Margaux du Château Margaux

L’excellence a toujours été le maître-mot de Château Margaux dans l’élaboration de ses vins. Dès le XVIIe siècle, cette exigence a conduit à la création d’un deuxième vin, d’abord nommé « Château - Margaux 2me vin », avant de devenir Pavillon Rouge du Château Margaux en 1906. Avec le temps, la recherche de précision s’est intensifiée, rendant la sélection toujours plus rigoureuse. Année après année, cette exigence accrue a permis d’améliorer la qualité du Pavillon Rouge et, par extension, celle d’un troisième vin, qui était alors vendu en vrac.

Le millésime 2009, d’une qualité exceptionnelle, a marqué un tournant.

Au lieu d’être vendu en vrac, ce troisième vin a bénéficié d’un élevage en barriques réalisé avec le même soin que le Pavillon Rouge avant d’être mis en bouteille. Depuis lors la sélection s’est encore affinée.

Aujourd’hui, le troisième vin fait lui aussi l’objet d’une sélection dédiée. Les volumes qui ne sont pas retenus pour les vins mis en bouteille sont désormais regroupés dans une quatrième sélection constituant le quatrième vin du domaine vendu exclusivement en vrac.

Histoire et élaboration

C’est ainsi qu’est né Margaux du Château Margaux, troisième vin rouge de la propriété, issu exclusivement des vignes du domaine. Plus accessible, il offre aux amateurs et aux nouvelles générations une porte d’entrée dans l’univers de Château Margaux, tout en reflétant l’élégance et la finesse de son terroir. Sa production étant limitée, Margaux du Château Margaux est disponible uniquement dans une sélection de restaurants et chez certains cavistes.

Histoire et élaboration

C’est ainsi qu’est né Margaux du Château Margaux, troisième vin rouge de la propriété, issu exclusivement des vignes du domaine. Plus accessible, il offre aux amateurs et aux nouvelles générations une porte d’entrée dans l’univers de Château Margaux, tout en reflétant l’élégance et la finesse de son terroir. Sa production étant limitée, Margaux du Château Margaux est disponible uniquement dans une sélection de restaurants et chez certains cavistes.

Histoire et élaboration

C’est ainsi qu’est né Margaux du Château Margaux, troisième vin rouge de la propriété, issu exclusivement des vignes du domaine. Plus accessible, il offre aux amateurs et aux nouvelles générations une porte d’entrée dans l’univers de Château Margaux, tout en reflétant l’élégance et la finesse de son terroir. Sa production étant limitée, Margaux du Château Margaux est disponible uniquement dans une sélection de restaurants et chez certains cavistes.

Caractéristiques et élevage

Margaux du Château Margaux bénéficie d’un élevage d’environ 18 mois, dont 25 % en barriques neuves de chêne français. La production varie selon les millésimes et se situe généralement autour de 60 000 bouteilles par an.

Caractéristiques et élevage

Margaux du Château Margaux bénéficie d’un élevage d’environ 18 mois, dont 25 % en barriques neuves de chêne français. La production varie selon les millésimes et se situe généralement autour de 60 000 bouteilles par an.

Caractéristiques et élevage

Margaux du Château Margaux bénéficie d’un élevage d’environ 18 mois, dont 25 % en barriques neuves de chêne français. La production varie selon les millésimes et se situe généralement autour de 60 000 bouteilles par an.

A travers les millésimes

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Margaux du Château Margaux

2019

Nous avons décidé de commercialiser, dès le printemps 2025, le Margaux du Château Margaux 2019 tant celui-ci, lors d’une dégustation interne, avait un charme immédiat qui nous a tous conquis.

Son parfum à la fois floral, fruité et légèrement épicé est déjà expressif, complexe, avec un boisé parfaitement fondu et intégré.

En bouche, la texture est douce et soyeuse, avec des tanins si enrobés qu’on en oublie presque la concentration de ce grand millésime.

La finale, longue et aromatique, est à l’image du vin, tout en finesse et en délicatesse.

Il est certes promis à un très bel avenir mais qu’il est difficile de lui résister aujourd’hui… (Octobre 2025)

60% cabernet sauvignon, 38% merlot, 1% cabernet franc, 1% petit verdot

Climat

A l’échelle mondiale, l’année 2019 fut la plus chaude jamais enregistrée. En France, la température moyenne atteignit 13,7°C, soit 1,1°C à 1,2°C au-dessus de la normale.

A Margaux, l’hiver 2019 fut doux (de 1 à 2 degrés au-dessus des moyennes trentenaires), peu pluvieux (30 mm de moins que les moyennes trentenaires) et ponctué de très rares gelées (seulement 3 jours). Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 29 mars et le 4 avril.

Le printemps fut clément, avec des températures très proches des normales de saison, et marqué par des précipitations abondantes fin avril puis entre le 5 et le 18 juin. La floraison eut lieu entre le 1er et le 9 juin et se passa relativement bien. Seules certaines vieilles parcelles de merlot présentèrent quelques signes de coulure. Ces pluies, qui nous faisaient craindre quelques sorties de mildiou, n’eurent aucune incidence sanitaire et l’état du vignoble fut finalement très bon tout au long de l’année.

L’été contrasta nettement avec ce printemps pluvieux. Des conditions anticycloniques s’établirent durablement et seuls 64 mm de pluie tombèrent entre le 21 juin et le 21 septembre. Mais l’été 2019 restera surtout dans les mémoires pour les deux épisodes de canicule intense qui se sont produites fin juin puis du 22 au 24 juillet où la température atteignit 39,9°C à Margaux !

Les vendanges de rouge commencèrent le 18 septembre, dans des conditions idéales qui nous permirent de ramasser des raisins de merlot parfaitement mûrs et concentrés. Une perturbation vint s’installer du 22 au 29 septembre. Ces conditions météorologiques n’entrainèrent aucune dégradation de l’état sanitaire et ont permis aux raisins de mûrir plus lentement dans des conditions moins agressives pour les vignes : les niveaux d’acidité furent mieux conservés et les degrés d’alcool ne sont finalement pas trop élevés. Ces raisins ramassés entre la fin de septembre et le début d’octobre purent bénéficier de la concentration acquise depuis la véraison (entre le 5 et le 10 août) sans être trop affectés par la faible dilution apportée par ces pluies.

Les vendanges s’achevèrent le 10 octobre.

Margaux du Château Margaux

2018

Nous avons pris la décision de commercialiser, dès l’automne 2024, le Margaux du Château Margaux 2018 tant celui-ci est opulent, gourmand et accessible.

Dès le premier nez, on est séduits par son parfum de fruits rouges mûrs et épicés où le boisé est déjà parfaitement intégré. Puis c’est sa texture soyeuse, onctueuse et caressante en bouche qui impressionne.

