipitations début septembre vinrent perturber l’opportunité rare de réaliser un triplé de grands millésimes après 2015 et 2016 ; nous venions juste de rentrer nos raisins blancs quand de fortes précipitations ont gâché nos espoirs d’une très grande année.

Un choix crucial s’offrait alors à nous : ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Fidèles à nos exigences de qualité, et rassurés par des prévisions météorologiques optimistes, c’est bien ce dernier choix que nous avons fait… les vendanges de rouge eurent lieu entre le 12 septembre et le 3 octobre sous des conditions climatiques exceptionnelles.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2016

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 8 au 13 septembre. Avec les belles journées ensoleillées de début septembre, les degrés d’acidité baissèrent rapidement. Or nous savons à quel point l’acidité est nécessaire à la fraîcheur d’un vin blanc et à sa capacité de vieillissement ; tout comme la décision de vendanger assez précocement fut probablement plus déterminante encore pour façonner un très joli millésime de Pavillon Blanc.

Les sélections de nos vins aux assemblages furent encore très strictes puisque seul un tiers de la récolte constitue le Pavillon Blanc 2016. Les parfums de ce vin sont complexes et fins. L’entrée de bouche est ronde, suave, prémices d’une finale longue et fraîche, à la fois minérale et fruitée.

Il s’inscrit parfaitement dans la lignée des derniers millésimes, peut-être même est-il un peu plus gourmand en bouche. Il est difficile d'y résister aujourd'hui mais il gagnera encore en complexité dans les années à venir. (Octobre 2025)

Climat

L’hiver, particulièrement arrosé et relativement doux, entraina un débourrement assez précoce durant la dernière semaine de mars. Les 400 mm de précipitations des 3 premiers mois de l’année aidèrent les nappes phréatiques à se reconstituer après une année 2015 plutôt sèche. Les pluies rapprochées du printemps donnèrent l’impression qu’elles avaient été abondantes. En réalité le cumul de ces précipitations ne fit que représenter l’équivalent de la moyenne des 30 dernières années. La vigne réussit néanmoins à trouver quelques rares et belles journées ensoleillées pour fleurir entre le 6 et 8 juin.

Le contraste avec l’importante sécheresse estivale n’en fut pas moins saisissant. Seuls quelques 8 mm tombèrent aux mois de juillet et août. Même si les très jeunes plants montrèrent quelques signes de stress hydrique marqué, nos vieilles vignes se comportèrent parfaitement, nous montrant une nouvelle fois à quel point ce végétal est doué de capacités d’adaptation incroyables au climat. Bien que sec, l’été ne fut pas exceptionnellement chaud. Seule la deuxième quinzaine d’août fut marquée par des chaleurs plus fortes que les normales. La combinaison de ces paramètres entraîna une véraison assez étalée. Le mois de septembre, avec des journées sèches et des nuits fraîches, permit aux raisins de finir leur maturité dans les conditions les plus optimales.

Les vendanges de rouge, les plus étalées dans l’histoire du domaime, se sont déroulées du 23 septembre au 18 octobre.

Tout au long de l’été, nous ressentions chaque jour un peu plus d’excitation à l’idée qu’un nouveau grand millésime se dessinait…

Pavillon Blanc du Château Margaux

2015

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 3 au 8 septembre. Les conditions estivales nous ont permis de vendanger des raisins de sauvignon blanc parfaitement mûrs et concentrés tandis que la relative fraîcheur du mois d’août a permis aux raisins de garder toute l’acidité nécessaire à l’équilibre du vin et à sa capacité de vieillissement.

Nous continuons à pratiquer des sélections rigoureuses dans le vignoble, de sorte que nous n’avons pas produit plus de vin que les années précédentes, seulement près d’un tiers de la récolte ayant été retenu pour l’assemblage.

Le Pavillon Blanc s’inscrit dans la lignée des vins moins riches en alcool, mais toujours aussi concentrés, que nous produisons depuis le millésime 2011. Une date de vendanges un peu plus précoce et une sélection sévère nous permettent d’obtenir un tel résultat.

Le nez du Pavillon Blanc 2015 est très aromatique, très complexe, l’entrée en bouche est ronde, et la finale portée par l’acidité. Il fait partie des grands millésimes de Pavillon Blanc. Il est difficile de lui résister aujourd'hui. (Octobre 2025)


Climat

L’hiver, sensiblement plus frais que celui des années précédentes, a conduit à un débourrement tardif mais parfaitement régulier. Les conditions climatiques du printemps ont été optimales, avec un temps ensoleillé et sec ; la floraison s’est donc déroulée de manière rapide et homogène. La chaleur et la sécheresse ont persisté durant les mois de juin et juillet jusqu’à laisser craindre que s’installe un stress hydrique, au moins dans les parcelles les plus sensibles. Heureusement les quelques pluies du mois d’août sont arrivées à point nommé pour raccourcir et homogénéiser la véraison. La sécheresse, qui s’est à nouveau imposée au mois de septembre, combinée à des journées chaudes et des nuits fraîches, a permis aux raisins d’équilibrer leur richesse en sucre par une belle acidité, de rendre leurs tanins plus soyeux et leur potentiel aromatique plus complexe.

Les vendanges de rouge se sont déroulées du 18 septembre au 6 octobre. La petite taille des baies de raisin et leur pellicule plus épaisse laissaient présager une concentration tannique très élevée. Les conditions climatiques de 2015 sont en fait caractéristiques des très grands millésimes comme 2005, 2009 et 2010.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2014

À un titre ou à un autre tous les derniers millésimes de Pavillon Blanc depuis 2011 ont été des très bons, voire des grands millésimes. À côté des efforts et des progrès techniques accomplis durant cette période, il faut reconnaître que les conditions climatiques ont été dans l'ensemble très favorables au cépage sauvignon blanc.

2014 n'échappe pas à cette règle, liée sans aucun doute à la préservation d'un remarquable niveau d'acidité par la fraîcheur du mois d'août. Le fait qu'un mois de septembre chaud succède à un mois d'août froid (ou inversement en 2013) a permis aux raisins d'atteindre une bonne maturité tout en conservant une acidité élevée. En fait la succession d'un mois de septembre chaud à un mois d'août froid, ou vice versa en 2013, permet à la fois l'acquisition d'un très beau niveau de maturité et la conservation d'une acidité élevée. Ces deux caractéristiques sont absolument nécessaires à la réussite d'un grand vin blanc. Bien qu'inaugurées en 2015, les installations de vinification de notre nouveau chai construit par Norman Foster ont été essayées pour la première fois en 2014. Cela fait des années que nous en avons affiné les moindres détails, et rêvé des possibilités offertes... le résultat est à la hauteur de nos espérances, car nous n'avions jamais pu auparavant aller aussi loin dans le détail et la précision de la sélection. Le Pavillon Blanc 2014 est donc un excellent millésime, mais il n'y en a jamais eu aussi peu... Il est délicieux à boire aujourd'hui. (Février 2025)


Climat

Après un hiver très doux et pluvieux, sans aucune période de froid notable, le printemps a été "normal": un mois de mai plutôt frais et de juin assez chaud, de telle sorte que la floraison s'est déroulée aux dates habituelles et dans des conditions très favorables; elle a donc été rapide et homogène, contrairement à l'année dernière.

Le mois de juillet n'a pas apporté de grande surprise; en revanche, le mois d'août a été particulièrement frais, sans doute l'un des plus froids que nous ayons connus récemment. Ces températures basses ont dû gêner le bon déroulement de la véraison, qui a beaucoup traîné en longueur. Heureusement il n'a pas beaucoup plu, mais à aucun moment, en juillet comme en août, une véritable sécheresse ne s'est installée. Comme il arrive si souvent à Bordeaux, tout restait possible à la fin du mois d’août, aussi bien la perspective d’un très bon millésime que celle d'une année médiocre... Le temps vraiment estival de septembre a apporté la réponse que nous espérions: la chaleur et la sécheresse ont permis aux raisins de parfaitement mûrir et aux vendanges de se dérouler dans des conditions optimales. Tout le contraire de ce qui s'était passé en 2013... Les vendanges de blanc se sont déroulées du 15 au 19 septembre, celles de rouge du 29 septembre au 10 octobre.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2013

La précocité du sauvignon blanc (vendanges entre le 10 et le 14 septembre) lui a épargné les pluies de la fin de saison ; mais le début difficile de l’été, assez humide jusqu’au 15 juillet, a certainement plus affecté son cycle végétatif que celui des cépages rouges moins précoces. Les conditions très sèches qui ont régné par la suite ont été parfaites pour la maturation et la récolte sans amener cependant les raisins au niveau de concentration qui était le leur en 2011. Seules les plus vieilles vignes, et bien sûr les meilleures parcelles, ont vraiment tiré leur épingle du jeu, et permis d'atteindre un haut niveau de qualité. Il a donc fallu pratiquer une sélection encore plus sévère que d'habitude : à peine le tiers de la récolte totale est devenu du Pavillon Blanc. À ce prix, la qualité, même si elle n'égale pas le fantastique niveau de 2011, est excellente : ce 2012 est très aromatique, complexe, frais et très bien équilibré. A boire sans se presser. (Octobre 2025)

Climat

Les températures particulièrement fraîches de la fin de l’hiver et du printemps ont retardé le débourrement puis la floraison d’une bonne dizaine de jours par rapport à la moyenne. Et comme il a également beaucoup plu pendant toute cette période, la floraison a été lente et la nouaison difficile, ce qui a entraîné un millerandage généralisé et une coulure importante dans les merlots. Ce dernier phénomène s’est avéré plus modéré pour les cabernets. D’emblée, nous savions que le millésime 2013 ne serait pas abondant…

Heureusement, la sècheresse estivale a permis aux raisins de combler une partie du retard : nous n’avons pas retrouvé à la véraison la même hétérogénéité qu’à la floraison. Il est également probable que leur faible quantité ait accentué ce phénomène de rattrapage. Au début du mois de septembre, l’espoir grandissait d’une récolte certes faible, mais qui semblait mûrir dans d’excellentes conditions.

Septembre a été paradoxal, relativement sec et très humide à la fois. De petites pluies fréquentes ont en effet maintenu une humidité ambiante élevée sans entraîner de cumul important de précipitations. Rien n’était donc joué jusqu’à la fin du mois lorsqu’un développement soudain de botrytis a précipité le début des vendanges ; il n’aura finalement manqué aux raisins qu’une petite semaine de maturation, suffisamment pour gâcher les espoirs d’un grand millésime, pas assez pour lui ôter toutes ses promesses.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 19 au 27 septembre, et celles de rouge du 30 septembre au 11 octobre.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2012

En 2011, les vendanges de blanc ont été les plus précoces depuis celles de 1893. On aurait pu craindre qu'une maturation des raisins, au cœur de l'été, au moment où les journées sont les plus longues et souvent les plus chaudes, ait pour conséquence un vin déséquilibré, trop riche en alcool, faible en acidité et pauvre sur le plan aromatique. Grâce aux températures fraîches des mois de juillet et d'août, non seulement l'équilibre a été maintenu, mais il correspond même à celui d'un grand millésime! 2011 est un magnifique Pavillon Blanc, tout à fait dans la lignée, et au niveau du 2010. Ce résultat est bien sûr le fruit d'une sélection très rigoureuse: seul près d'un tiers de la récolte, pourtant faible, a été retenu pour l'assemblage final; c'est d'ailleurs la même proportion que l'année dernière. Il est excellent à boire aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

2012 marque le retour à un grand classicisme climatique: à un hiver froid, surtout au mois de février, a succédé un printemps très humide, puis un été très sec avant le retour d'un temps pluvieux à partir du 20 septembre.

Les pluies abondantes jusqu'au 15 juillet ont bien entendu créé des conditions très favorables au développement du mildiou. C'est pourtant cette année que nous avons intensifié, avec le plus grand succès, notre programme de lutte biologique: non seulement plus aucun insecticide n'est utilisé sur la propriété depuis 10 ans, mais en 2012, un seul traitement chimique - contre 7 ou 8 en général - a été appliqué sur les parcelles de grand vin. Nous y sommes presque...

À partir du 15 juillet s'est établi un temps très sec, modérément chaud, mais ponctué de quelques journées de grande chaleur. De telles conditions sont typiques des grands millésimes classiques de Bordeaux; elles permettent à la fois la maturation et la concentration des raisins. Seuls les moins bons terroirs et les jeunes vignes ont souffert du passage soudain d'un printemps très humide à un été très sec.

Le temps a de nouveau changé dès le premier jour de l'automne: les pluies modérées qui sont tombées régulièrement à partir du 20 septembre sont arrivées trop tard pour perturber sérieusement la maturité et l'état sanitaire des raisins, mais elles ont probablement empêché, à quelques jours près, que 2012 soit le grand millésime qu'il aurait dû être.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 10 au 14 septembre, et celles de rouge du 25 septembre au 16 octobre, juste avant que les conditions ne se dégradent vraiment...

Pavillon Blanc du Château Margaux

2011

En 2011, les vendanges de blanc ont été les plus précoces depuis celles de 1893. On aurait pu craindre qu'une maturation des raisins, au cœur de l'été, au moment où les journées sont les plus longues et souvent les plus chaudes, ait pour conséquence un vin déséquilibré, trop riche en alcool, faible en acidité et pauvre sur le plan aromatique. Grâce aux températures fraîches des mois de juillet et d'août, non seulement l'équilibre a été maintenu, mais il correspond même à celui d'un grand millésime! 2011 est un magnifique Pavillon Blanc, tout à fait dans la lignée, et au niveau du 2010. Ce résultat est bien sûr le fruit d'une sélection très rigoureuse: seul près d'un tiers de la récolte, pourtant faible, a été retenu pour l'assemblage final; c'est d'ailleurs la même proportion que l'année dernière. Il est excellent à boire aujourd'hui mais on peut aussi le garder sans risque. (Octobre 2018)

Climat

L'année viticole a commencé sous un climat quasi estival avec les mois d'avril et de mai beaucoup plus chauds et secs que la normale. Le démarrage et la croissance de la vigne ont donc été très rapides, et la floraison particulièrement précoce. Par la suite, les mois de juin, de juillet et d’août ont été plutôt frais, mais pas assez humides, surtout à Margaux, pour vraiment modifier l'état de sécheresse du vignoble, caractéristique du millésime. Les 26 et 27 juin s'est produit un épisode caniculaire d'une ampleur jamais vue: de nombreuses grappes prêtes à vérer, compte tenu de la précocité du millésime, ont subi un échaudage entraînant des dégâts parfois importants, notamment dans les parcelles de cabernet sauvignon peu vigoureuses. L'état de stress hydrique du vignoble après trois mois de sécheresse a probablement amplifié ce phénomène dont les conséquences restent, en général, minimes. Les vendanges, qui ont commencé dès le 25 août pour les blancs, et le 5 septembre pour les rouges, ont bénéficié d'un temps en général chaud et sec, ce qui a permis d'effectuer sans hâte les différentes opérations de tri rendues nécessaires par les problèmes d'échaudage. Notre seule déception est la quantité: avec un rendement de 29hl/ha, le millésime 2011 est la plus petite récolte depuis vingt ans!

Pavillon Blanc du Château Margaux

2010

Les vignes de sauvignon blanc ont pleinement bénéficié des conditions climatiques de l'été: la maturité a été plus homogène et les vendanges, qui ont commencé le 9 septembre, ont été plus courtes que l'an dernier. Nous avons poursuivi, et approfondi, nos efforts pour obtenir un vin aussi concentré, quoique moins riche en alcool que dans le passé. Il n'y a pas d'autre solution: seules une récolte légèrement plus précoce, et une sélection drastique des raisins, des pressées, et des vins nous ont permis d'atteindre notre objectif. La quantité ne sera donc malheureusement pas supérieure aux années précédentes.

2010 est le type même du grand millésime de Pavillon Blanc: fin, élégant, très aromatique, il possède une grande richesse et un parfait équilibre en bouche grâce notamment à son acidité plus élevée que la moyenne. Il est délicieux à boire aujourd’hui et devrait le rester pendant quelques années. (Octobre 2025)

Climat

L'hiver plutôt froid et sec a entraîné un débourrement assez tardif, puis les conditions irrégulières du printemps ont conduit à une floraison souvent hétérogène, avec parfois un peu de coulure dans les vieux merlots. Comme toujours, les grands terroirs ont donné l'impression d'imposer leur propre rythme, et de se jouer des aléas climatiques: la floraison y a été rapide, homogène, et parfaitement réussie... Mais il est vrai que les cabernets sauvignons, dont ce sont les terres de prédilection, sont naturellement peu sensibles à la coulure.

A partir de la fin du mois de juin jusqu'à la fin des vendanges, nous avons connu à nouveau le type de sécheresse dont seuls les très grands millésimes de Bordeaux ont le secret: pas assez d'eau pour provoquer un excès de croissance de la vigne, mais juste ce qu'il faut pour favoriser la maturation et stimuler la concentration des raisins. Il nous semblait peu à peu que se répétaient à l'identique les conditions de 2009, ou 2005 ...

Mais les millésimes ne se ressemblent jamais tout à fait. L'été 2010 a été aussi sec, mais plus frais que 2009: pas de températures caniculaires, et des nuits toujours fraîches. Cette fraîcheur relative a tempéré les conséquences de la sécheresse, et probablement permis à quelques jeunes vignes de grands terroirs d'atteindre un nouveau seuil de qualité. Elle a également favorisé l'expression aromatique de tous les cépages, en particulier celle du sauvignon blanc et des cabernets. Elle leur a aussi permis de conserver un très beau niveau d'acidité, idéal pour contrebalancer les degrés alcooliques élevés. (Début des vendanges le 22 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2009

Les vendanges du blanc se sont déroulées du 8 au 18 septembre. S'il fallait se dépêcher de ramasser certains raisins déjà très concentrés, il convenait aussi d'attendre que d’autres poursuivent leur maturation. Le très beau temps a permis d'atteindre ces deux objectifs en toute sérénité. 2009 est donc un très grand millésime de Pavillon Blanc, mais au prix d’une sélection draconienne : seulement 32% de la récolte ont été retenus dans l’assemblage final ! Les vignes les plus jeunes, les parcelles au sol léger ont en effet souffert de la sècheresse prolongée qui n’a profité qu'aux plus grands terroirs. Sans doute la succession récente de grands millésimes nous a-t-elle aussi rendus plus exigeants, et plus sévères.

Grâce à cette intransigeance le Pavillon Blanc 2009 est à la fois plus concentré que le 2008 et plus frais que le 2007. Il apporte la preuve que le sauvignon peut atteindre, dans un terroir privilégié, un parfait équilibre entre puissance et finesse, richesse et délicatesse. Il est délicieux à boire aujourd’hui et devrait le rester pendant quelques années. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver froid et sec, le mois d'avril a été froid et pluvieux, de sorte que le débourrement a été relativement tardif, et la croissance des bourgeons plutôt lente. Mais à partir du 1er mai les températures se sont nettement élevées et stabilisées au-dessus de la moyenne, sans pour autant devenir excessives. La floraison a donc été rapide et complète, promesse d'une maturité très homogène. Dans le même temps commençait à s'installer une sècheresse dont nous ne soupçonnions alors ni l'ampleur, ni la durée. Très peu de millésimes – à part 2005 – ont en fait connu un tel phénomène : depuis le 10 juillet, il n'a pratiquement pas plu jusqu'à la fin des vendanges, le 14 octobre ! De telles conditions sont particulièrement favorables aux plus grands terroirs, qui sont capables d'assurer une alimentation en eau régulière de la vigne, ainsi qu'au cabernet sauvignon, moins sensible à la sècheresse que le merlot. En revanche les vignes, dans certains sols légers moins bien pourvus en argile, ont parfois eu du mal à amener leurs raisins à parfaite maturité. Si la sécheresse estivale s'est accompagnée de températures parfois très elevées dans la journée, les nuits sont restées fraîches. Cette amplitude diurne importante a favorisé l'accumulation des tanins et des anthocyanes dans les pellicules des raisins rouges, et préservé la fraicheur des arômes, en particulier ceux des sauvignons blancs. Tous les éléments se mettaient progressivement en place pour faire de 2009 un très grand millésime. (Début des vendanges le 24 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2008

Comme en 2006 et en 2007 l’été frais et humide a favorisé l’expression aromatique du sauvignon blanc ; mais le beau temps est arrivé trop tard pour permettre aux raisins d’atteindre la même concentration record, malgré un rendement toujours aussi faible (25hl/ha). Faut-il d’ailleurs s’en plaindre ? Les trois tries que nous avons réalisées dans chacune de nos parcelles ont un degré alcoolique moyen légèrement supérieur à 14, soit un bon degré de moins qu’en 2006 et bien sûr 2007. Enfin … Cette courte période de très beau temps n’a malgré tout pas permis à toutes nos parcelles d’amener leur raisin à une parfaite maturité. Les subtiles différences de terroir et d’âge des vignes s’expriment clairement, bien que le vignoble soit à première vue assez homogène. A première vue seulement, bien sûr … En tout cas nous avons pratiqué une sélection impitoyable, en ne retenant pour le Pavillon Blanc que 45% de la récolte ! 2008 sera donc le millésime le plus faible en quantité que nous ayons jamais produit. Mais à ce prix nous retrouvons un niveau de qualité proche des millésimes précédents. 2008 est moins puissant que 2007, mais plus frais, et peut-être plus équilibré. Il possède surtout une finesse, une subtilité et une complexité aromatique incomparables, qui témoignent de la parfaite maturité des raisins de sauvignon. C’est en général dans de telles conditions, justes et jamais excessives, que les grands terroirs expriment le mieux leur vraie personnalité. Il a probablement aujourd'hui atteint son apogée. (Novembre 2025)

Climat

Après un hiver assez sec, le printemps a été humide et frais ; très frais même au début du mois d'avril : il a fallu déclencher – avec succès ! – notre système d'aspersion antigel le 7 avril à Virefougasse, notre parcelle de sauvignon blanc. Le mois de mai a été particulièrement humide, ce qui a créé des conditions très favorables au développement du mildiou à une période de grande sensibilité de la vigne ; pour la deuxième année de suite il a donc fallu être très vigilant dans la protection phytosanitaire. Nous avons néanmoins poursuivi nos efforts en vue de trouver une solution alternative aux traitements chimiques ; c'était une occasion à ne pas manquer ... La floraison est intervenue au tout début du mois de juin, exactement à la date normale. Elle a été en partie perturbée par de fortes pluies qui sont sans doute responsables de la coulure et du millerandage observés dans certaines parcelles de merlot. Comme il y avait de toute façon une « sortie » plus faible- c'est-à-dire moins de grappes - que l'année dernière on pouvait d'ores et déjà s'attendre à une récolte moins importante. Tout l'été a ensuite été frais avec des températures inférieures d'environ deux degrés à la moyenne pour les mois de juillet, août et septembre. Mais juillet a été très sec (à peine 10 mm de pluie) alors qu'il a plu régulièrement en août et jusqu'au 15 septembre. La fraîcheur et l'humidité ont bien sûr ralenti la véraison et la maturation, et miné petit à petit notre optimisme ... Et puis – encore un miracle diront certains – le temps a complètement changé à partir de mi-septembre : il a commencé à faire beau et sec, et ce beau temps ne nous a pratiquement pas lâché jusqu'à la fin des vendanges un mois plus tard ! (Début des vendanges le 3 octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2007

Jamais auparavant l'assemblage du Pavillon Blanc n'avait réuni autant d'échantillons que cette année : entre les sélections de parcelles, les trois tries successives effectuées dans chacune d'elles à la vendange, et les différents essais de vinification, près de trente six lots composent cette récolte dont le rendement global ne dépasse pourtant pas 26 hl/ha… Cette grande diversité est évidemment le reflet des immenses efforts entrepris pour porter encore plus haut la qualité du Pavillon Blanc. Ils se traduisent cette année par une sélection impitoyable dont le but est de tirer le meilleur parti possible d'un millésime particulièrement favorable. Nous ne produirons donc pas beaucoup plus de bouteilles que l'année dernière…

Tout, ou presque, a concouru au succès des blancs en 2007, depuis la fraîcheur générale de l'été jusqu'aux exceptionnelles conditions de vendange, en passant par l'absence de stress hydrique, parfois assez marqué dans notre parcelle de Virefougasse. Le résultat est un vin d'un style assez comparable au 2006. Jamais probablement a-t-on senti autant de densité et de puissance en bouche. Comme les années précédentes, le degré alcoolique est très élevé, mais l'équilibre, et surtout la fraîcheur finale en font presque miraculeusement oublier le niveau historique. Il est aujourd'hui à son apogée. (Novembre 2025)

Climat

L'hiver particulièrement doux et sec a entraîné un débourrement précoce de la vigne, en avance d'au moins quinze jours par rapport à une année moyenne comme 2006. Puis le printemps a été, comme d'habitude, contrasté : mars doux et humide ; avril très chaud et très sec ; mai doux et très pluvieux ; juin à peu près normal, juste un peu plus humide que la moyenne. La floraison a donc été étalée, mais sans coulure significative. Tant de petits et de grands millésimes ont en fait commencé de la sorte...

À partir de fin juin s'est établi durablement un temps frais et relativement peu ensoleillé, caractérisé par des pluies fréquentes qui ont donné une impression générale « d'été pourri ». Ces conditions ont été très favorables au mildiou, heureusement bien mieux maîtrisé aujourd'hui qu'autrefois, ainsi qu'à la croissance des vignes qui n'ont cessé de pousser jusqu'à la fin du mois d'août. Nous commencions alors à nous inquiéter un peu, tout en sachant par expérience qu'un retournement de situation, quelques semaines avant les vendanges, n'est pas inhabituel...

L'heureuse surprise d'un fantastique mois de septembre, chaud et très sec n'aurait donc pas dû nous prendre au dépourvu : tant de bons et très bons millésimes, comme 2002 et 2004 tout récemment, ont connu un tel scénario ! Ce grand beau temps s'est même longuement poursuivi en octobre et a permis de vendanger très tard des parcelles enfin arrivées à maturité à l'issue d'un cycle végétatif d'une longueur record. (Vendanges le 27 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2006

Le printemps a été marqué par un événement dramatique : le 11 avril notre système de protection anti-gel a été pris en défaut, de manière subtile – et perverse – par des températures si modérées (mais avec une humidité anormalement élevée) que nous n’avons pas jugé bon de déclencher notre système d’aspersion anti-gel… De temps en temps, la nature se plaît à nous rappeler qu’on ne peut la maîtriser si facilement en nous donnant une de ces leçons d’humilité dont elle a le secret ! La conséquence directe du gel fut une réduction d’au moins 50% d’un rendement déjà traditionnellement faible… Mais si peu de raisins ont encore mieux bénéficié des bonnes conditions de maturation de l’été, en particulier durant les dix premiers jours caniculaires du mois de septembre : ils ont acquis, et conservé une concentration hors du commun, d’autant plus que les vendanges sont intervenues avant les pluies de septembre.

Le Pavillon Blanc 2006 est un vin hors norme, très différent des millésimes récents de ce vin : son degré alcoolique frôle 15, sa richesse aromatique et sa persistance en bouche sont impressionnantes. C'est un vin, comme le 2007, plus en puissance qu'en finesse et qui a probablement atteint son apogée. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver plutôt froid, particulièrement au mois de février, mais heureusement plus humide qu'en 2005, le printemps a été tellement sec que nous avons presque commencé à craindre le manque d'eau. Mais ce serait oublier à quel point la vigne est adaptée à la sécheresse, et surtout que les grands terroirs savent si bien amortir de tels excès. Par contre la gelée du 11 avril a pris en défaut notre système de protection antigel de Virefougasse, la parcelle qui produit le Pavillon blanc, et sérieusement réduit son rendement potentiel...

La floraison s'est déroulée dans d'excellentes conditions, et laissait présager une vendange rouge de quantité moyenne à une date très proche des deux années précédentes.

L'été a ensuite été chaud, même caniculaire pendant la deuxième quinzaine de juillet, puis un peu plus frais en aout. Il a surtout été plutôt sec : il a moins plu en juillet/août que pendant la même période en 2003 ! Le mois de septembre a présenté les contrastes habituels : très chaud et sec pendant les dix premiers jours, puis doux et humide jusqu'au début des vendanges, suffisamment sec ensuite pour vendanger sans hâte. Ce scénario ressemble étrangement à celui de l'année 1996, qui a connu les mêmes pluies estivales, la même période très favorable à la fin du mois d'août, et exactement la même pluviométrie du premier septembre à la fin des vendanges... (Vendanges le 19 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2005

2005 est un grand millésime de Pavillon Blanc. Il en a la richesse, la sève mais aussi la finesse et la complexité aromatique. On a vraiment peine à croire, dans un tel millésime, qu’il n’est issu que de sauvignon blanc. Nous recommandons aujourd'hui de ne pas trop tarder avant de le boire. (Janvier 2025)

Climat

L'hiver plus frais que la moyenne a retardé le débourrement d'une semaine par rapport aux dates habituelles. Puis le printemps chaud et ensoleillé a favorisé une croissance régulière et permis une floraison rapide dès les premiers jours de juin, exactement aux mêmes dates que l'année dernière. Grâce aux excellentes conditions climatiques, la nouaison a été parfaitement réussie, mais la quantité de récolte paraissait d'ores et déjà inférieure à 2004, car il y avait nettement moins de grappes par pied.

Tout l'été a été beau, et surtout particulièrement sec : à peine 100 millimètres de pluie sont tombés entre le 1er mai et le début des vendanges ! Nous n'avions jamais vu chose pareille... Heureusement, il a fait chaud sans excès. On imagine à peine quelles auraient été les conséquences d'une telle sécheresse en 2003 ! Mais les grands terroirs - c'est en partie pour cette raison qu'ils sont des grands terroirs - ont une extraordinaire capacité à amortir les excès de la nature. Ils semblent réagir avec le même sens de la mesure et de l'équilibre qui caractérise les vins qu'ils produisent. (Vendanges le 20 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2004

2004 est un grand millésime de Pavillon Blanc ! Les conditions climatiques estivales globalement favorables mais sans excès de chaleur ont permis une maturation lente et complète des raisins de sauvignon blanc, tout en préservant leur finesse aromatique et leur potentiel d’acidité. Les vendanges se sont déroulées en trois tries successives, sans hâte, et sous le soleil… comme dans un rêve. Peu de millésimes précédents jouissent d’un tel équilibre entre puissance et vivacité : 2004 possède la longueur, le gras et la sève de 2001 – et d’ailleurs le même degré alcoolique – ainsi qu’une étonnante fraîcheur aromatique et gustative. On a peine à croire qu’un vin titrant 14,5 % puisse être aussi fin, et laisser la bouche aussi fraîche… Il a probablement aujourd'hui atteint son apogée même s'il n'y a pas d'urgence à le boire. (Février 2025)

Climat

Après un débourrement assez tardif, le printemps a été frais et plutôt sec. Puis les températures sont remontées vers la fin du mois de mai, tandis que commençait à s'installer une sécheresse précoce et durable. En conséquence, la floraison a été rapide et la nouaison parfaitement réussie, confirmant ainsi nos prévisions d'une récolte généreuse. L'été a été « normal », au sens où ne s'est manifesté aucun excès notable de chaleur, de fraîcheur, de pluie ou de sécheresse. A la fin du mois d'août, tout restait possible, y compris la perspective d'un grand millésime. Le mois de septembre, chaud et sec, a donc été décisif, comme il arrive si souvent à Bordeaux ; il a permis une maturation régulière et complète de tous les cépages. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2003

Il nous semblait au moment des vendanges, qui ont commencé le 1er septembre, que les conditions climatiques avaient été moins favorables à la maturation du sauvignon blanc qu'à celle des cépages de raisin rouge : l'acidité était très basse et la richesse en sucre moindre que les deux années précédentes. Les premières dégustations après la fin des fermentations ont d'ailleurs été plutôt décevantes, les vins se montraient peu aromatiques et assez courts. Au fil de leur élevage en barriques, leur nez s'est développé, affiné, et se montre aujourd'hui particulièrement séducteur. Ils ont également acquis une dimension en bouche que nous ne soupçonnions pas et ont en fait presque retrouvé le gras et la longueur des grands millésimes. Quelle surprise ! C'est la première fois que nous voyons un vin blanc évoluer de la sorte sous nos yeux. A boire. (Février 2025)

Climat

2003 est un millésime très précoce marqué surtout par une exceptionnelle chaleur estivale. De telles conditions – que l'on a parfois qualifiées d'extrêmes – ont suscité beaucoup d'interrogations et parfois d'inquiétude, mais les plus grands terroirs ont remarquablement su tirer leur épingle du jeu en assurant au raisin une maturité parfaitement équilibrée.

Les vendanges ont commencé le 10 septembre, comme en 1989, qui était l'année la plus précoce depuis 1893.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2002

Superbes dans leur jeunesse, la plupart des bouteilles de Pavillon Blanc 2002 ont malheureusement évolué plus rapidement que nous ne pensions et sont à boire rapidement. Les magnums ont, en revanche, conservé une belle fraîcheur et nous rappellent à quel point les vins, notamment blancs, vieillissent toujours mieux dans ce format. (Avril 2025)

Climat

Les conditions climatiques, assez défavorables au moment de la floraison, ont entraîné un millerandage très important dans les vieilles parcelles de merlots.