La qualité des tanins est remarquable, tout autant que sa longueur en bouche, à la fois douce et fraîche, malgré les températures élevées de l’été.

On ne peut finalement lui reprocher que les faibles volumes produits, tant les rendements furent limités et la sélection drastique. En effet, plus de 20% de la production ont été déclassés dans une quatrième sélection vendue en vrac. (Octobre 2025)

83% cabernet sauvignon, 15% merlot, 2% petit verdot

Climat

L’année 2018 est la plus chaude que nous ayons connue depuis le début du 20ème siècle, dépassant la température moyenne annuelle de 1,4°C sur le plan national. Cette année 2018 commença à Margaux par un hiver relativement doux par rapport aux températures normales et ce malgré quelques gelées au mois de février sans conséquence pour notre vignoble. Le reste de l’année fut chaud, voire très chaud, par rapport aux températures de saison : on nota quelques records sur la dernière décade de juin et les dix premiers jours du mois d’août avec plus de 4°C au-dessus des moyennes trentenaires.

Les pluies du premier semestre ont été abondantes, avec près de 630 mm de précipitations à Margaux entre le 1er janvier et le 10 juillet, rendant les conditions culturales assez difficiles. Chaque journée de pluie minimisait l’espoir de faire un grand millésime... Mais les conditions anticycloniques estivales gagnèrent enfin nos régions jusqu’à la fin des vendanges. Les précipitations furent très faibles : 48 mm entre mi-juillet et fin septembre. Ce profil pluviométrique de l’année nous rappelait alors celui du millésime 2009.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Margaux du Château Margaux

2017

Nous avons décidé, à partir de 2023, de commercialiser le Margaux du Château Margaux 2017. C’est un vin délicieux, très charmeur et qui est aujourd’hui plus prêt à boire que le millésime 2016.

C’est en effet la douceur, la fraîcheur ainsi que l’équilibre qui décrivent le mieux ce vin. Le nez offre des notes de fleurs et de fruits rouges, avant d’avoir une sensation en bouche qui est à la fois concentrée et soyeuse, avec un joli gras qui équilibre la structure tannique. Ce vin offre beaucoup de plaisir à être bu dès à présent, bien qu’il soit pourtant encore très jeune et promis à un bel avenir. (Octobre 2025)

Climat

Après une année 2016 relativement sèche, les premiers mois de l’année 2017 apportèrent les précipitations nécessaires au bon équilibre des nappes phréatiques. Les températures n’avaient pas été particulièrement froides en hiver. La vigne débourra autour du 4 avril, mais nous ne nous sommes pas suffisamment méfiés des températures printanières, de sorte que les nuits de gel des 27 et 28 avril vinrent nous rappeler que nous dépendions d’abord de la nature dans nos terroirs. L’emplacement privilégié de nos parcelles nous a cependant permis de limiter les dégâts de ce gel. Seulement 10% de nos parcelles de rouge furent touchées.

Sur l’ensemble du cycle végétatif, seule la dernière semaine de juin fut très pluvieuse. La vigne avait déjà fleuri entre le 25 et le 30 mai dans les conditions les plus propices à une fécondation efficace et homogène. L’été 2017 ressembla peu ou prou à l’été 2016, chaud et très sec sur les mois de juillet et d’août. Seules quelques précipitations début septembre vinrent perturber l’opportunité rare de réaliser un triplé de grands millésimes après 2015 et 2016 ; nous venions juste de rentrer nos raisins blancs quand de fortes précipitations ont gâché nos espoirs d’une très grande année.

Un choix crucial s’offrait alors à nous : ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Fidèles à nos exigences de qualité, et rassurés par des prévisions météorologiques optimistes, c’est bien ce dernier choix que nous avons fait… les vendanges de rouge eurent lieu entre le 12 septembre et le 3 octobre sous des conditions climatiques exceptionnelles.

Margaux du Château Margaux

2015

Le Margaux du Château Margaux 2015 a fait l'objet de la sélection la plus rigoureuse jamais réalisée sur notre 3ème vin : en effet, près d'un quart de la production a été déclassé et a rejoint un 4ème vin vendu en vrac.

C'est à ce prix que nous avons probablement aujourd'hui le Margaux du Château Margaux le plus charmeur et le plus ouvert que nous ayons produit.

Son nez délicatement fumé, d'où s’échappent des notes florales et de fruits rouges, est déjà expressif et précède une bouche soyeuse tout en fraîcheur, en élégance et en délicatesse.

Ce vin est si gourmand qu'on en oublierait presque la concentration de ce grand millésime ! Elle s'exprime avant tout par la remarquable longueur en bouche de ce vin dont la douceur éclipse la richesse tannique. Il est en tout cas difficile d'y résister aujourd'hui même si nous savons qu'il continuera à se bonifier dans ces prochaines années. (Octobre 2025)

Climat

L’hiver, sensiblement plus frais que celui des années précédentes, a conduit à un débourrement tardif mais parfaitement régulier. Les conditions climatiques du printemps ont été optimales, avec un temps ensoleillé et sec ; la floraison s’est donc déroulée de manière rapide et homogène. La chaleur et la sécheresse ont persisté durant les mois de juin et juillet jusqu’à laisser craindre que s’installe un stress hydrique, au moins dans les parcelles les plus sensibles. Heureusement les quelques pluies du mois d’août sont arrivées à point nommé pour raccourcir et homogénéiser la véraison. La sécheresse, qui s’est à nouveau imposée au mois de septembre, combinée à des journées chaudes et des nuits fraîches, a permis aux raisins d’équilibrer leur richesse en sucre par une belle acidité, de rendre leurs tanins plus soyeux et leur potentiel aromatique plus complexe.

Les vendanges de rouge se sont déroulées du 18 septembre au 6 octobre. La petite taille des baies de raisin et leur pellicule plus épaisse laissaient présager une concentration tannique très élevée. Les conditions climatiques de 2015 sont en fait caractéristiques des très grands millésimes comme 2005, 2009 et 2010.

Margaux du Château Margaux

2014

Le Margaux du Château Margaux 2014 a pleinement profité de la formidable sélection réalisée sur ce millésime. Le Château Margaux et le Pavillon Rouge du Château Margaux ne représentant à eux deux que 60% de la récolte, le Margaux du Château Margaux 2014 a été tiré vers le haut par des parcelles qui rentraient jusqu’ici dans l’assemblage du Pavillon Rouge. C’est ainsi l’un des meilleurs millésimes de ce vin, composé à parts égales de cabernet sauvignon (49%), de merlot (49%) et d'une touche de petit verdot.

C’est la fraîcheur, le charme et l’élégance qui viennent immédiatement à l’esprit lorsque l’on déguste ce vin. À un nez très fin, floral et fruité succède une bouche tout en douceur, caressante, dont seule la finale, qui se resserre, rappelle à quel point ce vin est concentré et promis à un bel avenir.

À boire sans se presser. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très doux et pluvieux, sans aucune période de froid notable, le printemps a été "normal": un mois de mai plutôt frais et de juin assez chaud, de telle sorte que la floraison s'est déroulée aux dates habituelles et dans des conditions très favorables; elle a donc été rapide et homogène, contrairement à l'année dernière.

Le mois de juillet n'a pas apporté de grande surprise; en revanche, le mois d'août a été particulièrement frais, sans doute l'un des plus froids que nous ayons connus récemment. Ces températures basses ont dû gêner le bon déroulement de la véraison, qui a beaucoup traîné en longueur. Heureusement il n'a pas beaucoup plu, mais à aucun moment, en juillet comme en août, une véritable sécheresse ne s'est installée. Comme il arrive si souvent à Bordeaux, tout restait possible à la fin du mois d’août, aussi bien la perspective d’un très bon millésime que celle d'une année médiocre... Le temps vraiment estival de septembre a apporté la réponse que nous espérions: la chaleur et la sécheresse ont permis aux raisins de parfaitement mûrir et aux vendanges de se dérouler dans des conditions optimales. Tout le contraire de ce qui s'était passé en 2013... Les vendanges de blanc se sont déroulées du 15 au 19 septembre, celles de rouge du 29 septembre au 10 octobre.

Margaux du Château Margaux

2013

S’il est relativement aisé, sur un grand terroir et dans un grand millésime, de produire un excellent troisième vin, c’est un exercice plus délicat dans certains millésimes où toutes les parcelles n’arrivent pas à parfaite maturité.

Comment faire alors, sur un millésime comme 2013, sans renier notre souci d’excellence ? En effet, certaines parcelles tardives de cabernet ou de merlot, touchées par le millerandage, n’ont pas toujours satisfait nos attentes.

C’est avec cet objectif en tête que nous avons réalisé les assemblages du millésime. Nous avons décidé d’écarter de très beaux lots du Pavillon Rouge qui sont venus « soutenir » le Margaux du Château Margaux tandis que nous avons déclassé en quatrième sélection près d’un quart de la production. Nous qui pensions que le Margaux du Château Margaux serait assemblé à partir des lots déclassés, il est en fait exclusivement composé de vins qui rentraient auparavant dans l’assemblage du Pavillon Rouge, laissant inchangée la quantité vendue en vrac.

Le Margaux du Château Margaux 2013 bénéficie donc de l’extrême sélection réalisée sur le Pavillon Rouge (qui ne représente que 21% de la récolte), et de l’éviction des parcelles les moins réussies (toutes passées dans la quatrième sélection vendue en vrac).

Le merlot ne représente que 12% de l’assemblage, laissant la part belle au cabernet sauvignon, succès principal du millésime (88% de l’ensemble).

Il est à l’image des meilleurs vins du millésime : frais, parfumé, d’une grande douceur en bouche, sans aucune aspérité ni agressivité. C’est un vin tout en charme, appelant à des mets délicats et qui, sans avoir la capacité de garde des autres millésimes, saura néanmoins donner un plaisir immédiat aux amateurs qui le dégusteront. Il est parfait à boire aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

Les températures particulièrement fraîches de la fin de l’hiver et du printemps ont retardé le débourrement puis la floraison d’une bonne dizaine de jours par rapport à la moyenne. Et comme il a également beaucoup plu pendant toute cette période, la floraison a été lente et la nouaison difficile, ce qui a entraîné un millerandage généralisé et une coulure importante dans les merlots. Ce dernier phénomène s’est avéré plus modéré pour les cabernets. D’emblée, nous savions que le millésime 2013 ne serait pas abondant…

Heureusement, la sècheresse estivale a permis aux raisins de combler une partie du retard : nous n’avons pas retrouvé à la véraison la même hétérogénéité qu’à la floraison. Il est également probable que leur faible quantité ait accentué ce phénomène de rattrapage. Au début du mois de septembre, l’espoir grandissait d’une récolte certes faible, mais qui semblait mûrir dans d’excellentes conditions.

Septembre a été paradoxal, relativement sec et très humide à la fois. De petites pluies fréquentes ont en effet maintenu une humidité ambiante élevée sans entraîner de cumul important de précipitations. Rien n’était donc joué jusqu’à la fin du mois lorsqu’un développement soudain de botrytis a précipité le début des vendanges ; il n’aura finalement manqué aux raisins qu’une petite semaine de maturation, suffisamment pour gâcher les espoirs d’un grand millésime, pas assez pour lui ôter toutes ses promesses.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 19 au 27 septembre, et celles de rouge du 30 septembre au 11 octobre.

Margaux du Château Margaux

2012

Le Margaux du Château Margaux 2012 est un vin très dense qui s’épanouit après quelques instants en révélant des arômes complexes de fruits noirs, d’épices et de fleurs. A ce nez très pur succède une bouche fraîche, suave tout en équilibre et finesse. Les tannins sont présents, serrés, mais se laissent oublier tant leur soyeux est remarquable, même sur un vin si jeune. Sans avoir la profondeur et la complexité du Pavillon Rouge, ce vin n’en reflète pas moins notre terroir qui sait si bien produire des vins alliant douceur et puissance, fraîcheur et maturité ; des vins délicieux à boire jeunes mais dont la capacité de garde atteint plusieurs décennies. On peut donc le boire... sans aucune urgence. (Octobre 2025)

Climat

2012 marque le retour à un grand classicisme climatique: à un hiver froid, surtout au mois de février, a succédé un printemps très humide, puis un été très sec avant le retour d'un temps pluvieux à partir du 20 septembre.

Les pluies abondantes jusqu'au 15 juillet ont bien entendu créé des conditions très favorables au développement du mildiou. C'est pourtant cette année que nous avons intensifié, avec le plus grand succès, notre programme de lutte biologique: non seulement plus aucun insecticide n'est utilisé sur la propriété depuis 10 ans, mais en 2012, un seul traitement chimique - contre 7 ou 8 en général - a été appliqué sur les parcelles de grand vin. Nous y sommes presque...

À partir du 15 juillet s'est établi un temps très sec, modérément chaud, mais ponctué de quelques journées de grande chaleur. De telles conditions sont typiques des grands millésimes classiques de Bordeaux; elles permettent à la fois la maturation et la concentration des raisins. Seuls les moins bons terroirs et les jeunes vignes ont souffert du passage soudain d'un printemps très humide à un été très sec.