L'été a été frais et relativement humide, surtout le mois d'août. Mais à partir du mois de septembre, s'est heureusement installé jusqu'à la fin des vendanges un temps sec, chaud et ensoleillé. (Vendanges le 30 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2001

2001 est, avec 2004 et probablement 2005, un des plus grands millésimes de Pavillon Blanc de la décennie. Jamais auparavant notre vin blanc avait atteint un tel niveau de concentration, de complexité, et de profondeur. En bouche, la richesse, la longueur, la suavité et, pour finir la fraîcheur, font oublier que le degré alcoolique a atteint le record de 14,8 %.

Les bouteilles de 2001 sont désormais à leur apogée tandis que les magnums, superbes de fraîcheur, peuvent encore attendre quelques années. (Février 2025)

Climat

Après un hiver très pluvieux, la floraison a été rapide et homogène. Durant tout l'été, une alternance inhabituelle de périodes chaudes et fraîches, sèches et humides, a favorisé la croissance et ralenti la maturation des raisins. Nous avons vendangé avec huit jours de retard mais sous le beau temps. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2000

Durant tout l'été, les conditions climatiques ont été chaudes et sèches mais jamais excessives. Les raisins de sauvignon blanc ont donc parfaitement bien mûri, sans n'atteindre pourtant ni la concentration ni la maturité exceptionnelles des millésimes 1999 et 2001. On ne comprend pas bien les raisons de ces différences ; en fait, les facteurs climatiques dont dépend la maturation des raisins restent en partie méconnus. Le Pavillon Blanc 2000 est un vin d'une grande élégance aromatique, et plus de 20 ans après sa mise en bouteilles, il a développé une véritable complexité même s'il manque d'un peu de concentration. A boire sans trop tarder. (Octobre 2025)

Climat

Les mois d'avril et mai, chauds et pluvieux, favorisent le développement précoce du mildiou, qui sera stoppé par les conditions très sèches de l'été. L'absence totale de pluie en août et début septembre a été très bénéfique à la maturation et à la concentration des raisins. Quelques pluies faibles au début des vendanges n'ont pas pu gâcher ce millésime de rêve. (Vendanges le 25 septembre).

Pavillon Blanc du Château Margaux

1999

Les pluies sont survenues trop tard pour gêner la vendange des sauvignons blancs; ils ont donc pu garder l’exceptionnel niveau de concentration et de maturité acquis au mois d’août et début septembre. Plus de vingt ans après sa mise en bouteilles, la plupart des bouteilles sont fatiguées tandis que les magnums ont gardé beaucoup de fraîcheur et montrent une belle complexité. (Février 2025)

Climat

Après une floraison précoce, l'été a été chaud et ensoleillé, avec des passages pluvieux isolés: des conditions très favorables à la maturation des raisins, mais aussi au mildiou. Du 20 août au 10 septembre, le temps très sec a conduit la maturation et la concentration des raisins à un niveau exceptionnel; puis de fortes pluies sont arrivées jusqu'à fin septembre. (Vendanges le 22 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1998

En 1998, les raisins de sauvignon blanc ont eu la bonne fortune d'être récoltés avant les importantes pluies de fin septembre et début octobre. Ils ont donc pleinement bénéficié des conditions climatiques exceptionnelles du mois d'août.

Nous recommandons de le boire sans trop attendre. (Octobre 2025)

Climat

Les dates de débourrement, de floraison et de véraison correspondent exactement aux moyennes. Le fait marquant du millésime est la chaleur exceptionnelle et la sécheresse du mois d'août qui ont permis l'acquisition précoce d'un excellent niveau de concentration. Les pluies importantes de fin septembre sont survenues trop tard pour entraîner une dilution significative. (Vendanges le 24 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1997

Les conditions climatiques humides et chaudes du mois d’août ont été très favorables au développement de la pourriture, en particulier la pourriture acide, auparavant presque inconnue dans le vignoble de Bordeaux. Heureusement, le mois de septembre chaud et très sec a stoppé net cette évolution préoccupante, et a permis de vendanger des raisins bien mûrs dans d’excellentes conditions.

Le Pavillon Blanc 1997 est marqué par un excellent équilibre entre fraîcheur et suavité. Les arômes très mûrs du sauvignon blanc et l’élégance des grands millésimes sont bien présents; seule la concentration fait défaut pour qu’il soit considéré comme un grand millésime. Il est très agréable à boire aujourd’hui et nous recommandons de le boire sans trop tarder. (Mars 2025)

Climat

Après un début d'année particulièrement sec et chaud et une floraison précoce mais très étalée, juillet a été sec et chaud, août pluvieux et très chaud, donc difficile sur le plan phytosanitaire. Heureusement, à partir du début du mois de septembre, s'est installé un temps très sec et chaud qui a duré jusqu'à la fin des vendanges. (Vendanges le 15 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1996

Un des plus grands millésimes de Pavillon Blanc ! Jamais auparavant les raisins n'avaient atteint un degré de sucre si élevé, et d'une manière générale, une telle concentration. Ce résultat étonnant est certainement dû aux conditions climatiques très originales qui ont régné à la fin de l'été, à la fois très sèches et fraîches, avec un vent de nord persistant.

Le Pavillon Blanc 1996 est un vin particulièrement puissant et concentré, avec une longueur étonnante en bouche. Il est aujourd'hui remarquable de fraîcheur et de complexité et nous recommandons de le boire tant il est impressionnant. (Février 2025)

Climat

Après une floraison très rapide, l'été a été irrégulier, avec une alternance de périodes chaudes et fraîches et des précipitations orageuses, moins importantes dans le Médoc que sur la rive droite. A partir du 1er septembre s'est installé pendant trois semaines un temps frais et très sec ; puis il a plu et le beau temps est revenu pour vendanger les cabernets. (Vendanges le 23 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1995

Après un été extrêmement chaud et sec, les raisins ont atteint un excellent niveau de maturité et ont pu être récoltés en partie avant les fortes pluies de mi-septembre. Les raisins récoltés immédiatement après étaient bien entendu parfaitement mûrs, seulement légèrement dilués.

Un excellent millésime de Pavillon Blanc, le plus puissant depuis 1989. Il arrive aujourd'hui à son apogée. (Février 2025)

Climat

Après un hiver très clément, le débourrement et la floraison ont été précoces et homogènes. Tout l'été a été celui d'un très grand millésime: chaud et très sec. Les pluies assez importantes intervenues au milieu du mois de septembre ont sûrement été en partie bénéfiques à la maturation des raisins; puis le temps a été superbe pendant les vendanges. (Vendanges le 15 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1994

1994 est un millésime un peu austère de Pavillon Blanc, qui fut longtemps dans l'ombre du 1993, bien que les conditions du millésime n'aient pas été moins bonnes.

Il s'est remarquablement ouvert ces dernières années et nous recommandons désormais de le boire sans trop attendre. (Février 2025)

Climat

Un été particulièrement chaud et sec et des vendanges très précoces ont permis d'atteindre un remarquable niveau de concentration et de richesse. Les fortes pluies qui ont marqué les vendanges sont intervenues trop tard pour vraiment gêner la maturation des raisins. (Vendanges le 13 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1993

1993 est un autre exemple d’une qualité mieux réussie pour le blanc que pour le rouge car les vendanges plus précoces du sauvignon blanc ont été moins pénalisées par la pluie. C'est même un grand millésime de Pavillon Blanc qui se présente aujourd'hui remarquablement bien : il allie beaucoup de fraîcheur à la complexité d’un bouquet bien évolué. A boire. (Février 2025)

Climat

Après un débourrement précoce, les conditions climatiques ont été très favorables à la floraison, qui a été particulièrement rapide et homogène. Le mois de juillet a été sec mais frais ; le mois d'août très chaud et sec. Au 10 septembre, le potentiel qualitatif était remarquable. Malheureusement les vendanges ont été très pluvieuses. (Vendanges le 19 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1992

Le Pavillon Blanc n'a pas échappé aux conditions difficiles du millésime 1992. Il est assez léger, légèrement dilué, mais son évolution a été surprenante. En fait, nous ne nous attendions pas à ce qu'il puisse développer une telle finesse et une telle harmonie. Aujourd'hui, c'est un vin très bon à boire, pas d'une très grande complexité ni densité, mais d'une belle fraîcheur. Nous ne croyons pas qu'il puisse devenir vraiment meilleur et conseillons donc de le boire rapidement. (Février 2025)

Climat

Après un hiver très sec, le temps a été humide pendant la floraison, qui fut longue et hétérogène. L'été a été chaud mais le mois d'août fut particulièrement pluvieux, ce qui a rendu la protection phytosanitaire du vignoble plus difficile que d'habitude. Le beau temps ne s'est jamais vraiment établi par la suite. (Vendanges le 29 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1991

La pluie qui a légèrement dilué la récolte de raisins rouges a beaucoup moins affecté les sauvignons blancs, récoltés dix jours plus tôt. 1991 est un très bon millésime de Pavillon Blanc, assez puissant, charnu et plein. Le bouquet a évolué remarquablement bien et a longtemps présenté beaucoup de finesse et de complexité, en même temps qu'une certaine originalité. Il faut désormais le boire rapidement. (Février 2025)

Climat

Le froid qui a suivi une gelée de printemps historique, le 21 avril, a retardé la croissance jusqu'à la fin du mois de mai. L'été chaud et sec a permis un rattrapage étonnant de la végétation, amenant cette faible récolte à une maturité excellente. Malheureusement de fortes pluies juste avant les vendanges ont limité une qualité qui s'annonçait remarquable. (Vendanges le 30 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1990

Marqué par des variations assez importantes suivant les bouteilles, le Pavillon Blanc 1990 peut aussi être remarquable de fraîcheur et de complexité, faisant penser au merveilleux 1989. A boire rapidement cependant. (Février 2025)

Climat

Après un hiver clément, la floraison a été précoce mais assez longue et hétérogène. Comme en 1989, l'été a été tellement chaud et sec qu'à la fin du mois d'août les jeunes vignes souffraient vraiment de sécheresse. Les deux épisodes pluvieux de septembre ont été très bénéfiques à la maturation finale des raisins, qui ont été vendangés sous un très beau temps. (Vendanges le 17 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1989

C'est un des plus grands millésimes de Pavillon Blanc. Peut-être pour la première fois, les raisins de sauvignon blanc ont atteint cet exceptionnel niveau de maturité qui leur permet d'aller au-delà des arômes à caractère végétal souvent considérés comme typiques du cépage. Par ailleurs, c'est à partir du millésime 1989 que nous avons entrepris un contrôle rigoureux du rendement des vignes blanches, qui n'a pas dépassé 30hl/ha depuis. Ce faible rendement favorise, quand les conditions climatiques le permettent, à la fois la concentration et la maturation des raisins.

Aujourd'hui, le Pavillon Blanc 1989 est sans nul doute parvenu à pleine maturité et se goûte remarquablement bien. On ne peut que conseiller de le boire. (Février 2025)

Climat

1989 restera dans toutes les mémoires comme une année exceptionnellement précoce et facile sur le plan viticole. La floraison puis la véraison et la maturation se sont déroulées dans des conditions exemplaires, particulièrement chaudes et sèches. Enfin les vendanges n'ont pas connu un seul jour de pluie ; jusqu'au bout donc, 1989 a été une année de rêve. (Vendanges le 11 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1988

1988 est un grand millésime classique de Bordeaux, aussi bien pour les vins blancs que pour les vins rouges. Grâce aux conditions chaudes et sèches des mois d'août et septembre, les raisins de sauvignon blanc ont atteint un excellent niveau de maturité et ont été ramassés idéalement avant les faibles pluies du début des vendanges de rouge.

Ce millésime se présente très bien aujourd'hui, fin, frais, complexe, séveux et assez vif. Il faut néanmoins le boire. (Février 2025)

Climat

Après un hiver très doux et un printemps humide, juin et début juillet ont été particulièrement pluvieux. Puis s'est installé à partir de mi-juillet jusqu'à la fin du mois de septembre, un temps chaud et très sec. Malgré quelques faibles pluies au début des vendanges, la récolte a été effectuée dans d'excellentes conditions. (Vendanges le 3 octobre)

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1987

Un millésime plutôt léger mais fin de Pavillon Blanc. D'une manière générale, les blancs ont été mieux réussis que les rouges dans le Bordelais car les vendanges étaient terminées avant que commencent les pluies du mois d'octobre.

A boire maintenant. (Octobre 2025)

Climat

Le temps a été irrégulier tout au long de l'année; chaleur et sécheresse ne se sont jamais vraiment installées, sauf pendant une période de dix jours au mois de septembre, où il a fait une chaleur exceptionnelle. Les vendanges ont été relativement tardives et difficiles avec des pluies fréquentes. Heureusement il faisait froid et la pourriture n'a pas pu se développer. (Vendanges le 5 octobre)

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1986

Un grand millésime de Pavillon Blanc, qui combine idéalement la puissance et la profondeur avec l'élégance et la fraîcheur. Près de 40 ans après sa mise en bouteilles, il est encore étonnamment frais et complexe. Ce vin offre une belle démonstration de la capacité du Pavillon Blanc à se bonifier en bouteilles tout en gardant une grande fraîcheur. A boire sans urgence. (Octobre 2025)

Climat

Le très beau temps de l'été a été à peine interrompu vers le 20 septembre par un bref passage pluvieux, qui a pu s'avérer plus bénéfique que nous le pensions. Immédiatement après, le beau temps revenait et ne nous a pas quitté pendant toutes les vendanges, conduisant les raisins à une superbe maturité. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1985

Un millésime difficile de Pavillon Blanc, qui n'a jamais eu beaucoup de charme ; toutefois, sa puissance et sa concentration lui ont permis debien vieillir. Il est néanmoins à boire très rapidement. (Octobre 2025)

Climat

Après un début d'année assez frais et tardif, ce millésime a été marqué par des conditions de maturation et de récolte très favorables, notamment les mois de septembre et d'octobre exceptionnellement chauds et secs. Les feuilles de la vigne ont refusé de tomber jusque tard dans le mois de novembre... Cet « été indien » reste dans toutes les mémoires. (Vendanges le 26 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1984

Un millésime difficile de blanc. La récolte était très importante et la maturité tout juste atteinte.

Le Pavillon Blanc 1984 a toujours été un peu dilué, mais fin et délicat. Il lui a certainement manqué un peu de concentration et de complexité pour pouvoir vraiment se bonifier en bouteilles.

Il aurait dû être bu, mais les bouteilles sont tout de même loin d'être passées. (Octobre 2025)

Climat

Le temps froid et pluvieux pendant la floraison a provoqué une coulure historique des merlots et des cabernets francs. L'été a été plutôt chaud et ensoleillé, mais de fortes pluies en septembre ont gêné la maturation des raisins. Heureusement, les vendanges se sont déroulées sous le soleil, ce qui a permis de récolter des raisins suffisamment mûrs dans ce millésime difficile. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1983

Les conditions exceptionnelles de l'arrière-saison ont aussi permis de faire un grand millésime de blanc, dont la qualité, comme dans le cas du vin rouge, est comparable à celle du millésime 1982.

1983 apporte encore une nouvelle fois la preuve que dans les très bons millésimes, le Pavillon Blanc du Château Margaux a un excellent potentiel de bonification en bouteilles. De nombreuses bouteilles sont encore aujourd'hui remarquables de fraîcheur et de complexité. (Février 2025)

Climat

Après un printemps très pluvieux, juin a été chaud et sec, créant ainsi d'excellentes conditions pour la floraison. L'été a été chaud et humide, presque tropical, donc difficile sur le plan phytosanitaire. A partir du 10 septembre, s'est installé jusqu'à la fin des vendanges un très beau temps ensoleillé qui a permis aux raisins d'atteindre un excellent niveau de maturité. (Vendanges le 29 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1982

Une gelée particulièrement sévère et tardive, le 10 mai, a réduit de manière drastique la récolte potentielle. L'année suivante, nous installions notre système de lutte anti-gel… Grâce aux conditions climatiques exceptionnelles qui ont suivi durant le printemps et l'été, une seconde génération de grappes, réduite en quantité, a pu parvenir à une très bonne maturité.