Le temps a de nouveau changé dès le premier jour de l'automne: les pluies modérées qui sont tombées régulièrement à partir du 20 septembre sont arrivées trop tard pour perturber sérieusement la maturité et l'état sanitaire des raisins, mais elles ont probablement empêché, à quelques jours près, que 2012 soit le grand millésime qu'il aurait dû être.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 10 au 14 septembre, et celles de rouge du 25 septembre au 16 octobre, juste avant que les conditions ne se dégradent vraiment...

Margaux du Château Margaux

2011

Grâce aux excellentes conditions climatiques du millésime, la grande majorité de nos parcelles a pu atteindre une parfaite maturité, permettant ainsi l'élaboration d'un excellent Grand Vin et Pavillon Rouge, mais également d'un très bon Margaux du Château Margaux.

Ce résultat est le fruit d'une sélection rigoureuse. En effet, tous les lots issus des plus jeunes vignes ayant réellement souffert de la sécheresse estivale ont été déclassés dans une quatrième sélection vendue en vrac.

D'une concentration remarquable, bénéfice de cette sécheresse prolongée, ce vin a eu besoin de temps pour que l'imposante structure tannique puisse se fondre et s'adoucir.

D'une belle couleur rubis, ce vin au boisé bien intégré présente un joli nez floral et fruité. Constitué quasiment à parts égales de cabernet sauvignon (55%) et de merlot (45%), il est dense, puissant et persistant mais toujours équilibré grâce à sa remarquable fraîcheur. Il est délicieux aujourd'hui même s'il continuera à se bonifer dans ces prochaines années. (Octobre 2025)

Climat

L'année viticole a commencé sous un climat quasi estival avec les mois d'avril et de mai beaucoup plus chauds et secs que la normale. Le démarrage et la croissance de la vigne ont donc été très rapides, et la floraison particulièrement précoce. Par la suite, les mois de juin, de juillet et d’août ont été plutôt frais, mais pas assez humides, surtout à Margaux, pour vraiment modifier l'état de sécheresse du vignoble, caractéristique du millésime. Les 26 et 27 juin s'est produit un épisode caniculaire d'une ampleur jamais vue: de nombreuses grappes prêtes à vérer, compte tenu de la précocité du millésime, ont subi un échaudage entraînant des dégâts parfois importants, notamment dans les parcelles de cabernet sauvignon peu vigoureuses. L'état de stress hydrique du vignoble après trois mois de sécheresse a probablement amplifié ce phénomène dont les conséquences restent, en général, minimes. Les vendanges, qui ont commencé dès le 25 août pour les blancs, et le 5 septembre pour les rouges, ont bénéficié d'un temps en général chaud et sec, ce qui a permis d'effectuer sans hâte les différentes opérations de tri rendues nécessaires par les problèmes d'échaudage. Notre seule déception est la quantité: avec un rendement de 29hl/ha, le millésime 2011 est la plus petite récolte depuis vingt ans!

Margaux du Château Margaux

2010

Étonnant 2010 ! Nous pensions avoir atteint un sommet en 2009, le voici égalé en 2010. Le Margaux du Château Margaux a, de plus, bénéficié d’une sélection qu’il n’avait pas connue en 2009 : les moins bons lots ont été rassemblés dans un quatrième vin vendu en vrac.

Ce Margaux du Château Margaux est le fidèle reflet de l’extraordinaire qualité du millésime 2010 : un nez complexe et profond, très pur, particulièrement subtil ; la présence en bouche est dense, riche, serrée, très longue et fine. La finale est à la fois douce, fraîche et très aromatique. Ce vin est déjà agréable à boire mais loin d’avoir atteint son apogée. (Octobre 2025)

Climat

L'hiver plutôt froid et sec a entraîné un débourrement assez tardif, puis les conditions irrégulières du printemps ont conduit à une floraison souvent hétérogène, avec parfois un peu de coulure dans les vieux merlots. Comme toujours, les grands terroirs ont donné l'impression d'imposer leur propre rythme, et de se jouer des aléas climatiques: la floraison y a été rapide, homogène, et parfaitement réussie... Mais il est vrai que les cabernets sauvignons, dont ce sont les terres de prédilection, sont naturellement peu sensibles à la coulure.

A partir de la fin du mois de juin jusqu'à la fin des vendanges, nous avons connu à nouveau le type de sécheresse dont seuls les très grands millésimes de Bordeaux ont le secret: pas assez d'eau pour provoquer un excès de croissance de la vigne, mais juste ce qu'il faut pour favoriser la maturation et stimuler la concentration des raisins. Il nous semblait peu à peu que se répétaient à l'identique les conditions de 2009, ou 2005 ...

Mais les millésimes ne se ressemblent jamais tout à fait. L'été 2010 a été aussi sec, mais plus frais que 2009: pas de températures caniculaires, et des nuits toujours fraîches. Cette fraîcheur relative a tempéré les conséquences de la sécheresse, et probablement permis à quelques jeunes vignes de grands terroirs d'atteindre un nouveau seuil de qualité. Elle a également favorisé l'expression aromatique de tous les cépages, en particulier celle du sauvignon blanc et des cabernets. Elle leur a aussi permis de conserver un très beau niveau d'acidité, idéal pour contrebalancer les degrés alcooliques élevés. (Début des vendanges le 22 septembre)

Margaux du Château Margaux

2009

Né dans un très grand millésime, le Margaux du Château Margaux 2009 en possède les attributs : une couleur sombre et profonde, un nez riche, voluptueux, déjà complexe où se mêlent des notes florales, épicées, et de cacao. L’impression en bouche répond bien à l’intensité des arômes : elle est savoureuse, riche et impressionnante, structurée par des tannins bien fondus. La finale est douce, chaleureuse et fraîche à la fois. Ce vin très puissant et concentré est en fait assez remarquablement ouvert et facile à boire, ce qui tient probablement aussi bien de la personnalité du millésime qu’à celle du terroir de Château Margaux. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver froid et sec, le mois d'avril a été froid et pluvieux, de sorte que le débourrement a été relativement tardif, et la croissance des bourgeons plutôt lente. Mais à partir du 1er mai les températures se sont nettement élevées et stabilisées au-dessus de la moyenne, sans pour autant devenir excessives. La floraison a donc été rapide et complète, promesse d'une maturité très homogène. Dans le même temps commençait à s'installer une sècheresse dont nous ne soupçonnions alors ni l'ampleur, ni la durée. Très peu de millésimes – à part 2005 – ont en fait connu un tel phénomène : depuis le 10 juillet, il n'a pratiquement pas plu jusqu'à la fin des vendanges, le 14 octobre ! De telles conditions sont particulièrement favorables aux plus grands terroirs, qui sont capables d'assurer une alimentation en eau régulière de la vigne, ainsi qu'au cabernet sauvignon, moins sensible à la sècheresse que le merlot. En revanche les vignes, dans certains sols légers moins bien pourvus en argile, ont parfois eu du mal à amener leurs raisins à parfaite maturité. Si la sécheresse estivale s'est accompagnée de températures parfois très elevées dans la journée, les nuits sont restées fraîches. Cette amplitude diurne importante a favorisé l'accumulation des tanins et des anthocyanes dans les pellicules des raisins rouges, et préservé la fraicheur des arômes, en particulier ceux des sauvignons blancs. Tous les éléments se mettaient progressivement en place pour faire de 2009 un très grand millésime. (Début des vendanges le 24 septembre)

A travers les millésimes

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Margaux du Château Margaux

2019

Nous avons décidé de commercialiser, dès le printemps 2025, le Margaux du Château Margaux 2019 tant celui-ci, lors d’une dégustation interne, avait un charme immédiat qui nous a tous conquis.

Son parfum à la fois floral, fruité et légèrement épicé est déjà expressif, complexe, avec un boisé parfaitement fondu et intégré.

En bouche, la texture est douce et soyeuse, avec des tanins si enrobés qu’on en oublie presque la concentration de ce grand millésime.

La finale, longue et aromatique, est à l’image du vin, tout en finesse et en délicatesse.

Il est certes promis à un très bel avenir mais qu’il est difficile de lui résister aujourd’hui… (Octobre 2025)

60% cabernet sauvignon, 38% merlot, 1% cabernet franc, 1% petit verdot

Climat

A l’échelle mondiale, l’année 2019 fut la plus chaude jamais enregistrée. En France, la température moyenne atteignit 13,7°C, soit 1,1°C à 1,2°C au-dessus de la normale.

A Margaux, l’hiver 2019 fut doux (de 1 à 2 degrés au-dessus des moyennes trentenaires), peu pluvieux (30 mm de moins que les moyennes trentenaires) et ponctué de très rares gelées (seulement 3 jours). Dans ces conditions, la vigne débourra entre le 29 mars et le 4 avril.

Le printemps fut clément, avec des températures très proches des normales de saison, et marqué par des précipitations abondantes fin avril puis entre le 5 et le 18 juin. La floraison eut lieu entre le 1er et le 9 juin et se passa relativement bien. Seules certaines vieilles parcelles de merlot présentèrent quelques signes de coulure. Ces pluies, qui nous faisaient craindre quelques sorties de mildiou, n’eurent aucune incidence sanitaire et l’état du vignoble fut finalement très bon tout au long de l’année.

L’été contrasta nettement avec ce printemps pluvieux. Des conditions anticycloniques s’établirent durablement et seuls 64 mm de pluie tombèrent entre le 21 juin et le 21 septembre. Mais l’été 2019 restera surtout dans les mémoires pour les deux épisodes de canicule intense qui se sont produites fin juin puis du 22 au 24 juillet où la température atteignit 39,9°C à Margaux !

Les vendanges de rouge commencèrent le 18 septembre, dans des conditions idéales qui nous permirent de ramasser des raisins de merlot parfaitement mûrs et concentrés. Une perturbation vint s’installer du 22 au 29 septembre. Ces conditions météorologiques n’entrainèrent aucune dégradation de l’état sanitaire et ont permis aux raisins de mûrir plus lentement dans des conditions moins agressives pour les vignes : les niveaux d’acidité furent mieux conservés et les degrés d’alcool ne sont finalement pas trop élevés. Ces raisins ramassés entre la fin de septembre et le début d’octobre purent bénéficier de la concentration acquise depuis la véraison (entre le 5 et le 10 août) sans être trop affectés par la faible dilution apportée par ces pluies.

Les vendanges s’achevèrent le 10 octobre.

Margaux du Château Margaux

2018

Nous avons pris la décision de commercialiser, dès l’automne 2024, le Margaux du Château Margaux 2018 tant celui-ci est opulent, gourmand et accessible.

Dès le premier nez, on est séduits par son parfum de fruits rouges mûrs et épicés où le boisé est déjà parfaitement intégré. Puis c’est sa texture soyeuse, onctueuse et caressante en bouche qui impressionne.

La qualité des tanins est remarquable, tout autant que sa longueur en bouche, à la fois douce et fraîche, malgré les températures élevées de l’été.

On ne peut finalement lui reprocher que les faibles volumes produits, tant les rendements furent limités et la sélection drastique. En effet, plus de 20% de la production ont été déclassés dans une quatrième sélection vendue en vrac. (Octobre 2025)

83% cabernet sauvignon, 15% merlot, 2% petit verdot

Climat

L’année 2018 est la plus chaude que nous ayons connue depuis le début du 20ème siècle, dépassant la température moyenne annuelle de 1,4°C sur le plan national. Cette année 2018 commença à Margaux par un hiver relativement doux par rapport aux températures normales et ce malgré quelques gelées au mois de février sans conséquence pour notre vignoble. Le reste de l’année fut chaud, voire très chaud, par rapport aux températures de saison : on nota quelques records sur la dernière décade de juin et les dix premiers jours du mois d’août avec plus de 4°C au-dessus des moyennes trentenaires.

Les pluies du premier semestre ont été abondantes, avec près de 630 mm de précipitations à Margaux entre le 1er janvier et le 10 juillet, rendant les conditions culturales assez difficiles. Chaque journée de pluie minimisait l’espoir de faire un grand millésime... Mais les conditions anticycloniques estivales gagnèrent enfin nos régions jusqu’à la fin des vendanges. Les précipitations furent très faibles : 48 mm entre mi-juillet et fin septembre. Ce profil pluviométrique de l’année nous rappelait alors celui du millésime 2009.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Dans ces conditions, la vigne débourra relativement tardivement entre le 4 et le 10 avril. La floraison eut lieu entre le 25 et 28 mai et, malgré d’assez mauvaises conditions, nous n’observâmes, même sur des parcelles de merlots réputées sensibles, ni phénomène de coulure ni phénomène de millerandage. La difficulté la plus grande fût la lutte contre le mildiou qui cette année a conduit à des rendements un peu moindres que ceux que nous avions espérés après la nouaison.