1982 s'est d'emblée avéré comme le meilleur millésime de Pavillon Blanc depuis très longtemps. Pour la première fois, nous avions non seulement une grande finesse aromatique mais aussi une grande puissance en bouche, qui a permis au vin d'évoluer magnifiquement en bouteille. A boire maintenant. (Octobre 2025)

Climat

D'un bout à l'autre de l'année, les conditions ont été très favorables à la vigne et à la maturation des raisins. Après une floraison précoce, l'été a été particulièrement chaud, surtout en juillet et dans la première quinzaine de septembre. Les raisins ont atteint une maturité exceptionnelle, caractérisée entre autre par une concentration en sucre record. (Vendanges le 20 septembre).

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1981

Un beau millésime depuis le départ. L'évolution en bouteilles a confirmé nos espoirs, en permettant au vin de développer cette complexité et cette finesse qui n'appartiennent qu'aux plus grands vins blancs.

Certaines bouteilles sont encore remarquables. (Février 2025)

Climat

Les quatre années précédentes avaient été marquées par des vendanges tardives; 1981 est un retour à une date classique. La floraison a été rapide et homogène, le mois d'août très chaud et sec; après quelques pluies en septembre, les conditions climatiques ont été très bonnes pendant toutes les vendanges qui ont commencé le 1er octobre.

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1980

Nous inaugurions pour les vendanges de 1980 le nouveau chai de vin blanc, situé dans les bâtiments d'exploitation d'Abel Laurent, entre Château Margaux et le village de Margaux. Ce chai, conçu sur les conseils d'Emile Peynaud, comporte notamment une salle climatisée où peuvent loger toutes les barriques de la récolte ; cela permet à la fois de contrôler la température pendant la fermentation et d'accélérer les précipitations tartriques pendant l'hiver.

1980 est un petit millésime de Pavillon Blanc, à la fois en quantité et en qualité. Mais comme d'habitude, le vieillissement en bouteilles lui a permis d'acquérir une complexité que l'on ne soupçonnait pas même si aujourd'hui il aurait idéalement fallu le boire. (Octobre 2025)

Climat

Le printemps désastreux, froid et pluvieux, a beaucoup retardé la floraison qui n'a eu lieu que fin juin. L'été a été irrégulier, mais heureusement soleil et chaleur étaient au rendez-vous en septembre. Après un début d'octobre pluvieux, s'est installé un temps sec et froid qui a permis de récolter très tardivement des raisins suffisamment mûrs et parfaitement sains. (Vendanges le 17 octobre).

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1979

Ce vin a longtemps été marqué par des arômes « classiques » de sauvignon, c'est-à-dire un peu herbacés. Avec le temps, le nez est devenu beaucoup plus complexe et le vin n'a pas perdu de fraîcheur. C'est un parfait exemple d'amélioration par le vieillissement en bouteilles. La majorité des bouteilles sont aujourd'hui fatiguées mais certaines gardent une fraîcheur remarquable. A boire maintenant. (Février 2025)

Climat

Les conditions climatiques ont été proches de celles du millésime 1978 : printemps humide, été chaud en juillet et frais en août ; très belle arrière-saison. Encore une fois, les raisins ont pu atteindre in extremis un très bon niveau de maturité. (Vendanges le 4 octobre)

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1978

1978 est le premier millésime qui a bénéficié à la fois des conseils d'Emile Peynaud et d'une vinification très soignée en barriques. Les meilleures bouteilles gardent une exceptionnelle fraîcheur dont témoigne la couleur presque inchangée. Bien sûr les arômes ont évolué et portent la marque de ce long vieillissement en bouteilles mais il est très surprenant de trouver autant de vivacité dans un vin blanc de sauvignon après tant d'années. A boire maintenant. (Février 2025)

Climat

Le temps perdu pendant le printemps particulièrement frais et humide n'a pas pu être rattrapé pendant l'été, mais une exceptionnelle arrière-saison a permis de vendanger très tard des raisins parfaitement sains et suffisamment mûrs. (Vendanges le 9 octobre)

A travers les millésimes

Redécouvrez le Pavillon Blanc du Château Margaux à travers ses millésimes

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Pavillon Blanc du Château Margaux

2025

Les vendanges du Pavillon Blanc 2025 se sont déroulées très tôt entre le 18 et le 22 août, à maturité optimale des raisins, afin de préserver l’acidité, la fraîcheur ainsi que la complexité aromatique. L’équilibre de ce millésime se rapproche de celui de 2022.

Le nez est profond, dominé par des notes de noisette fraîche, de pêche blanche et de lilas. En bouche, le vin est gras et ample, tout en restant porté par une belle fraîcheur. La salinité apporte du rebond et de la longueur à l’ensemble, signant une expression harmonieuse et persistante.
Les volumes demeurent toutefois limités, avec des rendements de seulement 16 hl/ha, parmi les plus faibles de ces cinquante dernières années. Seulement 45 % de la récolte ont été retenus pour l’assemblage du Pavillon Blanc 2025. Jamais hélas nous n’aurons fait aussi peu de bouteilles.
Assemblage : 100 % de sauvignon blanc

Climat

Le millésime 2025 est marqué par une saison contrastée, avec un printemps doux et équilibré, sans excès ni déficit, suivi d’un début d’été et d’une période estivale plutôt secs, rappelant le profil de 2022. Le débourrement intervient avec une semaine d’avance, précocité que l’on retrouve également dans la floraison. Celle-ci se déroule de manière rapide et homogène, dans des conditions climatiques particulièrement favorables, sans coulure ni millerandage.


La pluviométrie reste faible au début de l’été, installant progressivement un déficit hydrique. Le mois d’août est dominé par un épisode caniculaire, entraînant une accélération des maturités, notamment sur le sauvignon blanc.
En fin d’été, près de 60 mm de précipitations tombent entre fin août et début septembre. Ces pluies, attendues, apportent un rééquilibrage hydrique et une baisse des températures, permettant une maturation plus régulière et homogène en fin de saison. Malgré quelques épisodes pluvieux ponctuels en septembre, les conditions sanitaires demeurent très bonnes.
Dans ce contexte climatique, le choix a été fait de ne pas avancer les dates de vendanges afin d’atteindre une maturité optimale, en particulier phénolique. Cette décision, assumée mais engageante, a permis d’atteindre un niveau de qualité particulièrement élevé, avec des raisins récoltés à parfaite maturité, exprimant pleinement le potentiel du fruit et du millésime.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2024

Les vendanges du Pavillon Blanc se sont déroulées du 2 au 8 septembre, légèrement plus tard que ces dernières années. Les conditions de récolte ont été idéales, sans contrainte sanitaire, nous permettant de vendanger sereinement et à un rythme maîtrisé. La douceur des températures estivales et l’absence de chaleurs extrêmes ont favorisé une maturation progressive, préservant l’équilibre entre fraîcheur et concentration. Comme toujours, nos équipes ont commencé tôt chaque matin afin de récolter les baies à la température la plus fraîche possible et ainsi préserver toute leur expression aromatique. Sur nos 11 hectares dédiés au sauvignon blanc, la sélection parcellaire joue un rôle clé dans l’élaboration de nos vins. Toutes nos parcelles de blanc sont récoltées et vinifiées séparément dans les installations modernes du chai dessiné par Norman Foster. Ce chai, pensé pour allier précision et excellence, permet un travail d’orfèvre sur chaque lot, affinant encore notre quête d’expression pure du sauvignon blanc. Dans notre quête de perfection, nous avons renforcé notre exigence. Ces dernières années, moins de la moitié de la récolte est destinée au Pavillon Blanc du Château Margaux, le reste étant désormais consacré à notre Second Vin. Ce dernier nous permet de peaufiner encore davantage le style du Pavillon Blanc. (Novembre 2025)

Climat

L’histoire du millésime 2024 commence par une pluviométrie exceptionnelle. Dès l’automne, les précipitations s’accumulent avec une intensité inhabituelle et se prolongent sur de nombreux mois. Entre le 18 octobre et le 28 mars, plus de 1000 mm de précipitations sont tombées sur notre vignoble, un record dépassant de 300 mm le dernier millésime le plus pluvieux. Avec des températures hivernales douces, supérieures de trois degrés aux moyennes historiques en mars, la vigne trouve dans cette abondance d’eau et de chaleur des conditions idéales pour démarrer son cycle avec une avance marquée. Le débourrement survient ainsi entre le 22 et le 25 mars, soit 7 à 10 jours plus tôt que ces dernières années. Mais l’humidité ne se dissipe pas, dictant son rythme tout au long de la saison. Bien que certains grands millésimes du passé, comme l’an 2000, aient connu des précipitations similaires, c’est la fréquence des jours de pluie qui distingue 2024. Accéder aux parcelles devient un défi permanent, et la pression du mildiou, omniprésente, impose à nos équipes une vigilance de chaque instant. Dans ce contexte exigeant, la floraison prend un léger retard et s’étale du 31 mai au 7 juin.

La véraison, survenue entre le 9 et le 23 août, rappelle des millésimes comme 2014 et 2016, confirmant un cycle marqué par l’influence du climat humide. Face à ces conditions, le vignoble a réagi avec contraste. Les parcelles situées sur les sols les plus frais et profonds ont souffert du mildiou, impactant en particulier les volumes destinés à notre troisième vin, le Margaux du Château Margaux. À l’inverse, nos terroirs de graves, plus drainants et précoces, ont su préserver leur potentiel et offrir les plus beaux raisins du millésime.

Bien que le climat ait mis la vigne à l’épreuve, il n’a pas compromis l’exigence et la précision avec lesquelles nos équipes travaillent chaque millésime de Château Margaux. Avec un rendement moyen de 30 hL/ha, le tri effectué par nos vendangeurs dans nos parcelles a été plus rigoureux que jamais, mettant en valeur les terroirs les plus résilients et offrant un équilibre optimal entre concentration et finesse.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2023

Les vendanges de blanc se déroulèrent du 23 au 30 août. Les hautes températures de la troisième décade du mois d’août nous poussèrent à vendan¬ger plus tôt pour garder tout le potentiel acide, si important pour un vin blanc.

Nous fûmes même amenés à avancer les horaires de début de vendange dès le petit matin pour nous arrêter à l’heure du déjeuner. Nous souhaitions absolument garder l’intensité et la complexité aromatique qui caractérisent nos vins blancs… et conserver le courage des vendangeurs !

Nous avons tiré le meilleur de nos parcelles de Virefougasse pour assembler un vin aux parfums complexes, à l’entrée de bouche ronde. Les sélections parcellaires sont encore plus poussées sur le vignoble. Les raisins récoltés sur près de dix hectares sont vinifiés en une vingtaine de lots dif-férents. L’ensemble des essais entrepris depuis des années pour créer le second vin blanc, le Pavillon Blanc Second Vin, et son lancement avec le mil¬lésime 2022, permettent au Pavillon Blanc d’être encore plus précis. (Novembre 2025)

Climat

L’hiver 2023 fut relativement doux, malgré une dizaine de jours avec de vraies températures hiver¬nales la première quinzaine de février. De plus, les premiers mois de 2023 ne furent pas particulière¬ment arrosés : 196 mm de précipitations tombèrent à Margaux, permettant seulement de remplir les nappes phréatiques les plus superficielles après un millésime 2022 extrêmement chaud et sec. Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 3 et le 10 avril.

Le printemps ne connut aucun épisode de gel, tant redouté par nos vignerons. Sur la période végétative de la vigne, la pluie ne fut pas abondante, mais elle fut fréquente. Seule une quinzaine de jours au mois de juin fut vraiment bien arrosée avec 72 mm. Toutefois, ces conditions rendirent relativement difficile le maintien d’un bon état sanitaire dans le vignoble. L’humidité relative atmosphérique importante créa des conditions très favorables au développement du mildiou. Nos équipes de la culture réussirent à assurer un feuillage sain pour garantir la qualité de la maturation des raisins et une jolie récolte. La vigne fleurit entre le 31 mai et le 5 juin dans de bonnes conditions, ne laissant pas supposer de coulure ou de millerandage.

Le millésime 2023 se différencia vraiment du pré¬cédent par ses températures. 2022 nous avait fait connaître des canicules très précoces. 2023 nous réserva un seul véritable épisode de canicule, entre le 17 et le 24 août, période pendant laquelle les pellicules s’affinent et deviennent plus sensibles à l’action combinée d’une forte chaleur et des rayons du soleil. Les baies les plus exposées au soleil subirent le phénomène d’échaudage, nous imposant ainsi un tri important pendant les vendanges.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2022

Pour ce millésime comme pour les derniers millésimes chauds et secs, c’est l’acidité qui fut le paramètre analytique qui a déterminé le début des vendanges. Et c’est bien cette même acidité qui décroissait très rapidement du début à la mi-août. Aussi, grâce à la détermination et au professionnalisme de l’ensemble du personnel du domaine, nous avons pu être suffisamment réactifs et commencer aussitôt les vendanges…

Comme pour les baies de raisins rouges, les baies de sauvignon blanc étaient plus petites, ainsi que les grappes, peut-être une des conséquences des périodes de gelées printanières de 2021… aussi les rendements furent décevants. Toutefois, la qualité du millésime et sa relative homogénéité nous ont permis d’utiliser 50% des lots de blanc pour assembler le Pavillon Blanc. La précision aromatique est grande. Le toucher de bouche du Pavillon Blanc 2022 est délicat et équilibré.

Il faut bien avouer que chaque millésime apporte de nouvelles réponses, mais suscite surtout son lot de questions. Nous apprenons parfois, un peu, et nous nous demandons souvent, beaucoup. Sans pour autant tout comprendre, ce millésime nous rassure. Comment pouvions-nous imaginer des vins si équilibrés avant les vendanges avec de telles conditions climatiques ? (Avril 2025)

Climat

La description des conditions climatiques commence de la même façon quasiment tous les ans depuis une petite dizaine d’années : 2022 a encore été l’année la plus chaude jamais enregistrée… à cela s’est ajouté un autre phénomène climatique : une grande sécheresse. Ces deux composantes ont façonné la récolte pour en faire un millésime extraordinaire !

Outre quelques gelées à la mi-janvier, l’hiver 2022 fut doux avec une pluviométrie relativement faible : seulement 150 mm de pluie. Sur le plan national, le printemps 2022 se classe au 3e rang des années les plus chaudes (13,2 °C) depuis 1900, et derrière 2011 et 2020. À Margaux, il en fut de même avec des épisodes de canicule record pour un mois de juin, durant lequel les 40°C furent dépassés. Au long du printemps, par chance, la pluie tomba de façon classique pour la région bordelaise avec 182 mm à Margaux. L’été arriva avec ses extrêmes : 3 vagues de chaleur longues et intenses ; le thermomètre indiqua là-encore plusieurs fois des températures supérieures à 40°C et qui dépassèrent également les 35°C pendant plus de 14 jours en juillet et en août. De surcroit, plus de 6 longues semaines se sont déroulées sans la moindre goutte de pluie. Les quelques 20 mm qu’il tomba fin août furent les bienvenus, mais ils favorisèrent plutôt le rafraîchissement de l’air qu’une réelle hydratation des couches superficielles du sol.

Dans ces conditions, la vigne débourra de façon relativement étalée selon les cépages et la diversité de nos terroirs : entre le 28 mars et le 13 avril. La floraison se déroula dans des conditions suffisamment bonnes pour n’observer aucune coulure ni millerandage sur nos parcelles. Elle eut lieu la semaine du 24 mai, annonçant déjà un millésime précoce.

Les conditions estivales ne firent que renforcer la précocité du millésime. Les vendanges de blanc eurent lieu extrêmement tôt, le 18 août.

Pour les vendanges de rouge, les températures de septembre furent normales et les conditions de vendange optimales… Elles s’étalèrent du 8 au 27 septembre. Les premières pluies d’automne commencèrent le dernier jour des vendanges…

Pavillon Blanc du Château Margaux

2021

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 7 au 13 septembre, quelques jours plus tard que la moyenne des dix dernières années. Le potentiel acide du millésime étant élevé, l’acidité a été un facteur moins prépondérant dans la décision de vendange ; plusieurs autres facteurs furent tout aussi importants comme le potentiel aromatique des baies, leur complexité à la dégustation… Les dates de vendange ont également permis d’éviter les pluies de la deuxième décade de septembre. L’état sanitaire des raisins était parfait, mais surtout la concentration des jus fut excellente.

Aux assemblages, le Pavillon Blanc représente 52% de la récolte. A la dégustation, le millésime 2021 est somptueux : un équilibre parfait, une concentration riche et complexe, une sensation crémeuse en entrée de bouche, une acidité et des arômes frais qui donnent une interminable longueur au vin. Il se hisse probablement à un niveau qualitatif égal au millésime 2017 et va probablement demander un peu de patience avant d'atteindre son apogée. (Novembre 2025)

Climat

L’hiver 2021 fut relativement doux, bien qu’abondamment arrosé par plus de 230 mm de pluie sur les deux premiers mois de l’année. Un mois de mars plus sec, accompagné par des températures assez douces, permirent à la vigne de débourrer entre le 23 et le 30 mars. Les gelées printanières furent nombreuses et sévères. Nos systèmes d’aspersion antigel installés sur le vignoble de blanc avaient rarement été si éprouvés. Les températures furent même si froides que nous perdîmes une partie de la récolte de blanc sur près d’un hectare. En revanche, nos terroirs de rouge, moins gélifs, ne virent que quelques rares pieds touchés par ces gels matinaux.