Les vendanges de blanc eurent lieu la semaine du 27 août. Les vendanges de rouge s’étalèrent du 17 septembre au 13 octobre sous les meilleurs auspices. Nous avions encore cette année la possibilité de choisir le meilleur moment pour vendanger nos parcelles : aucun symptôme de Botrytis, une météo clémente, des conditions de maturité suffisamment étalées entre nos merlots les plus précoces et nos cabernets les plus tardifs nous ont permis de prendre le temps d’apporter le soin nécessaire à la vinification de toutes ces cuves. Près d’une centaine de lots différents ont été vinifiés cette année, démontrant encore notre souci de toujours mieux procéder à des sélections de plus en plus précises.

Margaux du Château Margaux

2017

Nous avons décidé, à partir de 2023, de commercialiser le Margaux du Château Margaux 2017. C’est un vin délicieux, très charmeur et qui est aujourd’hui plus prêt à boire que le millésime 2016.

C’est en effet la douceur, la fraîcheur ainsi que l’équilibre qui décrivent le mieux ce vin. Le nez offre des notes de fleurs et de fruits rouges, avant d’avoir une sensation en bouche qui est à la fois concentrée et soyeuse, avec un joli gras qui équilibre la structure tannique. Ce vin offre beaucoup de plaisir à être bu dès à présent, bien qu’il soit pourtant encore très jeune et promis à un bel avenir. (Octobre 2025)

Climat

Après une année 2016 relativement sèche, les premiers mois de l’année 2017 apportèrent les précipitations nécessaires au bon équilibre des nappes phréatiques. Les températures n’avaient pas été particulièrement froides en hiver. La vigne débourra autour du 4 avril, mais nous ne nous sommes pas suffisamment méfiés des températures printanières, de sorte que les nuits de gel des 27 et 28 avril vinrent nous rappeler que nous dépendions d’abord de la nature dans nos terroirs. L’emplacement privilégié de nos parcelles nous a cependant permis de limiter les dégâts de ce gel. Seulement 10% de nos parcelles de rouge furent touchées.

Sur l’ensemble du cycle végétatif, seule la dernière semaine de juin fut très pluvieuse. La vigne avait déjà fleuri entre le 25 et le 30 mai dans les conditions les plus propices à une fécondation efficace et homogène. L’été 2017 ressembla peu ou prou à l’été 2016, chaud et très sec sur les mois de juillet et d’août. Seules quelques précipitations début septembre vinrent perturber l’opportunité rare de réaliser un triplé de grands millésimes après 2015 et 2016 ; nous venions juste de rentrer nos raisins blancs quand de fortes précipitations ont gâché nos espoirs d’une très grande année.

Un choix crucial s’offrait alors à nous : ramasser rapidement des raisins pas assez mûrs de crainte d’en avoir certains gâtés par le Botrytis, ou bien vendanger des raisins plus mûrs et plus concentrés grâce à un soleil revenu à la fin du mois de septembre. Fidèles à nos exigences de qualité, et rassurés par des prévisions météorologiques optimistes, c’est bien ce dernier choix que nous avons fait… les vendanges de rouge eurent lieu entre le 12 septembre et le 3 octobre sous des conditions climatiques exceptionnelles.

Margaux du Château Margaux

2015

Le Margaux du Château Margaux 2015 a fait l'objet de la sélection la plus rigoureuse jamais réalisée sur notre 3ème vin : en effet, près d'un quart de la production a été déclassé et a rejoint un 4ème vin vendu en vrac.

C'est à ce prix que nous avons probablement aujourd'hui le Margaux du Château Margaux le plus charmeur et le plus ouvert que nous ayons produit.

Son nez délicatement fumé, d'où s’échappent des notes florales et de fruits rouges, est déjà expressif et précède une bouche soyeuse tout en fraîcheur, en élégance et en délicatesse.

Ce vin est si gourmand qu'on en oublierait presque la concentration de ce grand millésime ! Elle s'exprime avant tout par la remarquable longueur en bouche de ce vin dont la douceur éclipse la richesse tannique. Il est en tout cas difficile d'y résister aujourd'hui même si nous savons qu'il continuera à se bonifier dans ces prochaines années. (Octobre 2025)

Climat

L’hiver, sensiblement plus frais que celui des années précédentes, a conduit à un débourrement tardif mais parfaitement régulier. Les conditions climatiques du printemps ont été optimales, avec un temps ensoleillé et sec ; la floraison s’est donc déroulée de manière rapide et homogène. La chaleur et la sécheresse ont persisté durant les mois de juin et juillet jusqu’à laisser craindre que s’installe un stress hydrique, au moins dans les parcelles les plus sensibles. Heureusement les quelques pluies du mois d’août sont arrivées à point nommé pour raccourcir et homogénéiser la véraison. La sécheresse, qui s’est à nouveau imposée au mois de septembre, combinée à des journées chaudes et des nuits fraîches, a permis aux raisins d’équilibrer leur richesse en sucre par une belle acidité, de rendre leurs tanins plus soyeux et leur potentiel aromatique plus complexe.

Les vendanges de rouge se sont déroulées du 18 septembre au 6 octobre. La petite taille des baies de raisin et leur pellicule plus épaisse laissaient présager une concentration tannique très élevée. Les conditions climatiques de 2015 sont en fait caractéristiques des très grands millésimes comme 2005, 2009 et 2010.

Margaux du Château Margaux

2014

Le Margaux du Château Margaux 2014 a pleinement profité de la formidable sélection réalisée sur ce millésime. Le Château Margaux et le Pavillon Rouge du Château Margaux ne représentant à eux deux que 60% de la récolte, le Margaux du Château Margaux 2014 a été tiré vers le haut par des parcelles qui rentraient jusqu’ici dans l’assemblage du Pavillon Rouge. C’est ainsi l’un des meilleurs millésimes de ce vin, composé à parts égales de cabernet sauvignon (49%), de merlot (49%) et d'une touche de petit verdot.

C’est la fraîcheur, le charme et l’élégance qui viennent immédiatement à l’esprit lorsque l’on déguste ce vin. À un nez très fin, floral et fruité succède une bouche tout en douceur, caressante, dont seule la finale, qui se resserre, rappelle à quel point ce vin est concentré et promis à un bel avenir.

À boire sans se presser. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver très doux et pluvieux, sans aucune période de froid notable, le printemps a été "normal": un mois de mai plutôt frais et de juin assez chaud, de telle sorte que la floraison s'est déroulée aux dates habituelles et dans des conditions très favorables; elle a donc été rapide et homogène, contrairement à l'année dernière.