Les mois de mai et juin quant à eux furent assez pluvieux. Il nous a fallu lutter contre les maladies cryptogamiques avec beaucoup de vigilance mais, au prix d’efforts importants, notre équipe de vignerons réussit à maintenir un feuillage et des grappes dans un état très sain. La floraison se déroula entre le 1er et le 6 juin dans des conditions moyennes. Néanmoins, la nouaison fut excellente, malgré certaines rares et vieilles parcelles montrant quelques signes de coulure.

Par la suite, le mois de juillet pluvieux contrasta avec un mois d’août et une première quinzaine de septembre très secs. Seulement, les 45 mm de pluie tombés juste après que nous ayons fini de ramasser les raisins blancs, nous firent craindre des vendanges de rouge plutôt pénibles.

Comme pour le millésime 2017, le choix suivant s’offrit à nous : soit ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Nous prîmes encore la même décision : privilégier la qualité des raisins. Les parcelles de merlot les plus précoces furent vendangées le 24 septembre tandis que le ramassage des grands cabernets ne commença que le 4 octobre. Les vendanges se terminèrent le 13 octobre. Certes, la saison avait été éprouvante mais la qualité du travail fourni nous permit de réaliser un millésime élégant et dense.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2020

L’acidité des raisins resta le critère prépondérant pour décider de nos vendanges de blanc : nous commençâmes le 24 août pour finir le 1er septembre. A la dégustation des lots, cette décision nous semble être la bonne puisque l’acidité contribue à apporter une grande fraîcheur aromatique et une persistance exceptionnellement longue.

Le Pavillon Blanc 2020 est issu de nombreuses dégustations au cours desquelles les meilleurs lots, voire même les meilleures barriques de certains lots, furent choisies pour faire du Pavillon Blanc un vin subtil, pur et élancé. Sa texture, toute en douceur, est remarquable et le rend déjà irresistible même s'il va continuer à se bonifier dans ces prochaines années. (Octobre 2025)

Climat

Dans la lignée des millésimes précédents, 2020 à Bordeaux est une année marquée par des températures moyennes parmi les plus élevées jamais enregistrées, consécutives à des vagues de chaleur successives, et par un été exceptionnellement sec, dû à une absence de précipitations en début d’été.

Après une fin d’année 2019 abondante en pluie à Margaux, le premier trimestre 2020 fut peu pluvieux (80 mm de moins en cumuls). Mais l’hiver 2020 fut surtout marqué par sa douceur. Les moyennes des températures étaient 3°C au-dessus des moyennes trentenaires. Les températures dépassèrent parfois les 20°C au mois de février et seules 4 gelées d’une faible intensité vinrent troubler cette douceur hivernale. La vigne débourra alors extrêmement tôt : du 22 au 26 mars selon les cépages, soit environ 10 jours plus tôt que les moyennes. Ce furent les prémices d’un millésime très précoce...

Le printemps fut également très doux. Les températures du mois d’avril furent parmi les plus chaudes depuis 1962. La floraison eut lieu entre le 21 et le 26 mai sous d’excellentes conditions. Aucun symptôme de coulure ni de millerandage ne fut observé. Le printemps fut particulièrement pluvieux entrainant une forte pression parasitaire que nous réussîmes cependant à maîtriser (très peu de symptômes sur feuille et aucun sur grappe).

L’été fut marqué par des vagues de canicules longues et intenses entre le 23 juin et le 12 août ainsi que par une forte sécheresse (il ne tomba pas une goutte de pluie entre le 19 juin au 10 août). La véraison eut lieu entre les 23 et 26 juillet, à l’exception des petits verdots dont la véraison, toujours plus tardive, eut lieu le 1er août. Seule la deuxième décade du mois d’août permit de limiter un stress hydrique devenant trop fort. Il tomba près de 80 mm la journée du 13 août. Durant ces quelques jours d’orage, l’eau tomba trop fort en un temps trop court pour pénétrer dans les sols. Ces orages permirent toutefois d’abaisser la température et de limiter l’insolation, contribuant ainsi à garder un potentiel acide dans les baies.

Le mois de septembre fut également idéal pour les raisins : un soleil radieux en journée, des nuits fraîches et seulement 14 mm de pluie en septembre. Seules quelques après-midi trop chaudes mi-septembre imposèrent d’arrêter les vendanges après le déjeuner pour les vendangeurs et le raisin. Nous commençâmes à vendanger nos merlots précoces le 10 septembre. La grande équipe arriva le 21 septembre et commença dès son arrivée à vendanger nos grands cabernets. Les vendanges prirent fin le 30 septembre.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2019

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 2 au 12 septembre dans des conditions parfaites. Depuis près de 5 ans, avec nos équipes de R&D, nous travaillons au vignoble afin d’adapter au mieux nos rendements en fonction de nos terroirs, tout en gardant le style et la qualité qui font la signature de notre Pavillon Blanc. La taille fut naturellement un facteur déterminant pour atteindre nos objectifs. Ainsi, le nombre de grappes fut adapté pour chaque cep, nous amenant à faire 2 passages pendant les vendanges afin de ramasser chaque grappe à sa maturité optimum.

L’état sanitaire du vignoble était très bon et malgré les conditions estivales, les vignes présentaient peu de signes importants de stress hydrique. Il nous a donc suffi de suivre avec attention et minutie les équilibres entre les sucres et les acidités pour décider de la meilleure date de récolte.

Le Pavillon Blanc 2019 se révèle être un vin élégant, élancé et frais, qui, par certains égards, nous rappelle le millésime 2017. Les arômes sont toujours très précis, intenses et complexes. Il est d'ores et déjà délicieux même si nous recommandons de l'attendre encore un peu. (Octobre 2025)

Climat

A l’échelle mondiale, l’année 2019 fut la plus chaude jamais enregistrée. En France, la température moyenne atteignit 13,7°C, soit 1,1°C à 1,2°C au-dessus de la normale.

A Margaux, l’hiver 2019 fut doux (de 1 à 2 degrés au-dessus des moyennes trentenaires), peu pluvieux (30 mm de moins que les moyennes trentenaires) et ponctué de très rares gelées (seulement 3 jours). Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 29 mars et le 4 avril.

Le printemps fut clément, avec des températures très proches des normales de saison, et marqué par des précipitations abondantes fin avril puis entre le 5 et le 18 juin. La floraison eut lieu entre le 1er et le 9 juin et se passa relativement bien. Seules certaines vieilles parcelles de merlot présentèrent quelques signes de coulure. Ces pluies, qui nous faisaient craindre quelques sorties de mildiou, n’eurent aucune incidence sanitaire et l’état du vignoble fut finalement très bon tout au long de l’année.

L’été contrasta nettement avec ce printemps pluvieux. Des conditions anticycloniques s’établirent durablement et seuls 64 mm de pluie tombèrent entre le 21 juin et le 21 septembre. Mais l’été 2019 restera surtout dans les mémoires pour les deux épisodes de canicule intense qui se sont produites fin juin puis du 22 au 24 juillet où la température atteignit 39,9°C à Margaux !

Les vendanges de rouge commencèrent le 18 septembre, dans des conditions idéales qui nous permirent de ramasser des raisins de merlot parfaitement mûrs et concentrés. Une perturbation vint s’installer du 22 au 29 septembre. Ces conditions météorologiques n’entrainèrent aucune dégradation de l’état sanitaire et ont permis aux raisins de mûrir plus lentement dans des conditions moins agressives pour les vignes : les niveaux d’acidité furent mieux conservés et les degrés d’alcool ne sont finalement pas trop élevés. Ces raisins ramassés entre la fin de septembre et le début d’octobre purent bénéficier de la concentration acquise depuis la véraison (entre le 5 et le 10 août) sans être trop affectés par la faible dilution apportée par ces pluies.

Les vendanges s’achevèrent le 10 octobre.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2018

Nous savons tous à quel point la date de vendange influe sur le profil d’un vin, tant aromatique que structurel. Nous prêtons beaucoup d’attention à tous les critères physiologiques connus à ce jour pour décider du « bon moment ». En 2018, au vu du stress hydrique relativement élevé sur nos parcelles de Virefougasse et des longues périodes d’ensoleillement, c’est bien l’acidité qui fût le paramètre clé de notre décision de vendange. Nous souhaitons, en effet, apporter de la fraîcheur à notre Pavillon Blanc et lui donner ainsi toutes les chances de durer dans le temps. Le soleil, conjugué à des rendements faibles, a permis aux raisins d’atteindre des niveaux de sucre satisfaisants ainsi que des aromatiques agréables et complexes. Les vendanges furent précoces, du 27 au 31 août.

Même si notre volonté de retenir les meilleurs lots issus des sélections parcellaires est intacte, une impression de plus grande homogénéité à la dégustation nous permit d’utiliser un pourcentage plus important que pour les millésimes précédents : près de la moitié de la récolte compose le Pavillon Blanc 2018. Ce millésime, dont les conditions climatiques semblaient moins favorables à l’élaboration de grands vins blancs qu’en 2017, est une réussite majeure tant son équilibre entre gras, fraîcheur, tension et minéralité est exceptionnel. Il est déjà délicieux à boire mais continuera à se bonifier durant plusieurs années. (Octobre 2025)

Climat

L’année 2018 est la plus chaude que nous ayons connue depuis le début du 20ème siècle, dépassant la température moyenne annuelle de 1,4°C sur le plan national. Cette année 2018 commença à Margaux par un hiver relativement doux par rapport aux températures normales et ce malgré quelques gelées au mois de février sans conséquence pour notre vignoble. Le reste de l’année fut chaud, voire très chaud, par rapport aux températures de saison : on nota quelques records sur la dernière décade de juin et les dix premiers jours du mois d’août avec plus de 4°C au-dessus des moyennes trentenaires.

Les pluies du premier semestre ont été abondantes, avec près de 630 mm de précipitations à Margaux entre le 1er janvier et le 10 juillet, rendant les conditions culturales assez difficiles. Chaque journée de pluie minimisait l’espoir de faire un grand millésime... Mais les conditions anticycloniques estivales gagnèrent enfin nos régions jusqu’à la fin des vendanges. Les précipitations furent très faibles : 48 mm entre mi-juillet et fin septembre. Ce profil pluviométrique de l’année nous rappelait alors celui du millésime 2009.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2017

Malgré l’intensité du froid (jusqu’à -6°C la nuit du 27 avril), nos parcelles de sauvignon blanc ont été complètement sauvées grâce à notre système antigel d’aspersion.

La précocité du sauvignon blanc (vendangés entre le 28 août et le 5 septembre) lui a permis d’éviter les pluies de la fin de saison. L’état sanitaire des raisins était parfait et les conditions estivales leur ont permis de mûrir sous les meilleurs auspices. En effet, les sucres se sont concentrés tout en gardant un potentiel acide nécessaire à l’équilibre d’un grand vin blanc.

Nous avons tiré le meilleur de nos parcelles de Virefougasse pour assembler un vin aux parfums complexes, à l’entrée de bouche ronde et à la longueur interminable portée par des arômes délicats d’agrumes et de fleurs blanches. Ce millésime inaugure également deux évolutions importantes : l’adoption des bouchons techniques Diam, gage d’une meilleure homogénéité de vieillissement, et le passage à une bouteille en verre foncée, offrant une protection accrue contre la lumière. On peut commencer à le boire même si l'idéal serait de l'attendre encore un peu. (Novembre 2025)

Climat

Après une année 2016 relativement sèche, les premiers mois de l’année 2017 apportèrent les précipitations nécessaires au bon équilibre des nappes phréatiques. Les températures n’avaient pas été particulièrement froides en hiver. La vigne débourra autour du 4 avril, mais nous ne nous sommes pas suffisamment méfiés des températures printanières, de sorte que les nuits de gel des 27 et 28 avril vinrent nous rappeler que nous dépendions d’abord de la nature dans nos terroirs. L’emplacement privilégié de nos parcelles nous a cependant permis de limiter les dégâts de ce gel. Seulement 10% de nos parcelles de rouge furent touchées.

Sur l’ensemble du cycle végétatif, seule la dernière semaine de juin fut très pluvieuse. La vigne avait déjà fleuri entre le 25 et le 30 mai dans les conditions les plus propices à une fécondation efficace et homogène. L’été 2017 ressembla peu ou prou à l’été 2016, chaud et très sec sur les mois de juillet et d’août. Seules quelques précipitations début septembre vinrent perturber l’opportunité rare de réaliser un triplé de grands millésimes après 2015 et 2016 ; nous venions juste de rentrer nos raisins blancs quand de fortes précipitations ont gâché nos espoirs d’une très grande année.

Un choix crucial s’offrait alors à nous : ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Fidèles à nos exigences de qualité, et rassurés par des prévisions météorologiques optimistes, c’est bien ce dernier choix que nous avons fait… les vendanges de rouge eurent lieu entre le 12 septembre et le 3 octobre sous des conditions climatiques exceptionnelles.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2016

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 8 au 13 septembre. Avec les belles journées ensoleillées de début septembre, les degrés d’acidité baissèrent rapidement. Or nous savons à quel point l’acidité est nécessaire à la fraîcheur d’un vin blanc et à sa capacité de vieillissement ; tout comme la décision de vendanger assez précocement fut probablement plus déterminante encore pour façonner un très joli millésime de Pavillon Blanc.

Les sélections de nos vins aux assemblages furent encore très strictes puisque seul un tiers de la récolte constitue le Pavillon Blanc 2016. Les parfums de ce vin sont complexes et fins. L’entrée de bouche est ronde, suave, prémices d’une finale longue et fraîche, à la fois minérale et fruitée.

Il s’inscrit parfaitement dans la lignée des derniers millésimes, peut-être même est-il un peu plus gourmand en bouche. Il est difficile d'y résister aujourd'hui mais il gagnera encore en complexité dans les années à venir. (Octobre 2025)

Climat

L’hiver, particulièrement arrosé et relativement doux, entraina un débourrement assez précoce durant la dernière semaine de mars. Les 400 mm de précipitations des 3 premiers mois de l’année aidèrent les nappes phréatiques à se reconstituer après une année 2015 plutôt sèche. Les pluies rapprochées du printemps donnèrent l’impression qu’elles avaient été abondantes. En réalité le cumul de ces précipitations ne fit que représenter l’équivalent de la moyenne des 30 dernières années. La vigne réussit néanmoins à trouver quelques rares et belles journées ensoleillées pour fleurir entre le 6 et 8 juin.

Le contraste avec l’importante sécheresse estivale n’en fut pas moins saisissant. Seuls quelques 8 mm tombèrent aux mois de juillet et août. Même si les très jeunes plants montrèrent quelques signes de stress hydrique marqué, nos vieilles vignes se comportèrent parfaitement, nous montrant une nouvelle fois à quel point ce végétal est doué de capacités d’adaptation incroyables au climat. Bien que sec, l’été ne fut pas exceptionnellement chaud. Seule la deuxième quinzaine d’août fut marquée par des chaleurs plus fortes que les normales. La combinaison de ces paramètres entraîna une véraison assez étalée. Le mois de septembre, avec des journées sèches et des nuits fraîches, permit aux raisins de finir leur maturité dans les conditions les plus optimales.

Les vendanges de rouge, les plus étalées dans l’histoire du domaime, se sont déroulées du 23 septembre au 18 octobre.

Tout au long de l’été, nous ressentions chaque jour un peu plus d’excitation à l’idée qu’un nouveau grand millésime se dessinait…

Pavillon Blanc du Château Margaux

2015

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 3 au 8 septembre. Les conditions estivales nous ont permis de vendanger des raisins de sauvignon blanc parfaitement mûrs et concentrés tandis que la relative fraîcheur du mois d’août a permis aux raisins de garder toute l’acidité nécessaire à l’équilibre du vin et à sa capacité de vieillissement.

Nous continuons à pratiquer des sélections rigoureuses dans le vignoble, de sorte que nous n’avons pas produit plus de vin que les années précédentes, seulement près d’un tiers de la récolte ayant été retenu pour l’assemblage.

Le Pavillon Blanc s’inscrit dans la lignée des vins moins riches en alcool, mais toujours aussi concentrés, que nous produisons depuis le millésime 2011. Une date de vendanges un peu plus précoce et une sélection sévère nous permettent d’obtenir un tel résultat.