Le mois de juillet n'a pas apporté de grande surprise; en revanche, le mois d'août a été particulièrement frais, sans doute l'un des plus froids que nous ayons connus récemment. Ces températures basses ont dû gêner le bon déroulement de la véraison, qui a beaucoup traîné en longueur. Heureusement il n'a pas beaucoup plu, mais à aucun moment, en juillet comme en août, une véritable sécheresse ne s'est installée. Comme il arrive si souvent à Bordeaux, tout restait possible à la fin du mois d’août, aussi bien la perspective d’un très bon millésime que celle d'une année médiocre... Le temps vraiment estival de septembre a apporté la réponse que nous espérions: la chaleur et la sécheresse ont permis aux raisins de parfaitement mûrir et aux vendanges de se dérouler dans des conditions optimales. Tout le contraire de ce qui s'était passé en 2013... Les vendanges de blanc se sont déroulées du 15 au 19 septembre, celles de rouge du 29 septembre au 10 octobre.

Margaux du Château Margaux

2013

S’il est relativement aisé, sur un grand terroir et dans un grand millésime, de produire un excellent troisième vin, c’est un exercice plus délicat dans certains millésimes où toutes les parcelles n’arrivent pas à parfaite maturité.

Comment faire alors, sur un millésime comme 2013, sans renier notre souci d’excellence ? En effet, certaines parcelles tardives de cabernet ou de merlot, touchées par le millerandage, n’ont pas toujours satisfait nos attentes.

C’est avec cet objectif en tête que nous avons réalisé les assemblages du millésime. Nous avons décidé d’écarter de très beaux lots du Pavillon Rouge qui sont venus « soutenir » le Margaux du Château Margaux tandis que nous avons déclassé en quatrième sélection près d’un quart de la production. Nous qui pensions que le Margaux du Château Margaux serait assemblé à partir des lots déclassés, il est en fait exclusivement composé de vins qui rentraient auparavant dans l’assemblage du Pavillon Rouge, laissant inchangée la quantité vendue en vrac.

Le Margaux du Château Margaux 2013 bénéficie donc de l’extrême sélection réalisée sur le Pavillon Rouge (qui ne représente que 21% de la récolte), et de l’éviction des parcelles les moins réussies (toutes passées dans la quatrième sélection vendue en vrac).

Le merlot ne représente que 12% de l’assemblage, laissant la part belle au cabernet sauvignon, succès principal du millésime (88% de l’ensemble).

Il est à l’image des meilleurs vins du millésime : frais, parfumé, d’une grande douceur en bouche, sans aucune aspérité ni agressivité. C’est un vin tout en charme, appelant à des mets délicats et qui, sans avoir la capacité de garde des autres millésimes, saura néanmoins donner un plaisir immédiat aux amateurs qui le dégusteront. Il est parfait à boire aujourd'hui. (Octobre 2025)

Climat

Les températures particulièrement fraîches de la fin de l’hiver et du printemps ont retardé le débourrement puis la floraison d’une bonne dizaine de jours par rapport à la moyenne. Et comme il a également beaucoup plu pendant toute cette période, la floraison a été lente et la nouaison difficile, ce qui a entraîné un millerandage généralisé et une coulure importante dans les merlots. Ce dernier phénomène s’est avéré plus modéré pour les cabernets. D’emblée, nous savions que le millésime 2013 ne serait pas abondant…

Heureusement, la sècheresse estivale a permis aux raisins de combler une partie du retard : nous n’avons pas retrouvé à la véraison la même hétérogénéité qu’à la floraison. Il est également probable que leur faible quantité ait accentué ce phénomène de rattrapage. Au début du mois de septembre, l’espoir grandissait d’une récolte certes faible, mais qui semblait mûrir dans d’excellentes conditions.

Septembre a été paradoxal, relativement sec et très humide à la fois. De petites pluies fréquentes ont en effet maintenu une humidité ambiante élevée sans entraîner de cumul important de précipitations. Rien n’était donc joué jusqu’à la fin du mois lorsqu’un développement soudain de botrytis a précipité le début des vendanges ; il n’aura finalement manqué aux raisins qu’une petite semaine de maturation, suffisamment pour gâcher les espoirs d’un grand millésime, pas assez pour lui ôter toutes ses promesses.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 19 au 27 septembre, et celles de rouge du 30 septembre au 11 octobre.

Margaux du Château Margaux

2012

Le Margaux du Château Margaux 2012 est un vin très dense qui s’épanouit après quelques instants en révélant des arômes complexes de fruits noirs, d’épices et de fleurs. A ce nez très pur succède une bouche fraîche, suave tout en équilibre et finesse. Les tannins sont présents, serrés, mais se laissent oublier tant leur soyeux est remarquable, même sur un vin si jeune. Sans avoir la profondeur et la complexité du Pavillon Rouge, ce vin n’en reflète pas moins notre terroir qui sait si bien produire des vins alliant douceur et puissance, fraîcheur et maturité ; des vins délicieux à boire jeunes mais dont la capacité de garde atteint plusieurs décennies. On peut donc le boire... sans aucune urgence. (Octobre 2025)

Climat

2012 marque le retour à un grand classicisme climatique: à un hiver froid, surtout au mois de février, a succédé un printemps très humide, puis un été très sec avant le retour d'un temps pluvieux à partir du 20 septembre.

Les pluies abondantes jusqu'au 15 juillet ont bien entendu créé des conditions très favorables au développement du mildiou. C'est pourtant cette année que nous avons intensifié, avec le plus grand succès, notre programme de lutte biologique: non seulement plus aucun insecticide n'est utilisé sur la propriété depuis 10 ans, mais en 2012, un seul traitement chimique - contre 7 ou 8 en général - a été appliqué sur les parcelles de grand vin. Nous y sommes presque...

À partir du 15 juillet s'est établi un temps très sec, modérément chaud, mais ponctué de quelques journées de grande chaleur. De telles conditions sont typiques des grands millésimes classiques de Bordeaux; elles permettent à la fois la maturation et la concentration des raisins. Seuls les moins bons terroirs et les jeunes vignes ont souffert du passage soudain d'un printemps très humide à un été très sec.

Le temps a de nouveau changé dès le premier jour de l'automne: les pluies modérées qui sont tombées régulièrement à partir du 20 septembre sont arrivées trop tard pour perturber sérieusement la maturité et l'état sanitaire des raisins, mais elles ont probablement empêché, à quelques jours près, que 2012 soit le grand millésime qu'il aurait dû être.

Les vendanges de blanc se sont déroulées du 10 au 14 septembre, et celles de rouge du 25 septembre au 16 octobre, juste avant que les conditions ne se dégradent vraiment...

Margaux du Château Margaux

2011

Grâce aux excellentes conditions climatiques du millésime, la grande majorité de nos parcelles a pu atteindre une parfaite maturité, permettant ainsi l'élaboration d'un excellent Grand Vin et Pavillon Rouge, mais également d'un très bon Margaux du Château Margaux.