Le nez du Pavillon Blanc 2015 est très aromatique, très complexe, l’entrée en bouche est ronde, et la finale portée par l’acidité. Il fait partie des grands millésimes de Pavillon Blanc. Il est difficile de lui résister aujourd'hui. (Octobre 2025)


Climat

L’hiver, sensiblement plus frais que celui des années précédentes, a conduit à un débourrement tardif mais parfaitement régulier. Les conditions climatiques du printemps ont été optimales, avec un temps ensoleillé et sec ; la floraison s’est donc déroulée de manière rapide et homogène. La chaleur et la sécheresse ont persisté durant les mois de juin et juillet jusqu’à laisser craindre que s’installe un stress hydrique, au moins dans les parcelles les plus sensibles. Heureusement les quelques pluies du mois d’août sont arrivées à point nommé pour raccourcir et homogénéiser la véraison. La sécheresse, qui s’est à nouveau imposée au mois de septembre, combinée à des journées chaudes et des nuits fraîches, a permis aux raisins d’équilibrer leur richesse en sucre par une belle acidité, de rendre leurs tanins plus soyeux et leur potentiel aromatique plus complexe.

Les vendanges de rouge se sont déroulées du 18 septembre au 6 octobre. La petite taille des baies de raisin et leur pellicule plus épaisse laissaient présager une concentration tannique très élevée. Les conditions climatiques de 2015 sont en fait caractéristiques des très grands millésimes comme 2005, 2009 et 2010.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2014

À un titre ou à un autre tous les derniers millésimes de Pavillon Blanc depuis 2011 ont été des très bons, voire des grands millésimes. À côté des efforts et des progrès techniques accomplis durant cette période, il faut reconnaître que les conditions climatiques ont été dans l'ensemble très favorables au cépage sauvignon blanc.

2014 n'échappe pas à cette règle, liée sans aucun doute à la préservation d'un remarquable niveau d'acidité par la fraîcheur du mois d'août. Le fait qu'un mois de septembre chaud succède à un mois d'août froid (ou inversement en 2013) a permis aux raisins d'atteindre une bonne maturité tout en conservant une acidité élevée. En fait la succession d'un mois de septembre chaud à un mois d'août froid, ou vice versa en 2013, permet à la fois l'acquisition d'un très beau niveau de maturité et la conservation d'une acidité élevée. Ces deux caractéristiques sont absolument nécessaires à la réussite d'un grand vin blanc. Bien qu'inaugurées en 2015, les installations de vinification de notre nouveau chai construit par Norman Foster ont été essayées pour la première fois en 2014. Cela fait des années que nous en avons affiné les moindres détails, et rêvé des possibilités offertes... le résultat est à la hauteur de nos espérances, car nous n'avions jamais pu auparavant aller aussi loin dans le détail et la précision de la sélection. Le Pavillon Blanc 2014 est donc un excellent millésime, mais il n'y en a jamais eu aussi peu... Il est délicieux à boire aujourd'hui. (Février 2025)


Climat

Après un hiver très doux et pluvieux, sans aucune période de froid notable, le printemps a été "normal": un mois de mai plutôt frais et de juin assez chaud, de telle sorte que la floraison s'est déroulée aux dates habituelles et dans des conditions très favorables; elle a donc été rapide et homogène, contrairement à l'année dernière.

Le mois de juillet n'a pas apporté de grande surprise; en revanche, le mois d'août a été particulièrement frais, sans doute l'un des plus froids que nous ayons connus récemment. Ces températures basses ont dû gêner le bon déroulement de la véraison, qui a beaucoup traîné en longueur. Heureusement il n'a pas beaucoup plu, mais à aucun moment, en juillet comme en août, une véritable sécheresse ne s'est installée. Comme il arrive si souvent à Bordeaux, tout restait possible à la fin du mois d’août, aussi bien la perspective d’un très bon millésime que celle d'une année médiocre... Le temps vraiment estival de septembre a apporté la réponse que nous espérions: la chaleur et la sécheresse ont permis aux raisins de parfaitement mûrir et aux vendanges de se dérouler dans des conditions optimales. Tout le contraire de ce qui s'était passé en 2013... Les vendanges de blanc se sont déroulées du 15 au 19 septembre, celles de rouge du 29 septembre au 10 octobre.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2013

La précocité du sauvignon blanc (vendanges entre le 10 et le 14 septembre) lui a épargné les pluies de la fin de saison ; mais le début difficile de l’été, assez humide jusqu’au 15 juillet, a certainement plus affecté son cycle végétatif que celui des cépages rouges moins précoces. Les conditions très sèches qui ont régné par la suite ont été parfaites pour la maturation et la récolte sans amener cependant les raisins au niveau de concentration qui était le leur en 2011. Seules les plus vieilles vignes, et bien sûr les meilleures parcelles, ont vraiment tiré leur épingle du jeu, et permis d'atteindre un haut niveau de qualité. Il a donc fallu pratiquer une sélection encore plus sévère que d'habitude : à peine le tiers de la récolte totale est devenu du Pavillon Blanc. À ce prix, la qualité, même si elle n'égale pas le fantastique niveau de 2011, est excellente : ce 2012 est très aromatique, complexe, frais et très bien équilibré. A boire sans se presser. (Octobre 2025)

Climat

Les températures particulièrement fraîches de la fin de l’hiver et du printemps ont retardé le débourrement puis la floraison d’une bonne dizaine de jours par rapport à la moyenne. Et comme il a également beaucoup plu pendant toute cette période, la floraison a été lente et la nouaison difficile, ce qui a entraîné un millerandage généralisé et une coulure importante dans les merlots. Ce dernier phénomène s’est avéré plus modéré pour les cabernets. D’emblée, nous savions que le millésime 2013 ne serait pas abondant…

Heureusement, la sècheresse estivale a permis aux raisins de combler une partie du retard : nous n’avons pas retrouvé à la véraison la même hétérogénéité qu’à la floraison. Il est également probable que leur faible quantité ait accentué ce phénomène de rattrapage. Au début du mois de septembre, l’espoir grandissait d’une récolte certes faible, mais qui semblait mûrir dans d’excellentes conditions.

Septembre a été paradoxal, relativement sec et très humide à la fois. De petites pluies fréquentes ont en effet maintenu une humidité ambiante élevée sans entraîner de cumul important de précipitations. Rien n’était donc joué jusqu’à la fin du mois lorsqu’un développement soudain de botrytis a précipité le début des vendanges ; il n’aura finalement manqué aux raisins qu’une petite semaine de maturation, suffisamment pour gâcher les espoirs d’un grand millésime, pas assez pour lui ôter toutes ses promesses.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 19 au 27 septembre, et celles de rouge du 30 septembre au 11 octobre.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2012

En 2011, les vendanges de blanc ont été les plus précoces depuis celles de 1893. On aurait pu craindre qu'une maturation des raisins, au cœur de l'été, au moment où les journées sont les plus longues et souvent les plus chaudes, ait pour conséquence un vin déséquilibré, trop riche en alcool, faible en acidité et pauvre sur le plan aromatique. Grâce aux températures fraîches des mois de juillet et d'août, non seulement l'équilibre a été maintenu, mais il correspond même à celui d'un grand millésime! 2011 est un magnifique Pavillon Blanc, tout à fait dans la lignée, et au niveau du 2010. Ce résultat est bien sûr le fruit d'une sélection très rigoureuse: seul près d'un tiers de la récolte, pourtant faible, a été retenu pour l'assemblage final; c'est d'ailleurs la même proportion que l'année dernière. Il est excellent à boire aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

2012 marque le retour à un grand classicisme climatique: à un hiver froid, surtout au mois de février, a succédé un printemps très humide, puis un été très sec avant le retour d'un temps pluvieux à partir du 20 septembre.

Les pluies abondantes jusqu'au 15 juillet ont bien entendu créé des conditions très favorables au développement du mildiou. C'est pourtant cette année que nous avons intensifié, avec le plus grand succès, notre programme de lutte biologique: non seulement plus aucun insecticide n'est utilisé sur la propriété depuis 10 ans, mais en 2012, un seul traitement chimique - contre 7 ou 8 en général - a été appliqué sur les parcelles de grand vin. Nous y sommes presque...

À partir du 15 juillet s'est établi un temps très sec, modérément chaud, mais ponctué de quelques journées de grande chaleur. De telles conditions sont typiques des grands millésimes classiques de Bordeaux; elles permettent à la fois la maturation et la concentration des raisins. Seuls les moins bons terroirs et les jeunes vignes ont souffert du passage soudain d'un printemps très humide à un été très sec.

Le temps a de nouveau changé dès le premier jour de l'automne: les pluies modérées qui sont tombées régulièrement à partir du 20 septembre sont arrivées trop tard pour perturber sérieusement la maturité et l'état sanitaire des raisins, mais elles ont probablement empêché, à quelques jours près, que 2012 soit le grand millésime qu'il aurait dû être.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 10 au 14 septembre, et celles de rouge du 25 septembre au 16 octobre, juste avant que les conditions ne se dégradent vraiment...

Pavillon Blanc du Château Margaux

2011

En 2011, les vendanges de blanc ont été les plus précoces depuis celles de 1893. On aurait pu craindre qu'une maturation des raisins, au cœur de l'été, au moment où les journées sont les plus longues et souvent les plus chaudes, ait pour conséquence un vin déséquilibré, trop riche en alcool, faible en acidité et pauvre sur le plan aromatique. Grâce aux températures fraîches des mois de juillet et d'août, non seulement l'équilibre a été maintenu, mais il correspond même à celui d'un grand millésime! 2011 est un magnifique Pavillon Blanc, tout à fait dans la lignée, et au niveau du 2010. Ce résultat est bien sûr le fruit d'une sélection très rigoureuse: seul près d'un tiers de la récolte, pourtant faible, a été retenu pour l'assemblage final; c'est d'ailleurs la même proportion que l'année dernière. Il est excellent à boire aujourd'hui mais on peut aussi le garder sans risque. (Octobre 2018)

Climat

L'année viticole a commencé sous un climat quasi estival avec les mois d'avril et de mai beaucoup plus chauds et secs que la normale. Le démarrage et la croissance de la vigne ont donc été très rapides, et la floraison particulièrement précoce. Par la suite, les mois de juin, de juillet et d’août ont été plutôt frais, mais pas assez humides, surtout à Margaux, pour vraiment modifier l'état de sécheresse du vignoble, caractéristique du millésime. Les 26 et 27 juin s'est produit un épisode caniculaire d'une ampleur jamais vue: de nombreuses grappes prêtes à vérer, compte tenu de la précocité du millésime, ont subi un échaudage entraînant des dégâts parfois importants, notamment dans les parcelles de cabernet sauvignon peu vigoureuses. L'état de stress hydrique du vignoble après trois mois de sécheresse a probablement amplifié ce phénomène dont les conséquences restent, en général, minimes. Les vendanges, qui ont commencé dès le 25 août pour les blancs, et le 5 septembre pour les rouges, ont bénéficié d'un temps en général chaud et sec, ce qui a permis d'effectuer sans hâte les différentes opérations de tri rendues nécessaires par les problèmes d'échaudage. Notre seule déception est la quantité: avec un rendement de 29hl/ha, le millésime 2011 est la plus petite récolte depuis vingt ans!

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2010

Les vignes de sauvignon blanc ont pleinement bénéficié des conditions climatiques de l'été: la maturité a été plus homogène et les vendanges, qui ont commencé le 9 septembre, ont été plus courtes que l'an dernier. Nous avons poursuivi, et approfondi, nos efforts pour obtenir un vin aussi concentré, quoique moins riche en alcool que dans le passé. Il n'y a pas d'autre solution: seules une récolte légèrement plus précoce, et une sélection drastique des raisins, des pressées, et des vins nous ont permis d'atteindre notre objectif. La quantité ne sera donc malheureusement pas supérieure aux années précédentes.

2010 est le type même du grand millésime de Pavillon Blanc: fin, élégant, très aromatique, il possède une grande richesse et un parfait équilibre en bouche grâce notamment à son acidité plus élevée que la moyenne. Il est délicieux à boire aujourd’hui et devrait le rester pendant quelques années. (Octobre 2025)

Climat

L'hiver plutôt froid et sec a entraîné un débourrement assez tardif, puis les conditions irrégulières du printemps ont conduit à une floraison souvent hétérogène, avec parfois un peu de coulure dans les vieux merlots. Comme toujours, les grands terroirs ont donné l'impression d'imposer leur propre rythme, et de se jouer des aléas climatiques: la floraison y a été rapide, homogène, et parfaitement réussie... Mais il est vrai que les cabernets sauvignons, dont ce sont les terres de prédilection, sont naturellement peu sensibles à la coulure.

A partir de la fin du mois de juin jusqu'à la fin des vendanges, nous avons connu à nouveau le type de sécheresse dont seuls les très grands millésimes de Bordeaux ont le secret: pas assez d'eau pour provoquer un excès de croissance de la vigne, mais juste ce qu'il faut pour favoriser la maturation et stimuler la concentration des raisins. Il nous semblait peu à peu que se répétaient à l'identique les conditions de 2009, ou 2005 ...

Mais les millésimes ne se ressemblent jamais tout à fait. L'été 2010 a été aussi sec, mais plus frais que 2009: pas de températures caniculaires, et des nuits toujours fraîches. Cette fraîcheur relative a tempéré les conséquences de la sécheresse, et probablement permis à quelques jeunes vignes de grands terroirs d'atteindre un nouveau seuil de qualité. Elle a également favorisé l'expression aromatique de tous les cépages, en particulier celle du sauvignon blanc et des cabernets. Elle leur a aussi permis de conserver un très beau niveau d'acidité, idéal pour contrebalancer les degrés alcooliques élevés. (Début des vendanges le 22 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2009

Les vendanges du blanc se sont déroulées du 8 au 18 septembre. S'il fallait se dépêcher de ramasser certains raisins déjà très concentrés, il convenait aussi d'attendre que d’autres poursuivent leur maturation. Le très beau temps a permis d'atteindre ces deux objectifs en toute sérénité. 2009 est donc un très grand millésime de Pavillon Blanc, mais au prix d’une sélection draconienne : seulement 32% de la récolte ont été retenus dans l’assemblage final ! Les vignes les plus jeunes, les parcelles au sol léger ont en effet souffert de la sècheresse prolongée qui n’a profité qu'aux plus grands terroirs. Sans doute la succession récente de grands millésimes nous a-t-elle aussi rendus plus exigeants, et plus sévères.

Grâce à cette intransigeance le Pavillon Blanc 2009 est à la fois plus concentré que le 2008 et plus frais que le 2007. Il apporte la preuve que le sauvignon peut atteindre, dans un terroir privilégié, un parfait équilibre entre puissance et finesse, richesse et délicatesse. Il est délicieux à boire aujourd’hui et devrait le rester pendant quelques années. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver froid et sec, le mois d'avril a été froid et pluvieux, de sorte que le débourrement a été relativement tardif, et la croissance des bourgeons plutôt lente. Mais à partir du 1er mai les températures se sont nettement élevées et stabilisées au-dessus de la moyenne, sans pour autant devenir excessives. La floraison a donc été rapide et complète, promesse d'une maturité très homogène. Dans le même temps commençait à s'installer une sècheresse dont nous ne soupçonnions alors ni l'ampleur, ni la durée. Très peu de millésimes – à part 2005 – ont en fait connu un tel phénomène : depuis le 10 juillet, il n'a pratiquement pas plu jusqu'à la fin des vendanges, le 14 octobre ! De telles conditions sont particulièrement favorables aux plus grands terroirs, qui sont capables d'assurer une alimentation en eau régulière de la vigne, ainsi qu'au cabernet sauvignon, moins sensible à la sècheresse que le merlot. En revanche les vignes, dans certains sols légers moins bien pourvus en argile, ont parfois eu du mal à amener leurs raisins à parfaite maturité. Si la sécheresse estivale s'est accompagnée de températures parfois très elevées dans la journée, les nuits sont restées fraîches. Cette amplitude diurne importante a favorisé l'accumulation des tanins et des anthocyanes dans les pellicules des raisins rouges, et préservé la fraicheur des arômes, en particulier ceux des sauvignons blancs. Tous les éléments se mettaient progressivement en place pour faire de 2009 un très grand millésime. (Début des vendanges le 24 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2008

Comme en 2006 et en 2007 l’été frais et humide a favorisé l’expression aromatique du sauvignon blanc ; mais le beau temps est arrivé trop tard pour permettre aux raisins d’atteindre la même concentration record, malgré un rendement toujours aussi faible (25hl/ha). Faut-il d’ailleurs s’en plaindre ? Les trois tries que nous avons réalisées dans chacune de nos parcelles ont un degré alcoolique moyen légèrement supérieur à 14, soit un bon degré de moins qu’en 2006 et bien sûr 2007. Enfin … Cette courte période de très beau temps n’a malgré tout pas permis à toutes nos parcelles d’amener leur raisin à une parfaite maturité. Les subtiles différences de terroir et d’âge des vignes s’expriment clairement, bien que le vignoble soit à première vue assez homogène. A première vue seulement, bien sûr … En tout cas nous avons pratiqué une sélection impitoyable, en ne retenant pour le Pavillon Blanc que 45% de la récolte ! 2008 sera donc le millésime le plus faible en quantité que nous ayons jamais produit. Mais à ce prix nous retrouvons un niveau de qualité proche des millésimes précédents. 2008 est moins puissant que 2007, mais plus frais, et peut-être plus équilibré. Il possède surtout une finesse, une subtilité et une complexité aromatique incomparables, qui témoignent de la parfaite maturité des raisins de sauvignon. C’est en général dans de telles conditions, justes et jamais excessives, que les grands terroirs expriment le mieux leur vraie personnalité. Il a probablement aujourd'hui atteint son apogée. (Novembre 2025)

Climat

Après un hiver assez sec, le printemps a été humide et frais ; très frais même au début du mois d'avril : il a fallu déclencher – avec succès ! – notre système d'aspersion antigel le 7 avril à Virefougasse, notre parcelle de sauvignon blanc. Le mois de mai a été particulièrement humide, ce qui a créé des conditions très favorables au développement du mildiou à une période de grande sensibilité de la vigne ; pour la deuxième année de suite il a donc fallu être très vigilant dans la protection phytosanitaire. Nous avons néanmoins poursuivi nos efforts en vue de trouver une solution alternative aux traitements chimiques ; c'était une occasion à ne pas manquer ... La floraison est intervenue au tout début du mois de juin, exactement à la date normale. Elle a été en partie perturbée par de fortes pluies qui sont sans doute responsables de la coulure et du millerandage observés dans certaines parcelles de merlot. Comme il y avait de toute façon une « sortie » plus faible- c'est-à-dire moins de grappes - que l'année dernière on pouvait d'ores et déjà s'attendre à une récolte moins importante. Tout l'été a ensuite été frais avec des températures inférieures d'environ deux degrés à la moyenne pour les mois de juillet, août et septembre. Mais juillet a été très sec (à peine 10 mm de pluie) alors qu'il a plu régulièrement en août et jusqu'au 15 septembre. La fraîcheur et l'humidité ont bien sûr ralenti la véraison et la maturation, et miné petit à petit notre optimisme ... Et puis – encore un miracle diront certains – le temps a complètement changé à partir de mi-septembre : il a commencé à faire beau et sec, et ce beau temps ne nous a pratiquement pas lâché jusqu'à la fin des vendanges un mois plus tard ! (Début des vendanges le 3 octobre)

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2007

Jamais auparavant l'assemblage du Pavillon Blanc n'avait réuni autant d'échantillons que cette année : entre les sélections de parcelles, les trois tries successives effectuées dans chacune d'elles à la vendange, et les différents essais de vinification, près de trente six lots composent cette récolte dont le rendement global ne dépasse pourtant pas 26 hl/ha… Cette grande diversité est évidemment le reflet des immenses efforts entrepris pour porter encore plus haut la qualité du Pavillon Blanc. Ils se traduisent cette année par une sélection impitoyable dont le but est de tirer le meilleur parti possible d'un millésime particulièrement favorable. Nous ne produirons donc pas beaucoup plus de bouteilles que l'année dernière…

Tout, ou presque, a concouru au succès des blancs en 2007, depuis la fraîcheur générale de l'été jusqu'aux exceptionnelles conditions de vendange, en passant par l'absence de stress hydrique, parfois assez marqué dans notre parcelle de Virefougasse. Le résultat est un vin d'un style assez comparable au 2006. Jamais probablement a-t-on senti autant de densité et de puissance en bouche. Comme les années précédentes, le degré alcoolique est très élevé, mais l'équilibre, et surtout la fraîcheur finale en font presque miraculeusement oublier le niveau historique. Il est aujourd'hui à son apogée. (Novembre 2025)

Climat

L'hiver particulièrement doux et sec a entraîné un débourrement précoce de la vigne, en avance d'au moins quinze jours par rapport à une année moyenne comme 2006. Puis le printemps a été, comme d'habitude, contrasté : mars doux et humide ; avril très chaud et très sec ; mai doux et très pluvieux ; juin à peu près normal, juste un peu plus humide que la moyenne. La floraison a donc été étalée, mais sans coulure significative. Tant de petits et de grands millésimes ont en fait commencé de la sorte...

À partir de fin juin s'est établi durablement un temps frais et relativement peu ensoleillé, caractérisé par des pluies fréquentes qui ont donné une impression générale « d'été pourri ». Ces conditions ont été très favorables au mildiou, heureusement bien mieux maîtrisé aujourd'hui qu'autrefois, ainsi qu'à la croissance des vignes qui n'ont cessé de pousser jusqu'à la fin du mois d'août. Nous commencions alors à nous inquiéter un peu, tout en sachant par expérience qu'un retournement de situation, quelques semaines avant les vendanges, n'est pas inhabituel...

L'heureuse surprise d'un fantastique mois de septembre, chaud et très sec n'aurait donc pas dû nous prendre au dépourvu : tant de bons et très bons millésimes, comme 2002 et 2004 tout récemment, ont connu un tel scénario ! Ce grand beau temps s'est même longuement poursuivi en octobre et a permis de vendanger très tard des parcelles enfin arrivées à maturité à l'issue d'un cycle végétatif d'une longueur record. (Vendanges le 27 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2006

Le printemps a été marqué par un événement dramatique : le 11 avril notre système de protection anti-gel a été pris en défaut, de manière subtile – et perverse – par des températures si modérées (mais avec une humidité anormalement élevée) que nous n’avons pas jugé bon de déclencher notre système d’aspersion anti-gel… De temps en temps, la nature se plaît à nous rappeler qu’on ne peut la maîtriser si facilement en nous donnant une de ces leçons d’humilité dont elle a le secret ! La conséquence directe du gel fut une réduction d’au moins 50% d’un rendement déjà traditionnellement faible… Mais si peu de raisins ont encore mieux bénéficié des bonnes conditions de maturation de l’été, en particulier durant les dix premiers jours caniculaires du mois de septembre : ils ont acquis, et conservé une concentration hors du commun, d’autant plus que les vendanges sont intervenues avant les pluies de septembre.

Le Pavillon Blanc 2006 est un vin hors norme, très différent des millésimes récents de ce vin : son degré alcoolique frôle 15, sa richesse aromatique et sa persistance en bouche sont impressionnantes. C'est un vin, comme le 2007, plus en puissance qu'en finesse et qui a probablement atteint son apogée. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver plutôt froid, particulièrement au mois de février, mais heureusement plus humide qu'en 2005, le printemps a été tellement sec que nous avons presque commencé à craindre le manque d'eau. Mais ce serait oublier à quel point la vigne est adaptée à la sécheresse, et surtout que les grands terroirs savent si bien amortir de tels excès. Par contre la gelée du 11 avril a pris en défaut notre système de protection antigel de Virefougasse, la parcelle qui produit le Pavillon blanc, et sérieusement réduit son rendement potentiel...

La floraison s'est déroulée dans d'excellentes conditions, et laissait présager une vendange rouge de quantité moyenne à une date très proche des deux années précédentes.

L'été a ensuite été chaud, même caniculaire pendant la deuxième quinzaine de juillet, puis un peu plus frais en aout. Il a surtout été plutôt sec : il a moins plu en juillet/août que pendant la même période en 2003 ! Le mois de septembre a présenté les contrastes habituels : très chaud et sec pendant les dix premiers jours, puis doux et humide jusqu'au début des vendanges, suffisamment sec ensuite pour vendanger sans hâte. Ce scénario ressemble étrangement à celui de l'année 1996, qui a connu les mêmes pluies estivales, la même période très favorable à la fin du mois d'août, et exactement la même pluviométrie du premier septembre à la fin des vendanges... (Vendanges le 19 septembre)

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2005

2005 est un grand millésime de Pavillon Blanc. Il en a la richesse, la sève mais aussi la finesse et la complexité aromatique. On a vraiment peine à croire, dans un tel millésime, qu’il n’est issu que de sauvignon blanc. Nous recommandons aujourd'hui de ne pas trop tarder avant de le boire. (Janvier 2025)

Climat

L'hiver plus frais que la moyenne a retardé le débourrement d'une semaine par rapport aux dates habituelles. Puis le printemps chaud et ensoleillé a favorisé une croissance régulière et permis une floraison rapide dès les premiers jours de juin, exactement aux mêmes dates que l'année dernière. Grâce aux excellentes conditions climatiques, la nouaison a été parfaitement réussie, mais la quantité de récolte paraissait d'ores et déjà inférieure à 2004, car il y avait nettement moins de grappes par pied.

Tout l'été a été beau, et surtout particulièrement sec : à peine 100 millimètres de pluie sont tombés entre le 1er mai et le début des vendanges ! Nous n'avions jamais vu chose pareille... Heureusement, il a fait chaud sans excès. On imagine à peine quelles auraient été les conséquences d'une telle sécheresse en 2003 ! Mais les grands terroirs - c'est en partie pour cette raison qu'ils sont des grands terroirs - ont une extraordinaire capacité à amortir les excès de la nature. Ils semblent réagir avec le même sens de la mesure et de l'équilibre qui caractérise les vins qu'ils produisent. (Vendanges le 20 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2004

2004 est un grand millésime de Pavillon Blanc ! Les conditions climatiques estivales globalement favorables mais sans excès de chaleur ont permis une maturation lente et complète des raisins de sauvignon blanc, tout en préservant leur finesse aromatique et leur potentiel d’acidité. Les vendanges se sont déroulées en trois tries successives, sans hâte, et sous le soleil… comme dans un rêve. Peu de millésimes précédents jouissent d’un tel équilibre entre puissance et vivacité : 2004 possède la longueur, le gras et la sève de 2001 – et d’ailleurs le même degré alcoolique – ainsi qu’une étonnante fraîcheur aromatique et gustative. On a peine à croire qu’un vin titrant 14,5 % puisse être aussi fin, et laisser la bouche aussi fraîche… Il a probablement aujourd'hui atteint son apogée même s'il n'y a pas d'urgence à le boire. (Février 2025)

Climat

Après un débourrement assez tardif, le printemps a été frais et plutôt sec. Puis les températures sont remontées vers la fin du mois de mai, tandis que commençait à s'installer une sécheresse précoce et durable. En conséquence, la floraison a été rapide et la nouaison parfaitement réussie, confirmant ainsi nos prévisions d'une récolte généreuse. L'été a été « normal », au sens où ne s'est manifesté aucun excès notable de chaleur, de fraîcheur, de pluie ou de sécheresse. A la fin du mois d'août, tout restait possible, y compris la perspective d'un grand millésime. Le mois de septembre, chaud et sec, a donc été décisif, comme il arrive si souvent à Bordeaux ; il a permis une maturation régulière et complète de tous les cépages. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2003

Il nous semblait au moment des vendanges, qui ont commencé le 1er septembre, que les conditions climatiques avaient été moins favorables à la maturation du sauvignon blanc qu'à celle des cépages de raisin rouge : l'acidité était très basse et la richesse en sucre moindre que les deux années précédentes. Les premières dégustations après la fin des fermentations ont d'ailleurs été plutôt décevantes, les vins se montraient peu aromatiques et assez courts. Au fil de leur élevage en barriques, leur nez s'est développé, affiné, et se montre aujourd'hui particulièrement séducteur. Ils ont également acquis une dimension en bouche que nous ne soupçonnions pas et ont en fait presque retrouvé le gras et la longueur des grands millésimes. Quelle surprise ! C'est la première fois que nous voyons un vin blanc évoluer de la sorte sous nos yeux. A boire. (Février 2025)

Climat

2003 est un millésime très précoce marqué surtout par une exceptionnelle chaleur estivale. De telles conditions – que l'on a parfois qualifiées d'extrêmes – ont suscité beaucoup d'interrogations et parfois d'inquiétude, mais les plus grands terroirs ont remarquablement su tirer leur épingle du jeu en assurant au raisin une maturité parfaitement équilibrée.

Les vendanges ont commencé le 10 septembre, comme en 1989, qui était l'année la plus précoce depuis 1893.

Pavillon Blanc du Château Margaux

2002

Superbes dans leur jeunesse, la plupart des bouteilles de Pavillon Blanc 2002 ont malheureusement évolué plus rapidement que nous ne pensions et sont à boire rapidement. Les magnums ont, en revanche, conservé une belle fraîcheur et nous rappellent à quel point les vins, notamment blancs, vieillissent toujours mieux dans ce format. (Avril 2025)

Climat

Les conditions climatiques, assez défavorables au moment de la floraison, ont entraîné un millerandage très important dans les vieilles parcelles de merlots.

L'été a été frais et relativement humide, surtout le mois d'août. Mais à partir du mois de septembre, s'est heureusement installé jusqu'à la fin des vendanges un temps sec, chaud et ensoleillé. (Vendanges le 30 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2001

2001 est, avec 2004 et probablement 2005, un des plus grands millésimes de Pavillon Blanc de la décennie. Jamais auparavant notre vin blanc avait atteint un tel niveau de concentration, de complexité, et de profondeur. En bouche, la richesse, la longueur, la suavité et, pour finir la fraîcheur, font oublier que le degré alcoolique a atteint le record de 14,8 %.

Les bouteilles de 2001 sont désormais à leur apogée tandis que les magnums, superbes de fraîcheur, peuvent encore attendre quelques années. (Février 2025)

Climat

Après un hiver très pluvieux, la floraison a été rapide et homogène. Durant tout l'été, une alternance inhabituelle de périodes chaudes et fraîches, sèches et humides, a favorisé la croissance et ralenti la maturation des raisins. Nous avons vendangé avec huit jours de retard mais sous le beau temps. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

2000

Durant tout l'été, les conditions climatiques ont été chaudes et sèches mais jamais excessives. Les raisins de sauvignon blanc ont donc parfaitement bien mûri, sans n'atteindre pourtant ni la concentration ni la maturité exceptionnelles des millésimes 1999 et 2001. On ne comprend pas bien les raisons de ces différences ; en fait, les facteurs climatiques dont dépend la maturation des raisins restent en partie méconnus. Le Pavillon Blanc 2000 est un vin d'une grande élégance aromatique, et plus de 20 ans après sa mise en bouteilles, il a développé une véritable complexité même s'il manque d'un peu de concentration. A boire sans trop tarder. (Octobre 2025)

Climat

Les mois d'avril et mai, chauds et pluvieux, favorisent le développement précoce du mildiou, qui sera stoppé par les conditions très sèches de l'été. L'absence totale de pluie en août et début septembre a été très bénéfique à la maturation et à la concentration des raisins. Quelques pluies faibles au début des vendanges n'ont pas pu gâcher ce millésime de rêve. (Vendanges le 25 septembre).

Pavillon Blanc du Château Margaux

1999

Les pluies sont survenues trop tard pour gêner la vendange des sauvignons blancs; ils ont donc pu garder l’exceptionnel niveau de concentration et de maturité acquis au mois d’août et début septembre. Plus de vingt ans après sa mise en bouteilles, la plupart des bouteilles sont fatiguées tandis que les magnums ont gardé beaucoup de fraîcheur et montrent une belle complexité. (Février 2025)

Climat

Après une floraison précoce, l'été a été chaud et ensoleillé, avec des passages pluvieux isolés: des conditions très favorables à la maturation des raisins, mais aussi au mildiou. Du 20 août au 10 septembre, le temps très sec a conduit la maturation et la concentration des raisins à un niveau exceptionnel; puis de fortes pluies sont arrivées jusqu'à fin septembre. (Vendanges le 22 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1998

En 1998, les raisins de sauvignon blanc ont eu la bonne fortune d'être récoltés avant les importantes pluies de fin septembre et début octobre. Ils ont donc pleinement bénéficié des conditions climatiques exceptionnelles du mois d'août.

Nous recommandons de le boire sans trop attendre. (Octobre 2025)

Climat

Les dates de débourrement, de floraison et de véraison correspondent exactement aux moyennes. Le fait marquant du millésime est la chaleur exceptionnelle et la sécheresse du mois d'août qui ont permis l'acquisition précoce d'un excellent niveau de concentration. Les pluies importantes de fin septembre sont survenues trop tard pour entraîner une dilution significative. (Vendanges le 24 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1997

Les conditions climatiques humides et chaudes du mois d’août ont été très favorables au développement de la pourriture, en particulier la pourriture acide, auparavant presque inconnue dans le vignoble de Bordeaux. Heureusement, le mois de septembre chaud et très sec a stoppé net cette évolution préoccupante, et a permis de vendanger des raisins bien mûrs dans d’excellentes conditions.