Ce résultat est le fruit d'une sélection rigoureuse. En effet, tous les lots issus des plus jeunes vignes ayant réellement souffert de la sécheresse estivale ont été déclassés dans une quatrième sélection vendue en vrac.

D'une concentration remarquable, bénéfice de cette sécheresse prolongée, ce vin a eu besoin de temps pour que l'imposante structure tannique puisse se fondre et s'adoucir.

D'une belle couleur rubis, ce vin au boisé bien intégré présente un joli nez floral et fruité. Constitué quasiment à parts égales de cabernet sauvignon (55%) et de merlot (45%), il est dense, puissant et persistant mais toujours équilibré grâce à sa remarquable fraîcheur. Il est délicieux aujourd'hui même s'il continuera à se bonifer dans ces prochaines années. (Octobre 2025)

Climat

L'année viticole a commencé sous un climat quasi estival avec les mois d'avril et de mai beaucoup plus chauds et secs que la normale. Le démarrage et la croissance de la vigne ont donc été très rapides, et la floraison particulièrement précoce. Par la suite, les mois de juin, de juillet et d’août ont été plutôt frais, mais pas assez humides, surtout à Margaux, pour vraiment modifier l'état de sécheresse du vignoble, caractéristique du millésime. Les 26 et 27 juin s'est produit un épisode caniculaire d'une ampleur jamais vue: de nombreuses grappes prêtes à vérer, compte tenu de la précocité du millésime, ont subi un échaudage entraînant des dégâts parfois importants, notamment dans les parcelles de cabernet sauvignon peu vigoureuses. L'état de stress hydrique du vignoble après trois mois de sécheresse a probablement amplifié ce phénomène dont les conséquences restent, en général, minimes. Les vendanges, qui ont commencé dès le 25 août pour les blancs, et le 5 septembre pour les rouges, ont bénéficié d'un temps en général chaud et sec, ce qui a permis d'effectuer sans hâte les différentes opérations de tri rendues nécessaires par les problèmes d'échaudage. Notre seule déception est la quantité: avec un rendement de 29hl/ha, le millésime 2011 est la plus petite récolte depuis vingt ans!

Margaux du Château Margaux

2010

Étonnant 2010 ! Nous pensions avoir atteint un sommet en 2009, le voici égalé en 2010. Le Margaux du Château Margaux a, de plus, bénéficié d’une sélection qu’il n’avait pas connue en 2009 : les moins bons lots ont été rassemblés dans un quatrième vin vendu en vrac.

Ce Margaux du Château Margaux est le fidèle reflet de l’extraordinaire qualité du millésime 2010 : un nez complexe et profond, très pur, particulièrement subtil ; la présence en bouche est dense, riche, serrée, très longue et fine. La finale est à la fois douce, fraîche et très aromatique. Ce vin est déjà agréable à boire mais loin d’avoir atteint son apogée. (Octobre 2025)

Climat

L'hiver plutôt froid et sec a entraîné un débourrement assez tardif, puis les conditions irrégulières du printemps ont conduit à une floraison souvent hétérogène, avec parfois un peu de coulure dans les vieux merlots. Comme toujours, les grands terroirs ont donné l'impression d'imposer leur propre rythme, et de se jouer des aléas climatiques: la floraison y a été rapide, homogène, et parfaitement réussie... Mais il est vrai que les cabernets sauvignons, dont ce sont les terres de prédilection, sont naturellement peu sensibles à la coulure.

A partir de la fin du mois de juin jusqu'à la fin des vendanges, nous avons connu à nouveau le type de sécheresse dont seuls les très grands millésimes de Bordeaux ont le secret: pas assez d'eau pour provoquer un excès de croissance de la vigne, mais juste ce qu'il faut pour favoriser la maturation et stimuler la concentration des raisins. Il nous semblait peu à peu que se répétaient à l'identique les conditions de 2009, ou 2005 ...

Mais les millésimes ne se ressemblent jamais tout à fait. L'été 2010 a été aussi sec, mais plus frais que 2009: pas de températures caniculaires, et des nuits toujours fraîches. Cette fraîcheur relative a tempéré les conséquences de la sécheresse, et probablement permis à quelques jeunes vignes de grands terroirs d'atteindre un nouveau seuil de qualité. Elle a également favorisé l'expression aromatique de tous les cépages, en particulier celle du sauvignon blanc et des cabernets. Elle leur a aussi permis de conserver un très beau niveau d'acidité, idéal pour contrebalancer les degrés alcooliques élevés. (Début des vendanges le 22 septembre)

Margaux du Château Margaux

2009

Né dans un très grand millésime, le Margaux du Château Margaux 2009 en possède les attributs : une couleur sombre et profonde, un nez riche, voluptueux, déjà complexe où se mêlent des notes florales, épicées, et de cacao. L’impression en bouche répond bien à l’intensité des arômes : elle est savoureuse, riche et impressionnante, structurée par des tannins bien fondus. La finale est douce, chaleureuse et fraîche à la fois. Ce vin très puissant et concentré est en fait assez remarquablement ouvert et facile à boire, ce qui tient probablement aussi bien de la personnalité du millésime qu’à celle du terroir de Château Margaux. (Octobre 2025)

Climat

Après un hiver froid et sec, le mois d'avril a été froid et pluvieux, de sorte que le débourrement a été relativement tardif, et la croissance des bourgeons plutôt lente. Mais à partir du 1er mai les températures se sont nettement élevées et stabilisées au-dessus de la moyenne, sans pour autant devenir excessives. La floraison a donc été rapide et complète, promesse d'une maturité très homogène. Dans le même temps commençait à s'installer une sècheresse dont nous ne soupçonnions alors ni l'ampleur, ni la durée. Très peu de millésimes – à part 2005 – ont en fait connu un tel phénomène : depuis le 10 juillet, il n'a pratiquement pas plu jusqu'à la fin des vendanges, le 14 octobre ! De telles conditions sont particulièrement favorables aux plus grands terroirs, qui sont capables d'assurer une alimentation en eau régulière de la vigne, ainsi qu'au cabernet sauvignon, moins sensible à la sècheresse que le merlot. En revanche les vignes, dans certains sols légers moins bien pourvus en argile, ont parfois eu du mal à amener leurs raisins à parfaite maturité. Si la sécheresse estivale s'est accompagnée de températures parfois très elevées dans la journée, les nuits sont restées fraîches. Cette amplitude diurne importante a favorisé l'accumulation des tanins et des anthocyanes dans les pellicules des raisins rouges, et préservé la fraicheur des arômes, en particulier ceux des sauvignons blancs. Tous les éléments se mettaient progressivement en place pour faire de 2009 un très grand millésime. (Début des vendanges le 24 septembre)

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