Le Pavillon Blanc 1997 est marqué par un excellent équilibre entre fraîcheur et suavité. Les arômes très mûrs du sauvignon blanc et l’élégance des grands millésimes sont bien présents; seule la concentration fait défaut pour qu’il soit considéré comme un grand millésime. Il est très agréable à boire aujourd’hui et nous recommandons de le boire sans trop tarder. (Mars 2025)

Climat

Après un début d'année particulièrement sec et chaud et une floraison précoce mais très étalée, juillet a été sec et chaud, août pluvieux et très chaud, donc difficile sur le plan phytosanitaire. Heureusement, à partir du début du mois de septembre, s'est installé un temps très sec et chaud qui a duré jusqu'à la fin des vendanges. (Vendanges le 15 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1996

Un des plus grands millésimes de Pavillon Blanc ! Jamais auparavant les raisins n'avaient atteint un degré de sucre si élevé, et d'une manière générale, une telle concentration. Ce résultat étonnant est certainement dû aux conditions climatiques très originales qui ont régné à la fin de l'été, à la fois très sèches et fraîches, avec un vent de nord persistant.

Le Pavillon Blanc 1996 est un vin particulièrement puissant et concentré, avec une longueur étonnante en bouche. Il est aujourd'hui remarquable de fraîcheur et de complexité et nous recommandons de le boire tant il est impressionnant. (Février 2025)

Climat

Après une floraison très rapide, l'été a été irrégulier, avec une alternance de périodes chaudes et fraîches et des précipitations orageuses, moins importantes dans le Médoc que sur la rive droite. A partir du 1er septembre s'est installé pendant trois semaines un temps frais et très sec ; puis il a plu et le beau temps est revenu pour vendanger les cabernets. (Vendanges le 23 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1995

Après un été extrêmement chaud et sec, les raisins ont atteint un excellent niveau de maturité et ont pu être récoltés en partie avant les fortes pluies de mi-septembre. Les raisins récoltés immédiatement après étaient bien entendu parfaitement mûrs, seulement légèrement dilués.

Un excellent millésime de Pavillon Blanc, le plus puissant depuis 1989. Il arrive aujourd'hui à son apogée. (Février 2025)

Climat

Après un hiver très clément, le débourrement et la floraison ont été précoces et homogènes. Tout l'été a été celui d'un très grand millésime: chaud et très sec. Les pluies assez importantes intervenues au milieu du mois de septembre ont sûrement été en partie bénéfiques à la maturation des raisins; puis le temps a été superbe pendant les vendanges. (Vendanges le 15 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1994

1994 est un millésime un peu austère de Pavillon Blanc, qui fut longtemps dans l'ombre du 1993, bien que les conditions du millésime n'aient pas été moins bonnes.

Il s'est remarquablement ouvert ces dernières années et nous recommandons désormais de le boire sans trop attendre. (Février 2025)

Climat

Un été particulièrement chaud et sec et des vendanges très précoces ont permis d'atteindre un remarquable niveau de concentration et de richesse. Les fortes pluies qui ont marqué les vendanges sont intervenues trop tard pour vraiment gêner la maturation des raisins. (Vendanges le 13 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1993

1993 est un autre exemple d’une qualité mieux réussie pour le blanc que pour le rouge car les vendanges plus précoces du sauvignon blanc ont été moins pénalisées par la pluie. C'est même un grand millésime de Pavillon Blanc qui se présente aujourd'hui remarquablement bien : il allie beaucoup de fraîcheur à la complexité d’un bouquet bien évolué. A boire. (Février 2025)

Climat

Après un débourrement précoce, les conditions climatiques ont été très favorables à la floraison, qui a été particulièrement rapide et homogène. Le mois de juillet a été sec mais frais ; le mois d'août très chaud et sec. Au 10 septembre, le potentiel qualitatif était remarquable. Malheureusement les vendanges ont été très pluvieuses. (Vendanges le 19 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1992

Le Pavillon Blanc n'a pas échappé aux conditions difficiles du millésime 1992. Il est assez léger, légèrement dilué, mais son évolution a été surprenante. En fait, nous ne nous attendions pas à ce qu'il puisse développer une telle finesse et une telle harmonie. Aujourd'hui, c'est un vin très bon à boire, pas d'une très grande complexité ni densité, mais d'une belle fraîcheur. Nous ne croyons pas qu'il puisse devenir vraiment meilleur et conseillons donc de le boire rapidement. (Février 2025)

Climat

Après un hiver très sec, le temps a été humide pendant la floraison, qui fut longue et hétérogène. L'été a été chaud mais le mois d'août fut particulièrement pluvieux, ce qui a rendu la protection phytosanitaire du vignoble plus difficile que d'habitude. Le beau temps ne s'est jamais vraiment établi par la suite. (Vendanges le 29 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1991

La pluie qui a légèrement dilué la récolte de raisins rouges a beaucoup moins affecté les sauvignons blancs, récoltés dix jours plus tôt. 1991 est un très bon millésime de Pavillon Blanc, assez puissant, charnu et plein. Le bouquet a évolué remarquablement bien et a longtemps présenté beaucoup de finesse et de complexité, en même temps qu'une certaine originalité. Il faut désormais le boire rapidement. (Février 2025)

Climat

Le froid qui a suivi une gelée de printemps historique, le 21 avril, a retardé la croissance jusqu'à la fin du mois de mai. L'été chaud et sec a permis un rattrapage étonnant de la végétation, amenant cette faible récolte à une maturité excellente. Malheureusement de fortes pluies juste avant les vendanges ont limité une qualité qui s'annonçait remarquable. (Vendanges le 30 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1990

Marqué par des variations assez importantes suivant les bouteilles, le Pavillon Blanc 1990 peut aussi être remarquable de fraîcheur et de complexité, faisant penser au merveilleux 1989. A boire rapidement cependant. (Février 2025)

Climat

Après un hiver clément, la floraison a été précoce mais assez longue et hétérogène. Comme en 1989, l'été a été tellement chaud et sec qu'à la fin du mois d'août les jeunes vignes souffraient vraiment de sécheresse. Les deux épisodes pluvieux de septembre ont été très bénéfiques à la maturation finale des raisins, qui ont été vendangés sous un très beau temps. (Vendanges le 17 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1989

C'est un des plus grands millésimes de Pavillon Blanc. Peut-être pour la première fois, les raisins de sauvignon blanc ont atteint cet exceptionnel niveau de maturité qui leur permet d'aller au-delà des arômes à caractère végétal souvent considérés comme typiques du cépage. Par ailleurs, c'est à partir du millésime 1989 que nous avons entrepris un contrôle rigoureux du rendement des vignes blanches, qui n'a pas dépassé 30hl/ha depuis. Ce faible rendement favorise, quand les conditions climatiques le permettent, à la fois la concentration et la maturation des raisins.

Aujourd'hui, le Pavillon Blanc 1989 est sans nul doute parvenu à pleine maturité et se goûte remarquablement bien. On ne peut que conseiller de le boire. (Février 2025)

Climat

1989 restera dans toutes les mémoires comme une année exceptionnellement précoce et facile sur le plan viticole. La floraison puis la véraison et la maturation se sont déroulées dans des conditions exemplaires, particulièrement chaudes et sèches. Enfin les vendanges n'ont pas connu un seul jour de pluie ; jusqu'au bout donc, 1989 a été une année de rêve. (Vendanges le 11 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1988

1988 est un grand millésime classique de Bordeaux, aussi bien pour les vins blancs que pour les vins rouges. Grâce aux conditions chaudes et sèches des mois d'août et septembre, les raisins de sauvignon blanc ont atteint un excellent niveau de maturité et ont été ramassés idéalement avant les faibles pluies du début des vendanges de rouge.

Ce millésime se présente très bien aujourd'hui, fin, frais, complexe, séveux et assez vif. Il faut néanmoins le boire. (Février 2025)

Climat

Après un hiver très doux et un printemps humide, juin et début juillet ont été particulièrement pluvieux. Puis s'est installé à partir de mi-juillet jusqu'à la fin du mois de septembre, un temps chaud et très sec. Malgré quelques faibles pluies au début des vendanges, la récolte a été effectuée dans d'excellentes conditions. (Vendanges le 3 octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1987

Un millésime plutôt léger mais fin de Pavillon Blanc. D'une manière générale, les blancs ont été mieux réussis que les rouges dans le Bordelais car les vendanges étaient terminées avant que commencent les pluies du mois d'octobre.

A boire maintenant. (Octobre 2025)

Climat

Le temps a été irrégulier tout au long de l'année; chaleur et sécheresse ne se sont jamais vraiment installées, sauf pendant une période de dix jours au mois de septembre, où il a fait une chaleur exceptionnelle. Les vendanges ont été relativement tardives et difficiles avec des pluies fréquentes. Heureusement il faisait froid et la pourriture n'a pas pu se développer. (Vendanges le 5 octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1986

Un grand millésime de Pavillon Blanc, qui combine idéalement la puissance et la profondeur avec l'élégance et la fraîcheur. Près de 40 ans après sa mise en bouteilles, il est encore étonnamment frais et complexe. Ce vin offre une belle démonstration de la capacité du Pavillon Blanc à se bonifier en bouteilles tout en gardant une grande fraîcheur. A boire sans urgence. (Octobre 2025)

Climat

Le très beau temps de l'été a été à peine interrompu vers le 20 septembre par un bref passage pluvieux, qui a pu s'avérer plus bénéfique que nous le pensions. Immédiatement après, le beau temps revenait et ne nous a pas quitté pendant toutes les vendanges, conduisant les raisins à une superbe maturité. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1985

Un millésime difficile de Pavillon Blanc, qui n'a jamais eu beaucoup de charme ; toutefois, sa puissance et sa concentration lui ont permis debien vieillir. Il est néanmoins à boire très rapidement. (Octobre 2025)

Climat

Après un début d'année assez frais et tardif, ce millésime a été marqué par des conditions de maturation et de récolte très favorables, notamment les mois de septembre et d'octobre exceptionnellement chauds et secs. Les feuilles de la vigne ont refusé de tomber jusque tard dans le mois de novembre... Cet « été indien » reste dans toutes les mémoires. (Vendanges le 26 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1984

Un millésime difficile de blanc. La récolte était très importante et la maturité tout juste atteinte.

Le Pavillon Blanc 1984 a toujours été un peu dilué, mais fin et délicat. Il lui a certainement manqué un peu de concentration et de complexité pour pouvoir vraiment se bonifier en bouteilles.

Il aurait dû être bu, mais les bouteilles sont tout de même loin d'être passées. (Octobre 2025)

Climat

Le temps froid et pluvieux pendant la floraison a provoqué une coulure historique des merlots et des cabernets francs. L'été a été plutôt chaud et ensoleillé, mais de fortes pluies en septembre ont gêné la maturation des raisins. Heureusement, les vendanges se sont déroulées sous le soleil, ce qui a permis de récolter des raisins suffisamment mûrs dans ce millésime difficile. (Vendanges le 1er octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1983

Les conditions exceptionnelles de l'arrière-saison ont aussi permis de faire un grand millésime de blanc, dont la qualité, comme dans le cas du vin rouge, est comparable à celle du millésime 1982.

1983 apporte encore une nouvelle fois la preuve que dans les très bons millésimes, le Pavillon Blanc du Château Margaux a un excellent potentiel de bonification en bouteilles. De nombreuses bouteilles sont encore aujourd'hui remarquables de fraîcheur et de complexité. (Février 2025)

Climat

Après un printemps très pluvieux, juin a été chaud et sec, créant ainsi d'excellentes conditions pour la floraison. L'été a été chaud et humide, presque tropical, donc difficile sur le plan phytosanitaire. A partir du 10 septembre, s'est installé jusqu'à la fin des vendanges un très beau temps ensoleillé qui a permis aux raisins d'atteindre un excellent niveau de maturité. (Vendanges le 29 septembre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1982

Une gelée particulièrement sévère et tardive, le 10 mai, a réduit de manière drastique la récolte potentielle. L'année suivante, nous installions notre système de lutte anti-gel… Grâce aux conditions climatiques exceptionnelles qui ont suivi durant le printemps et l'été, une seconde génération de grappes, réduite en quantité, a pu parvenir à une très bonne maturité.

1982 s'est d'emblée avéré comme le meilleur millésime de Pavillon Blanc depuis très longtemps. Pour la première fois, nous avions non seulement une grande finesse aromatique mais aussi une grande puissance en bouche, qui a permis au vin d'évoluer magnifiquement en bouteille. A boire maintenant. (Octobre 2025)

Climat

D'un bout à l'autre de l'année, les conditions ont été très favorables à la vigne et à la maturation des raisins. Après une floraison précoce, l'été a été particulièrement chaud, surtout en juillet et dans la première quinzaine de septembre. Les raisins ont atteint une maturité exceptionnelle, caractérisée entre autre par une concentration en sucre record. (Vendanges le 20 septembre).

Pavillon Blanc du Château Margaux

1981

Un beau millésime depuis le départ. L'évolution en bouteilles a confirmé nos espoirs, en permettant au vin de développer cette complexité et cette finesse qui n'appartiennent qu'aux plus grands vins blancs.

Certaines bouteilles sont encore remarquables. (Février 2025)

Climat

Les quatre années précédentes avaient été marquées par des vendanges tardives; 1981 est un retour à une date classique. La floraison a été rapide et homogène, le mois d'août très chaud et sec; après quelques pluies en septembre, les conditions climatiques ont été très bonnes pendant toutes les vendanges qui ont commencé le 1er octobre.

Pavillon Blanc du Château Margaux

1980

Nous inaugurions pour les vendanges de 1980 le nouveau chai de vin blanc, situé dans les bâtiments d'exploitation d'Abel Laurent, entre Château Margaux et le village de Margaux. Ce chai, conçu sur les conseils d'Emile Peynaud, comporte notamment une salle climatisée où peuvent loger toutes les barriques de la récolte ; cela permet à la fois de contrôler la température pendant la fermentation et d'accélérer les précipitations tartriques pendant l'hiver.

1980 est un petit millésime de Pavillon Blanc, à la fois en quantité et en qualité. Mais comme d'habitude, le vieillissement en bouteilles lui a permis d'acquérir une complexité que l'on ne soupçonnait pas même si aujourd'hui il aurait idéalement fallu le boire. (Octobre 2025)

Climat

Le printemps désastreux, froid et pluvieux, a beaucoup retardé la floraison qui n'a eu lieu que fin juin. L'été a été irrégulier, mais heureusement soleil et chaleur étaient au rendez-vous en septembre. Après un début d'octobre pluvieux, s'est installé un temps sec et froid qui a permis de récolter très tardivement des raisins suffisamment mûrs et parfaitement sains. (Vendanges le 17 octobre).

Pavillon Blanc du Château Margaux

1979

Ce vin a longtemps été marqué par des arômes « classiques » de sauvignon, c'est-à-dire un peu herbacés. Avec le temps, le nez est devenu beaucoup plus complexe et le vin n'a pas perdu de fraîcheur. C'est un parfait exemple d'amélioration par le vieillissement en bouteilles. La majorité des bouteilles sont aujourd'hui fatiguées mais certaines gardent une fraîcheur remarquable. A boire maintenant. (Février 2025)

Climat

Les conditions climatiques ont été proches de celles du millésime 1978 : printemps humide, été chaud en juillet et frais en août ; très belle arrière-saison. Encore une fois, les raisins ont pu atteindre in extremis un très bon niveau de maturité. (Vendanges le 4 octobre)

Pavillon Blanc du Château Margaux

1978

1978 est le premier millésime qui a bénéficié à la fois des conseils d'Emile Peynaud et d'une vinification très soignée en barriques. Les meilleures bouteilles gardent une exceptionnelle fraîcheur dont témoigne la couleur presque inchangée. Bien sûr les arômes ont évolué et portent la marque de ce long vieillissement en bouteilles mais il est très surprenant de trouver autant de vivacité dans un vin blanc de sauvignon après tant d'années. A boire maintenant. (Février 2025)

Climat

Le temps perdu pendant le printemps particulièrement frais et humide n'a pas pu être rattrapé pendant l'été, mais une exceptionnelle arrière-saison a permis de vendanger très tard des raisins parfaitement sains et suffisamment mûrs. (Vendanges le 9 octobre)

Conservation

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